Le coeur­rier de Fio­na Sch­midt

VOUS AVEZ DES QUES­TIONS SUR L’AMOUR AVEC UN GRAND A (OU UN PE­TIT Q) ? FIO­NA SCH­MIDT A LES RÉ­PONSES.

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Chère Fio­na, Voi­ci mon pro­blème : je n’aime pas me mas­tur­ber. Je m’en veux beau­coup, d’au­tant que je n’ai au­cune ex­cuse pour ne pas plan­quer un ar­se­nal de sex-toys sous mon oreiller : mes pa­rents ne sont pas in­té­gristes, j’aime faire l’amour, mais je ne par­viens pas à m’ex­ci­ter en so­lo. Que faire ? Je suis pé­tri­fiée à l’idée qu’un amant me de­mande de me ca­res­ser de­vant lui, comme ce­la m’est dé­jà ar­ri­vé – “D’ac­cord, où ?”, avais-je ré­tor­qué. J’ai be­soin d’un con­seil ra­pi­de­ment, car j’ai un Mon­sieur ga­ré en double file dans mes draps, et j’ai peur de prendre un PV (pé­ché vé­niel). Bien à vous. —Cons­tance Chère Cons­tance, Dans ce cas, la bonne ré­ponse est : “J’ai en­vie que ce soit toi qui me ca­resses.” S’il in­siste, la bonne ré­ponse est de par­tir, sur­tout pas de res­ter par peur de pas­ser pour une rin­garde du cul. “Que faire ?”, me de­man­dez­vous ? Mais rien, voyons ! Vous ne sem­blez pas avoir de pro­blème avec votre sexe, c’est juste que vous et lui ne vous fré­quen­tez qu’en pu­blic. Moins de ques­tions, plus de plai­sir, c’est le se­cret d’un ki­ki heu­reux. Bonne soirée (clin d’oeil gri­vois). —Fio­na

Chère Fio­na,

Je vous écris car je crois que mon cer­veau a été mon­té à l’en­vers ou qu’il lui manque des pièces. Comme vous avez vous-même une pense pas que ce soit votre cas (ne le pre­nez pas mal). Je crois que vous avez sur­tout peur de vous en­ga­ger, et que ces in­fi­dé­li­tés sont un ma­jeur bran­di au spectre des pan­toufles à quatre places que vous as­so­ciez à l’idée du couple. Je me trompe ? Naaaaaaaaah, ça ne m’arrive qu’une fois, les an­nées bis­sex­tiles. Cette ma­nie vous pas­se­ra lorsque vous vous sen­ti­rez prête à re­non­cer à l’ex­ci­ta­tion des dé­buts d’une re­la­tion, pour construire une his­toire pé­renne. J’ar­rête, je com­mence à par­ler comme Cé­line Dion. —Fio­na

Chère Fio­na,

arai­gnée au pla­fond (ne le pre­nez pas mal) mais que ce­la ne vous em­pêche pas de te­nir cette fas­ci­nante ru­brique, je me dis que vous pour­riez sû­re­ment m’ai­der. Alors voi­là, je ne peux pas m’em­pê­cher de trom­per l’homme que j’aime. Dès que la re­la­tion de­vient sé­rieuse et que je sens mon mec amou­reux, mon Tin­dr in­terne com­mence à bi­per du Wa­gner, et je faute avec le pre­mier type jouable que je ren­contre. Et je conti­nue de pa­pillon­ner – et de culpa­bi­li­ser – jus­qu’à ce que mon of­fi­ciel me quitte. Je suis alors déses­pé­rée, et me jure de ne plus ja­mais re­com­men­cer... jus­qu’à la pro­chaine fois. Or j’ai ren­con­tré un homme avec le­quel j’ai en­vie de construire une his­toire sé­rieuse, mais j’ai peur de re­tom­ber dans le même schéma. Qu’en pen­sez-vous ? Bi­sous. —Églan­tine Chère Églan­tine, J’en connais, des gens qui ont un pe­tit vé­lo dans la tête, j’en connais même qui ont un Tour de France entre les deux oreilles, mais je ne J’ai ren­con­tré un homme avec le­quel j’adore faire l’amour, sauf que je suis in­ca­pable de prendre son sexe dans ma bouche. Pas que la fel­la­tion soit contraire à ma re­li­gion, elle est ré­glée au ther­mo­stat mi­ni­mum, mais parce son sexe n’est pas très ap­pé­tis­sant. Or, j’ai le sen­ti­ment qu’après le plai­sir de m’of­frir, il se­rait bien dans la joie de re­ce­voir. Que fe­riez-vous à ma place ? —Lou-Ann Chère Lou-Ann, Ima­gi­nez que son pé­nis est une glace au cho­co­lat, ou peut-être qu’en col­lant des­sus la pho­to d’un Cor­net­to... Mais sans doute de­vriez-vous goû­ter : moi, j’ai long­temps cru que je n’ai­mais pas les en­dives, juste parce que ça a l’as­pect d’un cer­veau de foot­bal­leur. Alors qu’en fait, avec des noix et des dés de jam­bon, c’est dé­li­cieux ! Mé­di­tez là-des­sus. —Fio­na

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