Les vam­pires mordent en­core

LE FILM CULTE DE PO­LANS­KI EST ADAP­TÉ EN CO­MÉ­DIE MU­SI­CALE. L’OC­CA­SION DE FAIRE LE POINT SUR UN MYTHE AUX DENTS LONGUES.

Be - - SOMMAIRE - “Le Bal des vam­pires”, Théâtre Mogador, Pa­ris 9. À par­tir du 16 oc­tobre. Lo­ca­tion ou­verte. *mu­seed­vam­pi­re­set­mons­tres­de­li­ma­gi­naire.blog­spot.fr — VIO­LAINE SCHÜTZ

La sa­ga “Twi­light”, “True Blood”, “Vam­pire Aca­de­my”, “Vam­pire Dia­ries”, “On­ly Lo­vers Left Alive”... Les su­ceurs de sang semblent tou­jours au­tant as­soif­fer la cu­rio­si­té des pauvres mor­tels. Der­nière in­car­na­tion de cette chi­mère ? Ro­man Po­lans­ki met en scène son cultis­sime “Bal des vam­pires” (1967) fa­çon co­mé­die mu­si­cale à Pa­ris, au théâtre Mogador, pour la ren­trée. À la confé­rence de presse du mois der­nier, on n’avait ja­mais vu au­tant de jour­na­listes. “Je n’au­rais pas soup­çon­né qu’on puisse réunir tant de per­sonnes à une confé­rence de stress, euh de presse”, a ba­fouillé le réa­li­sa­teur, éton­né que son pas­tiche du film de genre pas­sionne en­core les foules. “Ce qui plaît aux gens dans cette his­toire, c’est que les per­son­nages sont sym­pa­thiques. Et puis, les vam­pires font rire les gosses et ceux qui ont gar­dé leur âme d’en­fant. C’est aus­si très ro­man­tique. Et on a be­soin de ro­man­tisme.” Mais pour­quoi cette fas­ci­na­tion pour cet uni­vers rs go­thique ? “Dra­cu­la est l’in­car­na­tion de l’idée du cons­cient et de l’in­cons­cient. Quand on ne le voit pas dans le mi­roir, ça si­gni­fie que nous ne voyons pas le mal en nous. Le vam­pire, lui, donne l’éter­ni­té. Les hu­mains sont mau­vais et pas si gé­né­reux”, ana­lyse Jacques Sirgent, vam­pi­ro­logue*. “Cette créa­ture est une mé­ta­phore de la peur, de la ten­ta­tion du sexe et de la lutte du ra­tion­nel contre le corps, la pas­sion, le mal”, ajoute Mi­chael Kunze, pa­ro­lier du mu­si­cal “Le Bal des vam­pires”. Alors que l’ère des ré­seaux so­ciaux bat son plein, Dra­cu­la montre les dents pour nous rap­pe­ler la beau­té conte­nue dans l’idée d’éter­ni­té.

“Le Bal des vam­pires”, la ver­sion

chan­tée de 2014 se­ra-t-elle

à la hau­teur...

... de la ver­sion cci­né de 11967 ?

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