ET POUR­QUOI PAS ?

Be - - ÉDITO - Au­ré­lie Lambillon Rédactrice en chef beau­té, san­té, forme

Chan­ge­ment : fait de mo­di­fier quelque chose, pas­ser d’un état à un autre. TT­rans­for­ma­tion pro­fonde. Une dé­fi­ni­tion qui sonne tou­jours just­juste dé­but avril, pé­riode de mue du prin­temps quii an­nonce l’ar­ri­vée des shorts et des san­dales. Donc des ki­los à perdre. De la co­lo­ra­tion à re­boos­ter. Du make-up à ajus­ter à la lu­mière d’été. Un branle-bas de com­bat fré­né­tique pour ré­veiller le meilleur de soi. Ce fa­meux “vous en mieux” que les mar­ke­teurs adorent nous faire an­nuel­le­ment mi­roi­ter. Outre-At­lan­tique, où le coa­ching (de vie, de style, de forme) se consomme en toute sai­son, la phrase choc s’avale tel un jus vert. “Image is eve­ry­thing”, mar­tèle d’ailleurs un mé­dia amé­ri­cain pour expliquer les mé­ta­mor­phoses ca­pil­laires des nou­velles stars des po­diums, Sa­sha Luss, Ju­lia­na Schu­rig, Mon­ta­na Cox et la der­nière en date, Natalie West­ling, sen­sa­tion rousse des shows de l’hi­ver. Culti­ver la dif­fé­rence en un ma­keo­ver chro­ma­tique, ça paie dans le man­ne­qui­nat. Se ré­in­ven­ter des pieds à la tête, ça ouvre même le sé­same des cimes de la fa­shion quand on s’appelle Kim Kar­da­shian : la star de té­lé-réa­li­té, et reine du re­loo­king, fait ce mois la cou­ver­ture du “Vogue” amé­ri­cain. Un adou­be­ment vé­cu comme un coup de poi­gnard dans le man­teau Cé­line par l’in­tel­li­gent­sia du style, mais un choix que le ma­ga­zine dé­fend par l’in­fluence de la fu­ture ma­dame West sur la culture ac­tuelle. Mo­rale de l’his­toire : pour nous, filles lamb­da, pe­tits chan­ge­ments (se dé­les­ter des ki­los hi­ver­naux) ou grandes trans­for­ma­tions (pas­ser au blond scan­di­nave) ne vont peut-être pas concré­ti­ser “un rêve de­ve­nu réa­li­té” (@kim­kar­da­shian). Mais si on se sent vrai­ment bien dans sa peau après, alors, pour­quoi pas ?

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