La Roux libre

LA POP STAR DÉ­FEND SON DEUXIÈME ALBUM, ET VOI­LÀ QU’ON LUI PARLE DE SA TI­GNASSE. CRÊ­PAGE DE CHI­GNON ?

Be - - SOMMAIRE - — PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GAËL LE BELLEGO

Pas étonnant que son nouvel album s’appelle “Trouble in Pa­ra­dise” (Po­ly­dor), cette fille est d’en­fer. À 26ans, El­ly Jack­son met le feu à l’élec­tro-pop et brû­le­ra la scène de Rock en Seine, le 24août. Trois ans qu’on n’avait plus de vos news... Après ma der­nière tour­née en 2011, j’ai pris huit mois pour pro­fi­ter et vivre. Jar­di­ner mes to­mates, ne plus être une ar­tiste mais une per­sonne. Puis, je me suis mise à écrire “Trouble in Pa­ra­dise”. Il est plus concep­tuel que mon pre­mier. “Concep­tuel”, c’est pé­jo­ra­tif, non ? Tout sonne pé­jo­ra­tif quand je suis cre­vée [Rires.] Mais il est aus­si rond et sexy. Plus hu­main. Même dans un mor­ceau 100 % élec­tro, j’ai be­soin de sen­tir la pré­sence de ce­lui qui com­pose et joue. Hé­las, beau­coup se contentent de jux­ta­po­ser des sons, de les co­pier-col­ler. J’es­saye de leur don­ner une âme. Avec en­core cette in­fluence 80s... Oui, c’est bi­zarre, je suis née en 1988. J’aime me tour­ner vers les va­leurs sûres. Pe­tite, j’écou­tais du blue­grass, du rock 50s, la Mo­town... Je n’ai ja­mais sui­vi un groupe de mon époque. À part, euh... J’avoue, j’avais un CD des Spice Girls. La mu­sique des 80s, c’est la meilleure pop. Celle des 60s est très stan­dar­di­sée à cô­té. Je n’as­so­cie pas les Beatles ou Brit­ney Spears à la pop, mais Mi­chael Jack­son, Du­ran Du­ran, George Mi­chael, Talk Talk. Un tube de l’époque que vous avez honte d’ai­mer ? “We Don’t Have to Take Our Clothes Off”, de Jer­maine Ste­wart. Mon meilleur “guil­ty plea­sure”. À part ça, vous êtes une fille joyeuse ? Bi­po­laire. Je passe du bon­heur fou à la dé­prime. Ce qui me fait swit­cher ? Le travail. Il me porte. Vous ai­mez les interviews ? Elles m’éclairent sur qui je suis. C’est une thé­ra­pie gra­tuite. Les meilleures ques­tions me sont souvent po­sées par les mé­dias fran­çais (et al­le­mands). Ils s’in­té­ressent au job ar­tis­tique plus qu’à mes che­veux. Mince, c’est ma ques­tion sui­vante... [Rires.] Une ques­tion stu­pide, c’est un chal­lenge. Il faut pou­voir lui op­po­ser une ré­ponse in­tel­li­gente. Vous la per­fec­tion­niste, c’est du bou­lot une coif­fure pa­reille ? Pour mon hair sty­list sur­tout. [Sou­rire.] On s’est mo­qué de votre rous­seur, en­fant. Au­jourd’hui, c’est une force ? C’est sur­tout une re­vanche in­cons­ciente. Je ne me suis pas sen­tie bien dans ma peau jus­qu’à mes 18 ans. Avant que je coupe mes che­veux. Au­jourd’hui, ça fait par­tir de mon iden­ti­té d’ar­tiste, la preuve par mon nom. Et si ça ne plaît pas, fuck les cri­tiques.

L’ar­tiste an­glaise an­nonce

la cou­leur avec son nou­veau disque.

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