LIZA CASENTINI

21 ans, sau­ve­teuse en mer au poste de se­cours de Ca­po di Fe­no

Be - - REAL PEOPLE -

En quoi consiste votre job ? On sur­veille la plage, on va cher­cher des na­geurs qui n’ar­rivent pas à ren­trer à terre, on fait de la pré­ven­tion... Qu’est-ce qui vous

plaît dans le fait d’être sai­son­nière ? Je fais les sai­sons de­puis que j’ai 16 ans. Avant, j’étais ser­veuse au Pi­rate, la paillote de mon oncle, à cô­té. À Ca­po, tout le monde se connaît. J’aime aus­si le contact avec les gens, et le fait de ne pas être en­fer­mée dans un bu­reau. Il y a des frus­tra­tions à tra­vailler quand tout le monde est en va­cances ? Au­cune, mes amis viennent me voir. Et ça m’offre une pe­tite ren­trée d’ar­gent, 1 500 eu­ros pour un mois de travail à temps plein. Mais je ne fe­rais pas ce job ailleurs qu’ici, loin de chez moi... Comment êtes-vous

ar­ri­vée à Ca­po di Fe­no ? Je suis née à Ajac­cio, je connais cette plage de­puis toute pe­tite. Mon oncle y a créé le poste de se­cours dans les an­nées 70, à l’époque ils al­laient cher­cher les noyés avec des fi­lins. Qu’y a-t-il de par­ti­cu­lier ici ? Le pay­sage n’est pas dé­na­tu­ré. J’aime cette mer qui bouge beau­coup, tou­jours propre, la mon­tagne der­rière, cette im­pres­sion d’être cou­pée du monde, parce que le té­lé­phone ne passe pas. Et puis, même si la plage com­mence à être connue, l’am­biance reste simple.

À quoi res­semble votre hi­ver ? Je suis étu­diante en éco­no­mie à Corte. Mais je rentre à Ajac­cio tous les week-ends. Je vou­drais me lan­cer dans l’im­mo­bi­lier après ma li­cence. Et conti­nuer à ve­nir ici.

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