“Il faut se sou­ve­nir d’où l’on vient”

Ca­rol Be­belle, co­créa­trice du Ashe Cul­tu­ral Cen­ter

Be - - REPORTAGE -

“On dit que la ville est vio­lente, c’est vrai : une fu­sillade a eu lieu de­vant le centre, il y a peu. Mais si on ex­plique aux gens qu’ils sont im­por­tants dans la com­mu­nau­té, j’aime à croire que ça peut faire chan­ger les choses.” Les pa­roles de Ca­rol Be­belle sont de vé­ri­tables prêches. Na­tive de La Nou­vel­leOr­léans, cette femme, très in­ves­tie dans la dé­fense du sys­tème édu­ca­tif pu­blic, a co­fon­dé le Ashe Cul­tu­ral Cen­ter en 1998. L’or­ga­ni­sa­tion à but non lu­cra­tif sou­tient les com­mu­nau­tés pauvres à tra­vers le dia­logue des cultures. Se suivent re­pré­sen­ta­tions théâ­trales, ate­liers de danse afri­caine, cercles de dis­cus­sion et même cel­lules d’aide pour rem­plir les for­mu­laires Oba­ma­care. Tous les ans, l’équipe du Ashe Cen­ter se rend à Con­go Square pour le Maa­fa, une cé­ré­mo­nie en blanc qui com­mé­more l’es­cla­vage. “Si les po­pu­la­tions afro-amé­ri­caines sont plus concer­nées par la vio­lence et la pau­vre­té, c’est à cause du sys­tème qui leur a fait oublier qu’elles sont dé­ra­ci­nées. Il faut se sou­ve­nir d’où l’on vient.”

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