Dans la peau de... Jen­ni­fer Lopez

CE MOIS-CI, FABIEN CONSTANT VOUS LISTE LES ÉCUEILS À ÉVI­TER AFIN QUE VOTRE FES­TI­VAL DE CANNES SOIT FA­SHION HÉ­ROÏQUE.

Be - - SOMMAIRE -

UUne fois n’est pas cou­tume, cette ru­brique nne s’adresse pas à toi, chère lec­trice dde “Be” ac­cro à la ten­dance, mais bien à toi, aac­trice du monde en­tier dont le film a été ssé­lec­tion­né au Fes­ti­val de Cannes. Oui, toi qqui croyais avoir tout don­né pour faire la pper­for­mance de ta vie de­vant une ca­mé­ra, eet bien dé­trompe-toi, ta vraie per­for­mance, la plus dure, com­mence main­te­nant : trou­ver la ro­brobe qui te fe­ra en­trer à ja­mais dans l’his­toire du Fes­ti­val. Avant toute chose, il te faut une robe JA­MAIS por­tée, ce qui n’est pas ai­sé quand on sait que Ri­han­na a dé­jà été vue avec la moi­tié de ce qui a dé­fi­lé en mars der­nier, et une robe de sai­son, ce qui n’est pas évident non plus puisque les der­nières col­lec­tions qui ne sont pas en­core en ma­ga­sins (bon point) sont pour l’hi­ver pro­chain et re­gorgent de four­rures (mau­vais point). Alors parce qu’on est sym­pa, voi­ci nos pe­tits conseils pour ne pas foi­rer ton ta­pis can­nois et ac­ces­soi­re­ment ta car­rière, voire ta vie. Une bonne robe de red car­pet est celle qui va t’ai­der à te dé­mar­quer. Ça tombe bien, la sai­son pro­chaine est rem­plie d’im­pri­més. Alors au­tant y al­ler. On ne sau­rait que trop te conseiller la robe Givenchy avec son mo­dèle chry­sa­lide : elle te per­met d’en­voyer un mes­sage sub­li­mi­nal sur le papillon ca­ché en toi qui ne de­mande qu’à s’épa­nouir sur scène le soir du pal­ma­rès... Le mo­tif est aus­si une sorte de dé­cla­ra­tion d’ap­par­te­nance à une ca­té­go­rie de film et d’ac­trice, comme le to­tal look du der­nier dé­fi­lé Akris avec im­pri­mé phare bre­ton à Paim­pol et bi­nocles de vue, qui en­voie le si­gnal : ac­trice in­tel­li­gente, de gauche et sé­lec­tion­nable dans tous vos films à pe­tits bud­gets, mais avec un scé­na­rio pro­fond parce que l’art ci­né­ma­to­gra­phique, c’est pas que du bu­si­ness, merde. Une grande robe de sor­cière ma­gni­fique de chez Alexan­der McQueen, et l’on vous ac­cu­se­ra de vou­loir je­ter un sort sur le ju­ry. Une robe Char­les­tone sexy de Puc­ci et l’on vous soup­çon­ne­ra d’être plus in­té­res­sée par la soirée qui suit que par le film. Et puis, il y a le cas de l’ac­trice sous contrat comme Marion Co­tillard et la mai­son Dior, par exemple. On sou­haite à cette oc­ca­sion bon cou­rage à toute co­mé­dienne si­gnée chez Ar­ma­ni sa­chant que Cate Blan­chett a dé­jà por­té tout ce que la mai­son a pro­duit cette an­née pour son in­ter­mi­nable cam­pagne à os­cars. En cas de pluie, et il pleut tou­jours à Cannes, il te reste la col­lec­tion Miu Miu, mi-robes, mi-coupe-vent, ça peut ai­der. Mais pour être une fleur sur le ta­pis, le mieux est sans doute d’op­ter pour une vraie robe de prin­cesse Va­len­ti­no. Et qui sait, si tu es sym­pa, ils te lais­se­ront peut-être ve­nir avec la bombe ato­mique Louis Gar­rel, leur égé­rie homme, au bras. Et là, je te laisse parce que tu es dé­jà en train d’ap­pe­ler le ser­vice de presse. Bon Fes­ti­val.

Sor­cière chez McQueen, chry­sa­lide

chez Givenchy et Bre­tonne tê­tue chez Akris, la robe se­ra la vraie star

du Fes­ti­val.

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