PEE FOR TWO

ON PAR­TAGE DÉ­SOR­MAIS LA JOIE OU LE STRESS DU TEST DE GROS­SESSE AVEC LE MONDE EN­TIER.

Be - - TOUT DE SUITE - — ANNE- LAURE GRIVEAU

Une croix, c’est po­si­tif, un trait, c’est né­ga­tif. Qui n’a ja­mais vé­cu ce mo­ment dé­li­cat où l’on se sent par­fois très seule ? Pour être en­tou­rées, mais pas de leurs proches trop im­pli­qués, les jeunes An­glaises sont de plus en plus nom­breuses à par­ta­ger leurs émo­tions sur des fo­rums on line (ce­lui de ba­by­cen­ter.com, par exemple). La ten­dance a pris le nom de “pee party” (la fête du pi­pi) et per­met aux jeunes femmes de confier ano­ny­me­ment leur dé­cep­tion ou leur bon­heur, de pos­ter le ré­sul­tat de leur test ou d’être sou­te­nues jus­qu’à un pro­chain cycle. Xoxo11, Sweet­ca­ro­line 1438 ou LilMa­ma, leurs nou­velles copines vir­tuelles, peuvent aus­si les ai­der à ne pas cra­quer les trois pre­miers mois avant d’an­non­cer la bonne nou­velle. En France, le par­tage est dans la dé­mo­cra­ti­sa­tion de l’ac­cès à la san­té, puisque de­puis le 18 mars, on peut trou­ver des tests de gros­sesse dans les su­per­mar­chés, comme chez Le­clerc qui en dis­tri­bue pour 1 eu­ro. Po­si­tif ? Vite, un “self­pee” !

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