Ombre Claire, une belle part de dé­sert

Be - - MODE - om­bre­claire.com. Et sa bou­tique pa­ri­sienne, La Di­li­gence (fa­ce­book.com/la­di­li­gen­ce­pa­ris).

De son père, pho­to­graphe du Sa­ha­ra, Aude Du­rou a gar­dé le goût du Ni­ger. Quand, ins­pi­rée par la sym­bo­lique tra­di­tion­nelle, elle crée Ombre Claire, sa marque de bi­joux, il y a six ans, elle fait tout na­tu­rel­le­ment tra­vailler des for­ge­rons ou des tan­neurs toua­reg, leur per­met­tant ain­si de vivre de leur ar­ti­sa­nat. Ren­contre.

À quel mo­ment avez-vous dé­ci­dé qu’Ombre Claire se­rait en­ga­gée ?

C’était une évi­dence. Quand je com­mu­nique sur ma marque, je ne parle pas d’éthique, mais d’hu­mains qui fa­briquent des bi­joux, de patrimoine et de sa­voir-faire. Sans eux, mes créa­tions ne se­raient pas les mêmes. Il ne faut pas trop en faire, ce n’est pas de la cha­ri­té, mais une so­cié­té com­mer­ciale. Quand on bosse de ma­nière éthique, on conti­nue à faire du bu­si­ness, mais on le fait cor­rec­te­ment. On aide l’autre à se dé­ve­lop­per, dans son in­té­rêt comme dans le nôtre.

Vous as­su­mez l’éti­quette “mode éthique” ?

Oui, c’est im­por­tant, mais pour moi, l’éthique est une ma­nière d’être au monde, une fa­çon de se com­por­ter avec les autres, les gens qu’on croise comme ceux qu’on aime ou ceux avec qui on tra­vaille. Ça aide à être heu­reux même si, en France et en mode, le bon­heur et l’éthique ne sont pas hy­per­gla­mour. On voit le cool dans une forme de vio­lence, sexe, drogues, etc. Mais la po­si­tive at­ti­tude est hype cette an­née, pour­vu que ça dure ! On a tous à ga­gner à être un peu plus “hap­py”.

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