EST-ON FORCE DE SE COM­PA­RER ?

AMOUR, AR­GENT, AP­PART... L’HERBE NOUS PA­RAÎT SOUVENT PLUS VERTE AILLEURS. AU POINT DE NOUS G­CHER LA VIE.

Be - - AMITIÉ -

“EVE­RYONE’S A DUMB WHORE !” (“Ce sont toutes de stu­pides putes !”), ex­plose Sho­shan­na au ma­riage de Jes­sa (“Girls”, fi­nal de la sai­son 1). En­core vierge, elle sup­porte très mal l’union de son amie qui, elle, avance. La sé­rie, dont la troi­sième sai­son est dif­fu­sée en ce mo­ment, ques­tionne la com­pa­rai­son en ami­tié et le su­jet semble plus que ja­mais ins­pi­rer les scé­na­ristes. Et c’est aus­si le pitch de “Doll & Em” (sur HBO) et de “Friends With Bet­ter Lives”, la nou­velle sé­rie de CBS. Lan­cé en mars pour suc­cé­der à “How I Met Your Mo­ther”, #FWBL, comme on l’appelle dé­jà, ex­ploite un vice ta­bou : la ten­ta­tion de se me­su­rer aux autres. Éter­nels cé­li­ba­taires, ma­riés ou di­vor­cés, Will, An­di ou Kate sont per­sua­dés qu’ils se­raient plus heu­reux en échan­geant leurs quo­ti­diens. Ce ne se­ra pas le cas, évi­dem­ment. Ici, le ton est à la co­mé­die, mais dans la réa­li­té, l’ex­pé­rience est plu­tôt dou­lou­reuse. “La vé­ri­table ami­tié est un contrat dans le­quel on est au même ni­veau, et si des dif­fé­rences existent – l’une des copines est plus jo­lie que l’autre, par exemple –, elles sont in­té­grées dès le dé­part, ana­lyse Ri­chard Ro­bert, his­to­rien des idées et au­teur de « Be­soin de re­con­nais­sance ? Pour en fi­nir avec la peur de ne ja­mais être à la hau­teur » (éd. Mi­cha­lon). Quand l’autre évo­lue, on a l’im­pres­sion d’une tra­hi­son”, pour­suit-il. Se sen­tir du­pée par une amie qui n’avait jusque-là rien fait d’autre que vivre sa vie, c’est ce qui est ar­ri­vé à Ma­rie...

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