FRED JOURDEN ET HU­GO JÉZÉGABEL

40 et 28 ans, mé­ca­ni­ciens mo­to

Be - - TÉMOIGNAGE -

Mé­ca­ni­cien, c’était un rêve de pe­tit gar­çon ? Fred : Pas du tout. Comme tous les ly­céens de France, à 16 ans, je ne sa­vais pas ce que je vou­lais faire, alors, après mon bac S, je suis en­tré en école de com­merce, avant de pas­ser par la mode, puis la di­rec­tion mar­ke­ting de sites In­ter­net. À 30 ans, je me suis ins­crit en CAP mé­ca­nique en cours du soir pour ap­prendre à re­ta­per une mo­to de quinze ans de plus que moi. C’est à ce mo­ment-là que j’ai ren­con­tré Hu­go. Hu­go : J’étais pay­sa­giste, et je ré­pa­rais aus­si des vieux Ves­pa. Mon cou­sin m’a pré­sen­té Fred. Il m’a pro­po­sé de m’ap­prendre contre un peu de place dans mon ate­lier. Pen­dant cinq ans, on a ré­no­vé des bé­canes, puis on s’est lan­cé et on a créé Blitz. Pour­quoi ? Fred : Pour ne pas avoir de re­grets à 50 ans. Mon plai­sir, c’est de mettre les mains dans le mo­teur ! Et je me sens bien plus créa­tif ain­si. Quand tu vois un type de 60 piges sou­rire comme un en­fant de­vant une mo­to, tu fa­briques de l’émo­tion et du plai­sir au­tant qu’un vé­hi­cule. Et je ne parle pas de la dé­charge d’adré­na­line quand tu re­donnes vie à un tas de fer­raille... Les gens viennent cher­cher une ex­per­tise qui ne s’ac­quiert que par pas­sion. Et la pas­sion, c’est ce qui fait que ton mé­tier ne tourne pas qu’au­tour de l’ar­gent. En plus, elle en­lève la dou­leur ! Hu­go : Comme quand je vi­vais à Barcelone sous les toits et que je mon­tais les Ves­pa sur mon dos dans l’es­ca­lier pour les ré­pa­rer... blitz-mo­tor­cycles.com

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