L’hé­roïne ar­ty trash

Be - - PHÉNOMÈNE -

“L’ar­tiste qui vo­mit sur La­dy Ga­ga” est une Lon­do­nienne de 28 ans, po­lie et un peu ti­mide. Comment l’idée des vo­mi pain­tings lui est-elle ve­nue ? “Je vou­lais uti­li­ser mon corps pour créer de l’art. Je vou­lais que l’art jaillisse de moi, beau, cru, in­con­trô­lable.” La pre­mière fois que Mil­lie Brown (mil­lie­brow­nof­fi­cial.tum­blr.com) ré­gur­gite sur une toile, elle a 17 ans et suit des études à la Cam­ber­well Art School. “Le pro­ces­sus a pris deux heures. Je n’étais même pas sûre de pou­voir le faire. J’ai d’abord rem­pli plu­sieurs bou­teilles de lait, aux­quelles j’ai ajou­té des co­lo­rants ali­men­taires. Je les ai bues l’une après l’autre, puis j’ai vo­mi un arc-en-ciel.” Très vite, sa tech­nique (hé­ri­tière des Piss Pain­tings d’An­dy Wa­rhol et des por­traits au sang du Bri­tan­nique Marc Quinn) at­tire l’at­ten­tion de ga­le­ries à Londres et à Ber­lin, puis le pho­to­graphe Nick Knight lui de­mande de réa­li­ser une toile pen­dant qu’il filme le pro­ces­sus en li­ves­tream sur la plate-forme di­gi­tale SHOWs­tu­dio. La­dy Ga­ga la sol­li­cite. “Tout d’un coup, c’était trop in­tense. Ma san­té a com­men­cé à se dé­té­rio­rer, et j’ai dé­ve­lop­pé une pho­bie du lait de vache.” Du coup, la jeune femme est de­ve­nue vé­gé­ta­lienne (“j’es­père ne pas de­ve­nir pho­bique du lait de so­ja”, plai­sante-t-elle) et ne fait qu’un pain­ting par mois. Le reste du temps, elle col­la­bore avec d’autres ar­tistes. Que pense-t-elle des ré­ac­tions vio­lentes que sus­cite son travail ? “Je sais que n’est pas tou­jours fa­cile à com­prendre, mais je crois que la beau­té naît tou­jours d’un acte trou­blant.”

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