HAP­PY THÉ­RA­PIE

Food, zen, et psy : les meilleurs trucs des pros pour ap­pli­quer le bon­heur des va­cances au reste de l’an­née.

Be - - BIEN- ÊTRE - RÉA­LI­SA­TION AU­RÉ­LIE LAMBILLON. PHO­TOS FRED MEYLAN. STY­LISME MARION GUIOT.

FOUET­TER SON ÉNER­GIE

Tra­vailler sans re­lâche Le bou­lot n’est pas le contraire du re­pos. Concen­tré sur sa tâche, on en ou­blie de pen­ser à soi et l’on perd la no­tion du temps. Comme lorsque l’on fixe l’océan. “On appelle ça un mo­ment de flux, re­marque Flo­rence Ser­vanS­chrei­ber, pro­fes­seure de bon­heur et au­teure de « Po­wer Pa­tate » (éd. Ma­ra­bout). Jar­di­ner, faire du sport, rem­plir des ta­bleaux Ex­cel, tout ce qui nous mo­bi­lise in­ten­sé­ment dope l’éner­gie.”

Jouer le mi­cro­chan­ge­ment Ce que l’on pré­fère pen­dant les va­cances, c’est la fin de la rou­tine. En mo­di­fiant des dé­tails du quo­ti­dien, di­sons une chose par mois, on arrive à s’en ex­traire pour dé­cu­pler son éner­gie. Pas be­soin de quit­ter son mec ou de lar­guer son boss : pas­ser du mé­tro au bus, c’est dé­jà un pro­jet.

Prendre ren­dez-vous “Lorsque l’on at­tend quelque chose avec im­pa­tience, le cer­veau sé­crète 37 % de sé­ro­to­nine en plus. Or c’est l’hor­mone qui rend heu­reux”, dévoile Flo­rence Ser­van-Schrei­ber. D’où l’idée de pré­pa­rer ses pro­chaines va­cances dès les va­lises po­sées dans l’en­trée. Mais prendre un billet pour La­na Del Rey ou boo­ker une table au Sep­time, ça marche aus­si.

Oser le cru Pas­ser à la soupe, après une sai­son de sa­lades co­lo­rées, n’est pas une bonne idée en termes d’éner­gie. “Le cru ap­porte des en­zymes, des mi­né­raux et des oli­go-élé­ments à l’or­ga­nisme”, pré­cise Aude Ve­ret, na­tu­ro­pathe, consul­tante well­ness pour Clarins . Bref, du fuel à con­som­mer à chaque re­pas, même si c’est juste une tomate ou quelques ra­dis.

RES­TER ZEN

Re­la­ti­vi­ser son stress Ra­ter son train, c’est le coup dur, mais est-ce que dans un an ça comp­te­ra en­core ? Cer­tai­ne­ment pas. En se po­sant cette ques­tion quand les pé­ni­ble­ries de la ren­trée nous rendent din­go, on re­la­ti­vise et on arrive même à rire de la lose. Le coup de pouce ? The Hap­py Mo­le­cule de Fou­tain, la bois­son (3) qui rend heu­reuse avec son com­plexe à base de cur­cu­ma et d’acide hya­lu­ro­nique qui fait bais­ser le stress fis­sa.

Glan­der, c’est tout S’en­nuyer sur la plage, on adore. Alors pour­quoi pa­ni­quer quand il n’y a rien de pré­vu sa­me­di ? C’est jus­te­ment l’oc­ca­sion de lais­ser son es­prit s’em­bal­ler, de ré­flé­chir à la vie et pour­quoi pas d’avoir une ou deux idées de gé­nie pour amé­lio­rer son quo­ti­dien.

Faire les comptes Avant de crier au stress ra­va­geur de la ren­trée, ap­pre­nez à ad­di­tion­ner. 6 ca­fés + 3 Co­ca Light = un or­ga­nisme épui­sé par l’af­flux de ca­féine, des nerfs em­mê­lés et beau­coup trop de mou­tons à comp­ter.

Éti­rer le temps Ce n’est pas en ag­glu­ti­nant (voire en su­per­po­sant ?) les tâches les unes aux autres que l’on va conser­ver le bé­né­fice zen des va­cances. Erik Pi­ga­ni, psy­cho­thé­ra­peute, au­teur du “Pe­tit cahier d’exer­cices pour res­ter zen dans un monde agi­té” (Édi­tions Jou­vence) conseille au contraire d’éti­rer le temps. “Au lieu de cou­rir vers la sui­vante, ac­cor­dez-vous une pause de deux, cinq ou dix mi­nutes après chaque tâche.” Autre con­seil, dif­fi­cile à suivre, mais hau­te­ment

bé­né­fique : “Par­tir tou­jours dix mi­nutes en avance pour un ren­dez-vous.” Le temps de se perdre ou sim­ple­ment de lam­bi­ner et d’ar­ri­ver re­laxée.

Traî­ner au lit Les jours sans ré­veil nous l’en­seignent, il n’y a rien de plus agréable que de pa­res­ser au lit. Plu­tôt que de sau­ter du ma­te­las dès la son­ne­rie, consa­crez les dix pre­mières mi­nutes de la ma­ti­née à chil­ler. “Re­pre­nez conscience de votre corps, éti­rez-vous et respirez”, re­com­mande Erik Pi­ga­ni. La jour­née com­mence bien.

CULTI­VER SON MOOD

Am­bian­cer votre in­té­rieur Ils sont loin les em­bruns ? Créez une at­mo­sphère dans votre deux-pièces avec une bou­gie pla­nante, comme Grand Cha­let (2), la nou­veau­té d’As­tier de Villatte qui fleure bon le tilleul, plante cal­mante s’il en est. Plus thé­ra­peu­tique en­core, le Spray Aé­rien aux 41 Huiles Es­sen­tielles de Puressentiel aux ver­tus as­sai­nis­santes et au par­fum ul­tra frais, est un must pour sti­mu­ler le sys­tème pa­ra­sym­pa­thique.

Re­nouer avec la bon­té Dé­mar­rer la jour­née par un mail de gra­ti­tude (re­mer­cie­ment, com­pli­ment, dé­cla­ra­tion ?). “Ce­la crée un phé­no­mène d’élar­gis­se­ment dans le cer­veau qui rend plus créa­tif, plus co­opé­ra­tif. La mé­moire fonc­tionne mieux”, ex­plique Flo­rence Ser­van-Schrei­ber.

Se sou­ve­nir des belles choses Ils sont pré­cieux les bons sou­ve­nirs de l’été, alors conser­vez-les à tout ja­mais (oui, n’ayons pas peur des mots, ni de vi­rer cul-cul) en les en­fer­mant. Choi­sis­sez une boîte cool ou, si vous êtes du style loi­sirs créa­tifs , dé­co­rez-la vous-même. Une fois par se­maine, écri­vez sur un bout de pa­pier un sou­ve­nir et clas­sez-le. “Il n’est pas ques­tion d’être nos­tal­gique, pré­cise Erik Pi­ga­ni, puis­qu’il s’agit de les ran­ger, mais ce­la per­met de re­lier les bons mo­ments de la vie pas­sée à la vie pré­sente.” Flo­rence Ser­van-Schrei­ber, re­com­mande même de consa­crer un peu de temps à dé­tailler le mo­ment, his­toire de le re­vivre dans ses moindres dé­tails.

UPGRADER SON SOM­MEIL

Ap­pe­ler Mor­phée Épui­sée par de longues jour­nées à ne rien faire, c’est fou ce qu’on dort bien. De re­tour, il faut par­fois convo­quer Mor­phée avec un pe­tit travail pré­pa­ra­toire. L’exer­cice de Mi­chèle Freud, psy­cho­thé­ra­peute et so­phro­logue, au­teure de “Se ré­con­ci­lier avec le som­meil” (éd. Al­bin Mi­chel) : pre­nez une grande ins­pi­ra­tion et souf­flez lon­gue­ment par la bouche. Concen­trez-vous sur votre res­pi­ra­tion et lais­sez-la de­ve­nir de plus en plus ab­do­mi­nale et calme. Comment ? À l’ins­pi­ra­tion, dites-vous : “J’ins­pire le calme”, à l’ex­pi­ra­tion : “J’ins­talle le calme”. For­cé­ment, il va fi­nir par se poin­ter et vous al­lez y cé­der. Le pou­voir de la res­pi­ra­tion n’est pas as­sez fort ? Dé­po­sez de pe­tits cous­sins de la­vande pim­pés aux huiles es­sen­tielles sous l’oreiller, comme les Po­chettes Par­fu­mées Re­laxantes de L’Oc­ci­tane (1), et mas­sez-vous les lobes des oreilles pour ap­pe­ler le calme et la sa­gesse (comme les boud­dhas !).

Faire une sieste éclair In­con­tour­nable de l’été, elle peut aus­si s’in­vi­ter dans un quo­ti­dien bien ré­glé. “Une sieste de moins de vingt mi­nutes peut ré­gu­ler le som­meil des in­som­niaques. Au-de­là, gare à ne pas em­pié­ter sur le temps de re­pos de la nuit”, pré­cise Mi­chèle Freud. L’heure idéale ? Entre 14 heures et 15 heures. “Le re­pas n’est pas le seul res­pon­sable de som­no­lence. Il exis­te­rait, en réa­li­té, une deuxième porte d’en­trée du som­meil gé­né­rée de fa­çon na­tu­relle par notre hor­loge bio­lo­gique qui pour­rait expliquer cette en­vie de dor­mir dans la pre­mière moi­tié de l’après-mi­di.” Dif­fi­cile de s’al­lon­ger dans l’open space (sans blague !), ten­tez la mi­ni­pause. Fer­mez les yeux pour mettre le cer­veau au re­pos, ins­pi­rez en comp­tant jus­qu’à quatre, ex­pi­rez en comp­tant jus­qu’à huit et conti­nuez jus­qu’à ce que vos pen­sées dé­filent sans que vous ayez en­vie de les re­te­nir.

Prendre le rythme Puis­qu’on n’ar­ri­ve­ra ja­mais à dor­mir au­tant qu’en va­cances, on s’ar­range pour se cou­cher tôt. “Le pic de mé­la­to­nine in­ter­vient vers 22 h 30, re­lève Aude Ve­ret. En res­pec­tant cet ho­raire de dé­part, on s’as­sure une bonne qua­li­té de som­meil.” Le week-end, évi­tez les grasses mat’ de fo­lie (15 h 12 re­cord bat­tu) qui dé­glinguent votre rythme ha­bi­tuel sans vrai­ment vous ai­der à ré­cu­pé­rer.

BIEN SE NOUR­RIR

Faire son mar­ché Ou­bliées les es­ca­pades quo­ti­diennes aux étals bio qui sentent la noi­sette. Vous n’irez plus au mar­ché ? Faites ve­nir le mar­ché à vous.

Sur le­cam­pa­nier.com, on com­mande ses pro­duits bio et on se les fait li­vrer au coin de la rue, re­com­mande My­riam Weil, fon­da­trice du site de well­ness et nu­tri­tion la mi­nu­te­pa­pillon.net. Peur de dé­gus­ter des ru­ta­ba­gas toute la sai­son ? Pen­sez à La Ruche Qui Dit Oui, un sys­tème qui per­met de com­man­der ce que l’on veut man­ger en di­rect au­près des pe­tits pro­duc­teurs et d’al­ler cher­cher l’en­semble dans un seul et même lieu. Et puis rien n’em­pêche de faire le mar­ché le di­manche au lieu de s’en­fi­ler un bon brunch qui mé­lange gras et su­cré et su­cré et gras pour la mo­dique somme de 2 000 ca­lo­ries le re­pas.

Man­ger frais Cinq fruits et lé­gumes par jour : check, en va­cances. Au re­tour, comp­tez plu­tôt cinq fruits et lé­gumes par se­maine et beau­coup, énor­mé­ment, de pâtes. À moins de faire bon­dir le comp­teur dès le pe­tit dej avec un smoo­thie yum­my. La re­cette ul­tra vitaminée, riche en fibres et plus di­geste que le com­bo tar­tine-ca­fé au lait, de My­riam Weil : 12 cl de lait d’amande, 100 g de fram­boises, quelques myr­tilles, une de­mi-mangue et une cuillère à ca­fé de graines de chia qui ont dor­mi dans de l’eau tiède. À boos­ter avec une pin­cée de le­vure de bière pour des che­veux et des ongles ca­non.

Se lâ­cher un peu Vite ou­bliée par l’or­ga­nisme tou­jours en mou­ve­ment en été, la glace de 17 heures est im­mé­dia­te­ment sto­ckée à comp­ter du 1er sep­tembre. Ré­so­lu­tion de ren­trée : ne cé­der qu’une fois par se­maine et faire le bon choix. Oui au yaourt gla­cé par­se­mé de fruits frais et d’amandes grillées, non au cône 100 % in­dus­triel avec huile de palme in­side. “Les fruits et les amandes vont per­mettre une ab­sorp­tion plus lente des sucres et graisses”, pré­cise My­riam Weil. Po­sée avec une co­pine, le cra­quage de­vient un mo­ment cool, moins culpa­bi­li­sant qu’une barre gla­cée on the go.

Gar­der la ligne Tous les ans, c’est pa­reil. On s’af­fame pour ren­ta­bi­li­ser notre maillot Eres, on re­vient svelte et do­rée, mais ça ne dure pas. “On rentre du bou­lot stres­sée, on se fait une de­mi-ba­guette de pain et de com­té pour fi­nir par dî­ner à 22 heures avant de tom­ber d’épui­se­ment et de tout sto­cker”, dé­crit My­riam Weil. Son truc ? Se dé­tendre sans la ba­guette et le com­té. “Avant de se je­ter sur tout ce qui est co­mes­tible, pre­nez une pomme ou une soupe mi­so, puis fi­lez sous la douche. En gé­né­ral, la pres­sion re­tombe.”

Man­ger orange Po­ti­ron, pa­tate douce, ca­rotte, po­ti­mar­ron : les lé­gumes de l’au­tomne sont aus­si ceux qui vont do­per votre hâle grâce à leur com­po­sante en bê­ta­ca­ro­tène, l’élé­ment mi­racle qui fait aus­si du bien au sys­tème ner­veux.

2 1. Po­chettes Par­fu­mées Re­laxantes, L’Oc­ci­tane, le lot de 2, 13,50 €. 2. Bou­gie Grand Cha­let, As­tier de Villatte, 260 g, 56 €. 3. Bois­son The Hap­py Mo­le­cule, Foun­tain sur foun­tain­beau­ty.com, 33,90 €.

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