“JE VAUX PLUS QUE MON CORPS”

EN PRO­MO À PA­RIS, L’AC­TRICE, BOU­TON­NÉE JUS­QU’AU COL, VER­ROUILLE SES RÉ­PONSES. INTERVIEW À TRIPLE TOUR.

Be - - POP CULTURE - — PRO­POS RE­CUEILLIS PAR G . L . B.

Mes potes hommes m’en­viaient à l’idée que je vous ren­contre... Étrange. [Rires.] Ma no­to­rié­té a ex­plo­sé à ma grande sur­prise. Je fais avec. “Triple al­liance” est votre vrai pre­mier rôle. Une nou­velle vo­ca­tion ? Je pre­nais des cours de co­mé­die de­puis deux ans. J’ai tou­jours vou­lu jouer. Pour ma pre­mière ex­pé­rience, j’ai eu du bol : Ca­me­ron [Diaz, ci-des­sous] et Les­lie [Mann] m’ont ou­vert leurs bras et fait pro­gres­ser.

Vous ai­mez les films de filles ? J’adore ça ! Les re­la­tions entre copines sont au coeur de ma vie. Elles ré­gulent mon hu­meur.

Votre pré­fé­ré ? N’im­porte le­quel avec Ca­me­ron Diaz ! Sur­tout “In Her Shoes” et “Jack­pot”.

Votre film glo­ri­fie la fi­dé­li­té... [Em­bar­ras­sée.] Il montre sur­tout que c’est souvent à un mo­ment de rup­ture qu’on se trouve soi-même. Se­lon votre concep­tion, la fi­dé­li­té doit-elle être au coeur du couple ? Une re­la­tion se construit sur la confiance et l’hon­nê­te­té. Et la tra­hi­son est ce qu’il y a de pire. Le per­son­nage mas­cu­lin pense plus avec sa li­bi­do qu’avec son cer­veau... C’est une ca­ri­ca­ture, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont tous comme ça. Il est juste l’exemple à ne pas suivre. Kate Upton, c’est d’abord un corps. Frus­trant ? C’est la chose la plus

com­men­tée à mon su­jet. J’es­saye d’em­ployer mon temps à mon­trer que je vaux plus que ça.

Ça de­mande beau­coup d’ef­forts ? Je n’ai pas le sen­ti­ment qu’il me faut “prou­ver”. Je n’ai que 22 ans. Je pré­fère faire les choses bien pour que, avec le temps, on me re­con­naisse d’autres qua­li­tés que ce phy­sique. Vous avez une pas­sion ca­chée, pour la phi­lo al­le­mande ou les films

de Truf­faut ? Avant la mode, je fai­sais de l’équitation à un bon ni­veau.

Vous li­sez si­non ? J’ai du temps à tuer dans les avions. Le der­nier, c’était “Un­bro­ken” [une bluette ado, ndlr]. Et dans les hô­tels, je dé­couvre... la té­lé !

Vous avez gran­di sans ? Mes pa­rents en avaient une qu’ils n’al­lu­maient pas. Du coup, je me fais un rat­tra­page ac­cé­lé­ré, je viens de voir – en­fin ! – la sai­son 1 de “Brea­king Bad”. Beau­coup vous ont dé­cou­vert dans la fa­meuse vi­déo de Ter­ry Ri­chard­son... J’étais en shoo­ting pour “Har­per’s Ba­zaar”, c’était à la pause dé­jeu­ner. J’étais loin d’ima­gi­ner que Ter­ry la pos­te­rait sur In­ter­net ! Mais je ne lui en veux pas, même si le suc­cès de la vi­déo m’a dé­pas­sée et un peu em­bar­ras­sée.

Vous êtes ti­mide, en vrai ? Pas du tout. S’ex­po­ser sur des shoo­tings, de­vant des équipes, aux quatre coins du monde, ça dope la confiance en soi.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.