Ta­too bon

UNE EX­PO, À PA­RIS, RE­VIENT SUR CET ART MYS­TIQUE ET AN­CES­TRAL.

Be - - SOMMAIRE - HOR­TENSE BONAMY

Si­gni­fiant “mar­queur d’es­prit” en ta­hi­tien, le ta­touage naît il y a plus de quatre mille cinq cents ans. Sym­bole d’ap­par­te­nance tri­bale, il se­ra presque éra­di­qué sous la pres­sion co­lo­niale puis ré­ser­vé aux ar­tistes mar­gi­naux. “L’acte était brut, sa ver­tu se li­sait dans l’au­dace du fait”, ex­pliquent Anne et Ju­lien, com­mis­saires de “Ta­toueurs, Ta­toués”, au Musée du quai Bran­ly. Un art que les stars s’ap­pro­prient au­jourd’hui :

Ri­han­na, Ca­ra De­le­vingne, An­ge­li­na Jo­lie...—

1. Aux Phi­lip­pines, la der­nière ta­toueuse de la tri­bu ka­lin­ga mar­quait les corps pour ré­vé­ler la beau­té et la fer­ti­li­té des femmes ou les vic­toires de guerre. 2. Jus­qu’au dé­but du XXe siècle, les ta­toués, consi­dé­rés comme des mar­gi­naux, sont des per­son­nages de spec­tacle, au même titre que la femme à barbe ou l’ava­leur de sabres. Ici en 1907, une ar­tiste à Los An­geles.

3. Portrait d’une Al­gé­rienne. Ce cli­ché fait par­tie d’une sé­rie com­man­dée par l’ar­mée fran­çaise à la fin de la guerre d’Al­gé­rie.

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