Mont­bé­liarde de 27 ans, Ne­phael, a fait de son ex­hi­bi­tion­nisme un vrai bou­lot.

Be - - ENQUÊTE -

“J’ai tou­jours eu un cô­té mi-ange, mi-dé­mon. Pré­ado, j’ado­rais ma­ter les spec­tacles du Cra­zy Horse à la té­lé, le soir du ré­veillon. À 16 ans, j’ai ren­con­tré le mec avec le­quel je suis tou­jours au­jourd’hui. Très tôt, il m’a lan­cé des défis : mon­trer mes seins à un concert (de Jim­my Cliff) ou sur les bords de route. J’ima­gine dé­jà les che­veux des fé­mi­nistes se dres­ser. Je n’étais le jouet de per­sonne, tout ça m’amu­sait. À 18 ans, pa­ral­lè­le­ment à mes études, j’ai mon­té un site « so­lo girl » – du strip-tease à la web­cam très soft, je ca­chais même mes té­tons. Je ne le fai­sais pas pour l’ar­gent, mais pour le plai­sir de m’ex­hi­ber. Il m’est ar­ri­vé d’ailleurs de me pro­me­ner nue en pleine na­ture – dans le labyrinthe vé­gé­tal du Parc Près-la-Rose à Mont­bé­liard, no­tam­ment. Mais j’évite les rues, c’est trop agres­sif pour les fa­milles. S’ex­hi­ber, c’est faire mon­ter l’adré­na­line, même si la nudité, au­jourd’hui om­ni­pré­sente sur In­ter­net, s’est ba­na­li­sée. La plu­part des filles qui osent l’ex­pé­rience n’ont pas tou­jours conscience que si le monde en­tier peut les voir, le voi­sin ou leurs pa­rents aus­si. D’au­tant que – c’est le vrai pro­blème – In­ter­net a de la mé­moire : je sais que mes pho­tos et vi­déos res­te­ront à la sur­face du Web toute ma vie. Que puis-je faire, si­non as­su­mer ?”

Ne­phael est ani­ma­trice d’“En­quête très spé­ciale” sur D17, et de plu­sieurs émis­sions sur Dor­cel TV. ne­phael.net

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