Tate gal­le­ry

UN LIVRE DE PHO­TOS IN­ÉDITES ET DE TEXTES DE SON MA­RI DE L’ÉPOQUE, RO­MAN PO­LANS­KI, ET DE SA SOEUR, RÉ­VEILLE LE MYTHE SHA­RON TATE, AC­TRICE CULTE DES 60s.

Be - - ÉDITO -

Consi­dé­rée par beau­coup de ses contem­po­rains comme la plus belle femme de sa gé­né­ra­tion, Sha­ron Tate (1943-1969) avait les traits et la che­ve­lure de la par­faite Ca­li­for­nienne, mais c’était aus­si une icône de mode, au look à la fois hip­pie et mo­derne. Mi­ni­robe bo­hème sexy, eye­li­ner gra­phique, four­rure, bottes, ban­deau à fleurs : c’était la quin­tes­sence du style li­ber­taire des an­nées 60, avec un twist de mi­ni­ma­lisme chic.

Fil­mo weir­do Sa car­rière fut brève mais in­té­res­sante. Au lieu de choi­sir les rôles de bim­bo aux­quels son phy­sique la vouait, elle a joué une sor­cière dans “L’OEil du Ma­lin”, une ac­trice qui re­fuse d’être trai­tée comme une lo­li­ta dans “La Val­lée des pou­pées” et une su­ceuse de sang hot dans “Le Bal des vam­pires”, sous la di­rec­tion de ce­lui qui de­vien­dra son ma­ri, Ro­man Po­lans­ki.

Vie tra­gique As­sas­si­née dans sa mai­son de L.A. à 26 ans par des membres de la com­mu­nau­té La Fa­mille, di­ri­gée par Charles Man­son, alors qu’elle était en­ceinte de huit mois, elle de­vient une lé­gende. Les mé­dias y voient une pu­ni­tion di­vine en­vers le mode de vie qu’elle me­nait avec son ma­ri (or­gies, fêtes, drogues…) et la fin de l’in­no­cence peace and love. — VIO­LAINE SCHÜTZ “Sha­ron Tate: Re­col­lec­tion” (éd. Running Press), par De­bra Tate, pré­face de Ro­man Po­lans­ki.

Icone pop et fa­shion, Sha­ron Tate était aus­si le sym­bole de la ré­vo­lu­tion sexuelle US des six­ties.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.