“Un point de vue raf­fi­né, qui n’a pas grand-chose à voir avec le sexe”

Es­thèle Gi­rar­det, Lu­cie San­ta­mans et Ge­ne­viève Éliard, créa­trices d’“Irène”

Be - - PHÉNOMÈNE - irene-ero­tic­fan­zine.com

Votre dé­fi­ni­tion de l’éro­tisme ? Ge­ne­viève : Un mo­ment en sus­pens.

À la fois fur­tif et éter­nel. Comment en par­ler dif­fé­rem­ment ? Es­thèle : Notre ob­jec­tif est d’ap­por­ter un point de vue plus fé­mi­nin, plus raf­fi­né, qui n’a fi­na­le­ment pas grand

chose à voir avec le sexe. Ge­ne­viève : Je suis fas­ci­née par le corps fé­mi­nin et son pou­voir. Mais je trou­vais le su­jet tou­jours sou­mis au mas­cu­lin. Je vou­lais mettre la femme en va­leur. La com­prendre tel que je le res­sens, avec mon âge et mes ex­pé­riences. En faire un ob­jet de dé­sir, pas d’ex­ci­ta­tion. À cette époque, j’étais à Londres pour fuir mon pe­tit confort, et cette ville m’a com­plè­te­ment décomplexée...

Qu’est-ce qui est éro­tique ? Es­thèle : L’odeur d’un homme.

Par­ti­cu­liè­re­ment le mien. Ge­ne­viève : Tout peut être éro­tique ! Ce pou­voir se trouve dans chaque femme, dans sa per­son­na­li­té et dans la per­cep­tion qu’elle a de son corps.

Lu­cie : Trop es­sayer de l’être n’est pas du tout éro­tique. Qu’en pensent vos pa­rents ou votre

mec ? Es­thèle : Le pro­jet est né à Londres, où nous étions de­puis quelques an­nées dé­con­nec­tées de ce que pensent nos fa­milles ou nos amis. Lu­cie : J’ai de la chance, mes pa­rents

sont très ou­verts. Je les avais ré­cem­ment au té­lé­phone pour leur expliquer notre pro­chain shoot. J’y suis mo­dèle et mon corps est re­cou­vert de mul­tiples mains. Ça les a bien fait rire ! Ge­ne­viève : Au même mo­ment, mon mec a créé “Pas­sion Ma­ga­zine”, une pu­bli­ca­tion éro­tique aus­si. Nous étions donc dans la même éner­gie. L’éro­tisme est une suite lo­gique de mon travail

de sty­liste lin­ge­rie.

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