PAO­LA LEON­ZI

30 ans, créa­trice de la ligne Ch­joc­ca et fon­da­trice de la bou­tique No­ta Bene, à Ajac­cio

Be - - REAL PEOPLE -

En quoi consiste votre job ? Je suis com­mer­çante, j’ai ou­vert ma bou­tique il y a un an et de­mi, et je suis aus­si la créa­trice d’une ligne d’ac­ces­soires de plage, no­tam­ment des sacs et des pa­réos. Ch­joc­ca, ça

si­gni­fie quoi ? C’est un mot qu’on dit aux en­fants en Corse, ça veut dire “tête bien faite”... Mon idée, c’était de créer une marque qui ait un lien avec la Corse, une fa­çon pour moi de mar­quer mon in­su­la­ri­té. Et pour moi, la Corse, c’est la plage, j’y ai gran­di. Celle de Ca­po en par­ti­cu­lier. Qu’y a-t-il de

par­ti­cu­lier à Ca­po di Fe­no ? Je suis ajac­cienne, née de mère ajac­cienne, com­mer­çante comme moi. Ca­po est em­blé­ma­tique d’Ajac­cio. C’est toute mon en­fance. J’y pas­sais mes jour­nées et on dor­mait dans une paillote sans eau ni élec­tri­ci­té. À 18 ans, j’ai quit­té la Corse en me di­sant que je ne re­vien­drais ja­mais. J’avais des rêves, mais quand tu gran­dis ici, avec la fa­mille, la plage, c’est dif­fi­cile de vivre ailleurs. Je suis re­ve­nue, comme 98 % de mes amis.

Être corse, ça si­gni­fie quoi ? Une fier­té. C’est his­to­rique. “Conquise, mais ja­mais sou­mise”, nous avons cette devise che­villée au corps, et à l’âme. Être corse, c’est aus­si une so­li­da­ri­té, une sé­cu­ri­té. Tout le monde se connaît, tout est proche. À quoi

res­semble votre hi­ver ? Ma bou­tique est ou­verte toute l’an­née, mais l’hi­ver, c’est plus calme. Comme tous les in­su­laires, je pré­pare la sai­son d’été et j’en profite pour voya­ger. no­ta­be­ne­se­lec­tion.fr

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