“JE NE MENS JA­MAIS, C’EST BIEN ÇA LE PRO­BLÈME”

Be - - VIE STYLÉE - – V IOLAINE SCHÜTZ

MUL­TI­DISQUES DE PLA­TINE, DÉ­COU­VERTE PAR PHAR­RELL WILLIAMS,

KE­LIS SORT UN SIXIÈME ALBUM ÉCLEC­TIQUE ET RE­MUANT. ELLE ÉPICE LE TOUT D’UN SA­CRÉ FRANC-PAR­LER QUI FAIT DU BIEN.

À34 ans, Ke­lis Ro­gers a im­po­sé ses formes, son tem­pé­ra­ment de di­va in­tel­lo et son afro co­lo­rée dans le pay­sage pop en tra­vaillant avec les Nep­tunes, le Wu-Tang Clan, Björk, Will. I.am... et en en­chaî­nant les suc­cès in­ter­na­tio­naux (“Milk­shake”, “Trick Me”, “Caugh Out There” – son pam­phlet contre l’in­fi­dé­li­té mas­cu­line). La grande soeur de Ri­han­na qui chan­tait à 22 ans qu’elle jouis­sait en rê­vant d’un mec croi­sé dans la rue, a ou­vert la voix aux filles du R’n’B qui en ont. Der­nier coup de four­chette ? Mon album s’appelle “Food” et de nom­breux titres sont aus­si des plats : “Jerk Ribs”, “Break­fast”, “Fish Fry”... Pen­dant l’écri­ture de l’album, je re­trou­vais Dave Si­tek [du groupe Tv On the Ra­dio, ndlr], mon pro­duc­teur, à L.A., et entre les prises, je cui­si­nais. On était au­tant pas­sion­nés par la bouffe que par la mu­sique. En 2008, après avoir rom­pu avec mon la­bel, ça n’al­lait pas trop. Je suis tom­bée sur une pub pour une école de cui­sine à la té­lé, Le Cor­don Bleu, et je me suis ins­crite dès le len­de­main. J’ai sui­vi une for­ma­tion et je viens de lan­cer une marque de plats et de sauces. J’anime aus­si une émission cu­li­naire sur Coo­king Chan­nel, “Sau­cy And Sweet”.

Der­nier coup de fo­lie ?

Je n’ai pas ré­flé­chi en bou­clant mes ba­gages et j’ai ou­blié mes boots fé­tiches. Le genre de chaus­sures que tu peux mettre avec tout et qui te sauvent la vie.

Der­nier coup de bluff ?

Je ne mens ja­mais, je ne sais pas, j’ai tou­jours dit ce que je pen­sais, c’est bien ça le pro­blème [Rires].

Der­nier coup de pouce ?

Les conseils de ma mère. Elle ne me dit ja­mais rien sur ma mu­sique. Mais elle me donne des le­çons im­por­tantes sur la vie, l’amour, les re­la­tions...

Der­nier coup de gé­nie ?

Mu­si­ca­le­ment, je suis fière d’être là de­puis 1999 [date de la sor­tie de son album et gros car­ton “Ka­lei­do­scope”, ndlr] sans m’être trop com­pro­mise et en ayant fait ce que je vou­lais. Mais la chose que j’ai le mieux réus­sie, c’est mon fils de 4 ans [le père est le rap­peur culte Nas dont elle a di­vor­cé après un ma­riage tu­mul­tueux, ndlr].

Der­nier coup de blues ?

Hier soir, au té­lé­phone, avec mon fils – que j’amène par­tout en voyage de­puis sa nais­sance, mais là il est res­té avec ma mère –, il me manque. Il m’a dit : “Quand est-ce que tu ar­rêtes le travail ?” Les boules.

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