STAN­LEY GOZLAN

31 ans, cour­tier en bourse

Be - - REAL PEOPLE -

Que col­lec­tion­nez-vous ? Les bas­kets. J’ai plus de six cents paires de Nike, Pu­ma, Adi­das, Ree­bok.

Quel a été le dé­clic ? J’avais 10 ans, et en al­lant m’ins­crire dans un club de bas­ket-ball, mon père m’a of­fert les Nike Air Jor­dan 6, les Var­si­ty Red. En ou­vrant la boîte, j’ai com­pris qu’une his­toire dé­bu­tait. Celle d’un ob­sé­dé des snea­kers. Où sont-elles ex­po­sées ? Par­tout ! Sous mon lit, dans mes pla­cards, dans ma cave et chez mes pa­rents. J’in­ves­tis le moindre cen­ti­mètre car­ré va­cant.

Quelle est la pièce dont vous êtes le plus fier ? Des Nike ache­tées en 1998 dans un mu­sée éphé­mère de la snea­ker. Ce mo­dèle en nu­buck bleu ma­rine est l’un des pre­miers fa­bri­qués aux États-Unis entre 1973 et 1978. Au­jourd’hui, c’est un col­lec­tor in­es­ti­mable. Votre col­lec­tion vous res­semble-telle ? Pas vrai­ment, j’adore les bas­kets im­po­santes et co­lo­rées, alors que je ne suis pas très mas­sif et sou­vent en cos­tume sobre. Mais elles m’ins­pirent, je tiens un blog sur le su­jet et je vais lan­cer Y.E.P (Young Ele­gant People), une marque de chaus­sures pour en­fants. Comment dé­ni­chez-vous vos pièces ? In­ter­net a ou­vert d’énormes pos­si­bi­li­tés. Mais je me rends éga­le­ment au “Snea­ker­ci­ty”, à Pa­ris, un mar­ché pour col­lec­tion­neurs. L’an der­nier, j’y ai dé­ni­ché une paire de Nike Pe­ga­sus 89 sor­tie pour les 20 ans de la chute du mur de Ber­lin. Un mo­dèle ico­nique. Votre bud­get ? Je peux al­ler jus­qu’à 2 000 eu­ros. Comment votre en­tou­rage per­çoit-il cette pas­sion ? Ma femme et mes pa­rents ai­me­raient que je me sépare de quelques mo­dèles, et ma concierge ne veut plus mon­ter mes co­lis. J’ai dû me ré­soudre à en vendre, le plus grand mal­heur du col­lec­tion­neur... snea­ker­sof­the­day.over­blog.com

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