PRE­MIERS DE LA CLASSE

Plus ef­fi­caces, plus safe, plus sen­so­riels, les ac­tifs de ré­fé­rence re­viennent sur le de­vant de la scène cos­mé­tique. Ou­bliez vos pré­ju­gés et lais­sez-vous ten­ter par ces su­per­hé­ros de la peau.

Be - - SPÉCIAL BEAUTÉ - — JOY PIN­TO

RÉ­TI­NOL, LE KILLER DE RIDES

Dé­ri­vé de la vi­ta­mine A, Carte d’iden­ti­té le ré­ti­nol fait ra­jeu­nir les femmes de­puis le mi­lieu des an­nées 70. D’ailleurs, on pour­rait rem­plir une bi­blio­thèque avec les études qui ont dé­mon­tré son ef­fi­ca­ci­té. Il sait tout faire. En li­mi­tant la Sa cible dif­fé­ren­cia­tion cel­lu­laire, il main­tient l’épais­seur de l’épi­derme et gomme les ri­dules. Le ré­ti­nol est aus­si an­ti­oxy­dant, et il booste la syn­thèse du col­la­gène qui donne son re­bon­di à la peau. Sans oublier qu’il af­fine le grain très ra­pi­de­ment. “Avec le ré­ti­nol, on voit les pre­miers ef­fets sur la peau au bout de trois se­maines. Il est en­core plus ef­fi­cace que les très chics pep­tides”, s’en­thou­siasme Co­lette Hay­don, der­ma­to­cos­mé­to­lo­giste chez Ren.

Il y a en deux. D’abord, que le ré­ti­nol L’idée re­çue s’oxyde avant même d’agir. “Avec les pro­grès de l’en­cap­su­la­tion et de la vec­to­ri­sa­tion, on peut dé­sor­mais le glis­ser dans une coque pour le pro­té­ger de son en­vi­ron­ne­ment et amé­lio­rer son ef­fi­ca­ci­té. Ain­si, il est même en­core plus doué car il li­bère ses ac­tifs en conti­nu, se ré­jouit Jean-Claude Le Jo­liff, fon­da­teur de l’as­so­cia­tion La Cos­mé­to­thèque. Ce­la per­met éga­le­ment de contour­ner le deuxième pro­blème, ce­lui de la to­lé­rance. “In­con­fort, rou­geurs, ti­raille­ments et dé­man­geai­sons fai­saient souf­frir les peaux sen­sibles au­pa­ra­vant, confirme Au­ré­lie Tri­pet, char­gée de com­mu­ni­ca­tion scien­ti­fique chez Vi­chy. Dé­sor­mais, on contre­ba­lance l’agres­si­vi­té du ré­ti­nol avec des ac­tifs co­cons comme l’eau ther­male, l’huile de so­ja et l’acide hya­lu­ro­nique.” Et ça va dé­jà mieux... Ver­dict En pré­ven­tion comme en trai­te­ment an­ti-âge, c’est le meilleur. À adop­ter d’ur­gence pas­sé 40 ans, à rai­son d’une ap­pli­ca­tion par jour, voire tous les deux jours pour ha­bi­tuer une peau ex­tra fra­gile. L’autre op­tion ? Choi­sir une mo­lé­cule sem­blable au ré­ti­nol pour ame­ner la peau à ré­agir comme si elle était sous son in­fluence.

L’or­don­nance “Be” Du ré­ti­nol à dose maxi et du LR2412 re­pul­pant et lis­sant dans une for­mule peau sen­sible friend­ly. Lif­tac­tiv Advanced Filler, Vi­chy, 34,30 € (1). Un ré­ti­nal­dé­hyde bien to­lé­ré, aux ré­sul­tats mul­ti­pliés par trois grâce à l’OGG, un li­po­pep­tide boos­ter. Émul­sion An­ti­rides Ys­théAl, Avène, 27 € (2). C’est l’al­fal­fa qui imite le ré­ti­nol dans ce soin na­tu­rel à 99 %. Sé­rum Lift An­ti­rides, Opale sur mon­cor­ner­bio.com, 99,33 € (3).

VI­TA­MINE C, LE FLASH ÉCLAT

Carte d’iden­ti­té C’est l’an­ti-ra­di­caux libres de ré­fé­rence. Elle est éga­le­ment ca­pable de mi­ni­mi­ser les ré­ac­tions liées à l’oxy­da­tion de la peau.

Sa cible L’éclat ! “Un teint terne, c’est avant tout un teint oxy­dé, pré­cise Co­lette Hay­don. Im­mé­dia­te­ment, la vi­ta­mine C neu­tra­lise le voile gris de la sur­face de la peau et ré­vèle sa vraie cou­leur. À moyen terme, elle ré­gule aus­si la pro­duc­tion de mé­la­nine. Sans éclair­cir la peau, elle pré­vient la for­ma­tion des taches.” Cô­té rides, le bé­né­fice est aus­si maxi­mal grâce à son pou­voir an­ti­oxy­dant, do­peur de col­la­gène et co­fac­teur de la bonne or­ga­ni­sa­tion de ses fibres au sein du derme.

L’idée re­çue C’est une mo­lé­cule im­pos­sible à for­mu­ler. Au contact de l’eau, elle est im­mé­dia­te­ment dé­truite. La cible Or l’eau re­pré­sente quelque 70 % des crèmes. Pen­dant long­temps, les for­mules à la vi­ta­mine C pure sous forme de poudre étaient les plus ef­fi­caces, mais on dé­couvre de nou­veaux es­ters qui per­mettent de la mettre en pot sans en perdre une miette – bon point pour les marques qui vont cher­cher la vi­ta­mine C au coeur des plantes avec de la chi­mie verte. C’est le cas de Ren, qui relance sa gamme à base d’orange, et pré­voit pour la ren­trée une bombe pro-éclat agis­sant en une mi­nute. Stay tu­ned !

Ver­dict In­dis­pen­sable en cure aux sai­sons ternes, sur­tout à la fin de l’été pour contre­ba­lan­cer un trop­plein de rayons, la vi­ta­mine C est une al­liée de choix au quo­ti­dien en pré­ven­tion du vieillis­se­ment dès 25 ans. L’or­don­nance “Be” La puis­sance des an­ti­oxy­dants pro­tec­teurs et de l’acide hya­lu­ro­nique pour plum­per. Sé­rum Dé­fense An­ti-Rides Po­ly­phe­nol C15, Caudalie, 33,40 € (4). Une vi­ta­mine C bien en­tou­rée (LHA, Vi­ta­mine B3 et B5) et un ef­fet blur. Le Soin Mi­racle, Garnier, 11,90 € (5). Les an­ti­oxy­dants veillent, la peau se ré­pare... V-Cense Crème de Nuit Re­vi­ta­li­sante, Ren chez No­ci­bé, 44 € (6).

AHA & BHA, LE DUO EX­TRA LIS­SANT

Carte d’iden­ti­té Ces acides de fruits, noix, sucre, lait... sont les meilleurs pour re­lan­cer le re­nou­vel­le­ment cel­lu­laire et po­lir la sur­face de la peau. For­cé­ment, la lu­mière fuse !

Le grain de peau. En élec­tri­sant le re­nou­vel­le­ment cel­lu­laire, ils fa­vo­risent l’ap­pa­ri­tion d’une peau plus belle. “C’est ce qui se passe dans le ca­bi­net du der­ma­to­logue, à très haute concen­tra­tion, qui a in­ci­té les marques à pro­po­ser des pro­duits plus fai­ble­ment do­sés, mais suf­fi­sam­ment pour faire sau­ter les bou­chons de ké­ra­tine qui en­travent les pores”, pré­cise Jean-Claude Le Jo­liff. Les acides sont aus­si très doués pour as­sou­plir la peau. Ma­lin, car les sen­sa­tions d’in­con­fort sont souvent liées à une couche cor­née trop ri­gide. En­fin, cha­cun pos­sède son plus : l’acide gly­co­lique booste la pro­duc­tion de fibres de sou­tien, le lac­tique re­tient l’eau et re­pulpe la peau, et le sa­li­cy­lique net­toie les pe­tites ci­ca­trices d’ac­né.

L’idée re­çue Ça coince cô­té to­lé­rance. Au­tre­fois, il n’était pas rare de de­voir pe­ler avant de voir la belle peau se poin­ter. Dé­sor­mais, on les com­bine à faible concen­tra­tion, on les as­so­cie à des acides ami­nés, et on sur­veille leur pH pour aug­men­ter la to­lé­rance. “Ces tech­niques marchent mais font bais­ser le ni­veau d’ef­fi­ca­ci­té, nuance Jean-Claude Le Jo­liff. Les pi­co­te­ments sont une ré­ac­tion na­tu­relle dont il ne faut pas s’in­quié­ter.” Douillette ? Ouf ! les la­bos bossent sur des for­mules à base de fer­ments ou de pro­bio­tiques.

Ver­dict Moins ir­ri­tants qu’un gom­mage mé­ca­nique, les AHA laissent la peau ni­ckel en lui don­nant des ré­flexes an­ti-âge. On adore sous toutes les formes : masques, lo­tions et crème (à por­ter la nuit pour ne pas ex­hi­ber cette peau fraîche aux UV). “Ils sont fon­da­men­taux pour net­toyer la peau, as­sure Co­lette Hay­don. Un masque par se­maine cou­plé à un masque à l’ar­gile la laisse bien en­tre­te­nue.” L’or­don­nance “Be” Un mix d’acide hya­lu­ro­nique lis­sant, de miel adou­cis­sant et de vi­ta­mine C éblouis­sante pour une peau comme neuve. Li­quid Gold Mask, Al­pha H sur oh­my­cream.com, 43 € (7). Une poudre nettoyante pour un coup d’éclat quo­ti­dien. Hy­dra Spark­ling Poudre Éclat Mi­nute, Givenchy, 40 € (8). Mé­ca­nique et bio­lo­gique, ce pee­ling lisse jus­qu’aux ri­dules. Pure Ri­tual Care-in-Peel, He­le­na Ru­bin­stein, 64 € (9).

ACIDE HYA­LU­RO­NIQUE, LE SU­PER-RE­PUL­PANT

Carte d’iden­ti­té Uti­li­sé pour la pre­mière fois il y a plus de trente ans, il re­vient à la mode dans les an­nées 2000 grâce aux in­jec­tions. Au même mo­ment, les cher­cheurs mettent au point une mo­lé­cule par bio­fer­men­ta­tion alors qu’il fal­lait au­tre­fois al­ler la dé­bus­quer dans la crête de coq.

Sa cible Le pul­peux de la peau. D’abord via l’hy­dra­ta­tion, car cette maxi-éponge fixe jus­qu’à mille fois son poids en eau. En fait, une fois au contact de la peau, l’acide hya­lu­ro­nique s’étend comme un film ex­tra souple qui re­gonfle les tis­sus illi­co. Dé­cou­pé en pe­tits mor­ceaux, il s’im­misce dans des couches plus pro­fondes et en­clenche sa propre pro­duc­tion par la peau. Et de­main ? “On uti­li­se­ra même des dé­ri­vés d’acide hya­lu­ro­nique pour que la peau fa­brique el­le­même des an­ti­bio­tiques. Le prin­cipe étant de re­vi­si­ter l’éco­sys­tème cu­ta­né”, conclut Jean-Claude Le Jo­liff.

L’idée re­çue On en parle peu mais les plus pe­tites mo­lé­cules d’acide hya­lu­ro­nique pé­nètrent très pro­fon­dé­ment et sont sus­cep­tibles de cau­ser des ir­ri­ta­tions. En­fin ça, c’était avant. “Avec les nou­velles qua­li­tés d’acide hya­lu­ro­nique, on peut mé­lan­ger des ex­traits de dif­fé­rentes tailles pour ob­te­nir les mêmes ef­fets sans le moindre risque”, af­firme Co­lette Hay­don.

Ver­dict Oc­ca­sion­nel­le­ment, on l’adore en masque pour im­pré­gner lit­té­ra­le­ment les tis­sus cu­ta­nés. Mais au quo­ti­dien, on le pré­fère as­so­cié à un ac­tif avec le­quel il a des af­fi­ni­tés (presque tous), à ci­bler se­lon les be­soins de sa peau. L’or­don­nance “Be” Ca­viar boos­ter d’éner­gie, acide hya­lu­ro­nique do­peur de ma­tière, et ex­trait de truffe mé­dia­teur de cel­lules, et la peau fonc­tionne à plein volume. Le Sé­rum An­ti-âge, Ka­viaa­ri, 145 € (10). Avec ce concen­tré, adieu les stries qui ter­nissent le sou­rire. Soin Re­pul­pant Lèvres Haute Per­for­mance, Dia­der­mine, 8,90 € (11). LR2412 haute ré­gé­né­ra­tion + acide hya­lu­ro­nique = peau re­tis­sée. Vi­sion­naire Crème Mul­ti-Cor­rec­trice Fon­da­men­tale, Lancôme, 79 € (12).

RE­SVÉ­RA­TROL, LE BOU­CLIER IN­VIN­CIBLE

Carte d’iden­ti­té Ano­nyme par­mi les po­ly­phé­nols, le re­své­ra­trol connut son heure de gloire quand il fut iden­ti­fié comme sti­mu­lant les pro­téines de jeu­nesse de la peau. Au­jourd’hui, on sait qu’il fait plus en­core !

Sa cible Le vieillis­se­ment de la peau en gé­né­ral. “Non content de com­battre le stress oxy­da­tif, le re­své­ra­trol booste la pro­duc­tion de glu­ta­thion, le plus puis­sant des an­ti­oxy­dants in­ternes à la peau”, ré­vèle Ju­lien De­maude, bio­lo­giste spé­cia­liste des an­ti­oxy­dants chez L’Oréal. Il sait aus­si pro­té­ger les fibres des “ases” (les col­la­gé­nases par exemple), qui dé­truisent peu à peu son re­bon­di. Cô­té trai­te­ment, le re­své­ra­trol s’est dé­mar­qué avec l’af­faire des sir­tuines, ces pro­téines de jeu­nesse qu’il sait sti­mu­ler comme pour in­ver­ser le vieillis­se­ment. Pré­ve­nir, cor­ri­ger... Le re­své­ra­trol est aus­si ca­pable de net­toyer le sys­tème de re­cy­clage (le pro­téa­some) des dé­chets de la peau. Pas de dé­chets, moins d’oxy­da­tion, moins de vieillis­se­ment.

L’idée re­çue Aus­si­tôt ap­pli­qué, aus­si­tôt éva­po­ré, car il se dé­grade au so­leil. Oui, mais on peut agir la nuit ou le ré­fu­gier sous une large om­brelle fil­trante.

Ver­dict Il ap­par­tient à la classe des mo­lé­cules les plus re­cher­chées du mo­ment : celles qui dopent les mé­ca­nismes na­tu­rels de la peau sans s’y sub­sti­tuer. Une ap­proche plus na­tu­relle, im­pec­cable en pré­ven­tion dès 30 ans. On n’a pas fi­ni d’en­tendre par­ler de lui... L’or­don­nance “Be” Ex­tra pur, à glis­ser sous sa crème de nuit. Res­ve­ra­trol 170 mg, État Pur, 15,40 € (13). La plus haute concen­tra­tion pour la plus haute ef­fi­ca­ci­té. Res­ve­ra­trol B E, SkinCeuticals, 145 € (14). Un maxi­filtre pour pro­té­ger le tré­sor. Even Bet­ter Écran-Ville SPF 45, Cli­nique, 33 € (15).

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