ALORS, ON AIME?

NOS CINQ JU­RÉS ONT LU, VU ET EN­TEN­DU POUR VOUS. ILS LIVRENT LEUR AVIS TRAN­CHÉ.

Be - - CALEPIN -

JU­LIE GUA­DET a lu “L’Élixir d’amour”, d’Éric-Em­ma­nuel Sch­mitt (éd. Al­bin Mi­chel). Sor­tie le 2 mai.

La pre­mière ligne du livre ? “Louise, si tu m’écoutes, bon­jour. Si tu ne m’en­tends pas, adieu.”

Ra­con­tez-nous l’his­toire... Louise et Adam sont au­jourd’hui sé­pa­rés et vivent à des mil­liers de ki­lo­mètres, elle à Mon­tréal et lui à Pa­ris. Tou­jours at­ta­chés l’un à l’autre, ils se lancent dans des échanges épis­to­laires et re­viennent sur leur pas­sé, l’ami­tié, la pas­sion, les re­la­tions de couple, l’amour. Com­bien de temps avez-vous mis pour le lire ?

Deux heures.

La phrase qui vous a mar­quée ? “Seule la peau sé­pare l’amour de l’ami­tié. C’est mince...”

Une bonne rai­son de le lire ? Pour la ré­flexion ins­truc­tive de l’au­teur sur l’amour et sur les re­la­tions de couple et pour en­fin mettre des mots sur les liens entre homme et femme, par­fois si dif­fi­ciles à dé­crire.

À qui l’of­fri­riez-vous ? À tout le monde. En couple ou non, c’est un livre en­ri­chis­sant.

Note at­tri­buée ? A. Les mots sont justes et les sen­ti­ments éprou­vés au fil des lettres sont très bien dé­crits.

Ju­lie Gua­det, ac­tuel­le­ment dans une re­la­tion

longue dis­tance.

JOEYS­TARR a lu “140 piles”, d’Ox­mo Puc­ci­no (éd. Au Diable Vau­vert).

La pre­mière ligne du livre ? “Les mots, je m’en amuse mais ne joue pas avec”, c’est au pied de la lettre que mal­gré moi j’ap­plique cet adage, par­fois au prix de l’ac­ces­si­bi­li­té.

Ra­con­tez-nous l’his­toire... Ses tri­bu­la­tions, en par­tie mé­ta­phy­siques, par le biais de Twit­ter. On voyage avec lui. C’est bien pen­sé, bien dit, as­sez lit­té­raire. C’est rond comme sa fa­çon de par­ler, d’écrire, comme sa mu­sique. C’est du Ox­mo ! Com­bien de temps avez-vous mis pour le lire ?

Le temps d’une se­maine à Ve­nise.

La phrase qui vous a mar­qué ? Il y en a plein, comme : “Faites de beaux rêves... Et conti­nuez après votre ré­veil.”

Une bonne rai­son de le lire ? Dé­cou­vrir Ox­mo pour ceux qui ne le connaissent pas. Pour ceux qui l’aiment, pour avoir la confir­ma­tion qu’il est ce qu’il fait.

À qui l’of­fri­riez-vous ? À la fille de mon ma­na­ger, Léa Far­ran. Elle a 17 ans, elle est très éclec­tique dans ses goûts. Je sais qu’elle aime les mots et qu’elle se­rait très ré­cep­tive. Elle connaît bien ma mu­sique, mes textes, elle pour­rait mettre en ba­lance...

Note at­tri­buée ? Je ne note pas le Maes­tro ! Ar­rê­tez de gi­go­ter, lais­sez-vous faire les filles, li­sez-le !

JoeyS­tarr, rap­peur et acteur.

MA­RIE MI­NEL­LI a lu “La Po­si­tion”, de Meg Wolitzer (éd. So­na­tine).

La pre­mière scène du film ? “Le livre était ni­ché en hau­teur, [...], comme si les en­fants, tant qu’ils ne met­taient pas le nez de­dans, pou­vaient conti­nuer à en­tre­te­nir leur in­no­cence face à la vie sexuelle de leurs pa­rents.”

Ra­con­tez-nous l’his­toire... Il traite de la sexua­li­té au sein de la fa­mille, en 1975 et 2005, par­tant d’une époque où les gens fai­saient l’amour avec un ther­mo­mètre dans la bouche pour tout moyen de contra­cep­tion. Com­bien pour le lire ? de temps avez-vous mis

Deux La phrase jours qui à peine... vous a mar­quée ? Je ne ci­te­rai pas une phrase mais plus une at­mo­sphère. Par exemple, le fait que le fils souffre de pro­blèmes d’érec­tion.

Une bonne rai­son de le lire ?

Il fait chaud.

À qui l’of­fri­riez-vous ? À mon frère Mi­guel, parce qu’il a lui aus­si été conçu avec la mé­thode du ther­mo­mètre, et lui aus­si a des pro­blèmes d’érec­tion ! Amu­sant, non ?

Note at­tri­buée ? B+. Ce livre nous tient en ha­leine alors que c’est tout sauf une his­toire à sus­pense. Ma­rie Mi­nel­li, au­teure éro­tique de “Sexe, Men­songes et Ban­lieues chaudes” (éd. La Mu­sar­dine) et de “Pe­tit livre des 150 en­droits où il faut avoir fait l’amour au moins une fois dans sa vie” (éd. First).

CHARLES-EM­MA­NUEL BRUNNER ET JU­LIEN POR­TEL­LI ont écou­té “Na­bu­ma Rub­ber­band”, de Lit­tle Dra­gon (Be­cause). Sor­tie le 12 mai.

Vos Moins pre­mières co­lo­ré que im­pres­sions ? l’opus pré­cé­dent, il la y voix a un lu­mi­neuse contraste de in­té­res­sant Yu­ki­mi Na­ga­no entre et des ar­ran­ge­ments plus sombres.

Vos titres pré­fé­rés ? “Mir­ror” qui dé­bute l’album, avec son cô­té très Mas­sive At­tack, “Klapp Klapp”, sans doute la plus ef­fi­cace, “On­ly One” et son am­biance bien maî­tri­sée tout en cres­cen­do.

Ceux que vous ai­mez le moins ? “Na­bu­ma Rub­ber­band” qui souffre d’une pro­duc­tion et d’un chant trop en­ten­dus avec ses lignes de vio­lons... Dans quelles cir­cons­tances écou­te­riez-vous ce disque ? C’est un album à écou­ter au casque, en voyage. Ou alors à fond tout seul !

À qui l’of­fri­riez-vous ? Charles-Em­ma­nuel : À ma belle-mère, ça cal­me­rait son hy­per­ac­ti­vi­té ! Ou à ma co­pine qui peut être un pe­tit dra­gon...

Note at­tri­buée ? A-. Il y a de su­pers idées, un chant ac­cro­cheur et de belles am­biances, mais les titres sont trop li­néaires, on ai­me­rait être plus sur­pris. Cet album au­rait pu être vrai­ment gé­nial avec des ar­ran­ge­ments moins ty­pés 90s. Charles-Em­ma­nuel Brunner et Ju­lien Por­tel­li, membres du groupe Art Alexan­der. Nou­veaux singles cet été.

DEL­PHINE DE­BIOLLE a vu “May in the Sum­mer”, de Che­rien Da­bis. En salles le 7 mai.

La pre­mière scène du film ? May de­vant un hu­blot d’avion : en pro­ve­nance de NY, elle at­ter­rit en Jor­da­nie pour re­trou­ver ses soeurs.

Ra­con­tez-nous l’his­toire... May, jeune jor­da­nienne et écri­vaine à suc­cès ins­tal­lée à New York, vient pas­ser l’été en fa­mille à Am­man. Chré­tienne de confes­sion, elle s’ap­prête à épou­ser un mu­sul­man, contre l’avis de sa mère. Elle peut néan­moins comp­ter sur le sou­tien de ses deux soeurs ca­dettes.

La scène qui vous a mar­quée ? May et Da­lia, sa soeur, se dé­tendent dans la mer Morte. On sai­sit à ce mo­ment la proxi­mi­té de la Pa­les­tine, si proche qu’elles pourraient s’ y bai­gner. C’est la pre­mière fois dans le film que May fait part à haute voix de ses doutes sur son propre ma­riage.

Une bonne rai­son d’al­ler voir ce film ? Rien que pour la beau­té des pay­sages jor­da­niens et celle de Che­rien Da­bis.

Avec qui iriez-vous le voir ? Avec mes témoins de ma­riage, les plus concer­nés par the big event.

Note at­tri­buée ? B. Cette co­mé­die est sym­pa, mais le ma­riage n’est ici qu’un pré­texte pour mieux nous of­frir des tranches de vies de l’hé­roïne amé­ri­ca­no-jor­da­nienne de re­tour dans son pays d’ori­gine.

Del­phine De­biolle, fu­ture ma­riée.

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