“JE PEUX METTRE LONG­TEMPS À RAP­PE­LER QUEL­QU’UN…”

FAS­CI­NÉE PAR LA BOUR­GEOI­SIE DANS “LE BEAU MONDE”, ANA GI­RAR­DOT AP­PAR­TIENT DÉ­JÀ À L’UP­PER CLASS DU CI­NÉ­MA FRAN­ÇAIS.

Be - - LES 400 COUPS - — PRO­POS R ECUEILLIS PAR ANNE- LAURE GRI VEAU “Le Beau Monde”, de Ju­lie Lopes-Cur­val. En salles le 13 août.

Le temps des for­mules toutes faites – “elle s’est fait un pré­nom” – pour dé­crire Ana Gi­rar­dot est ré­vo­lu. La co­mé­dienne de 26 ans (fille d’Hip­po­lyte et d’Isa­bel Ote­ro) illu­mine “Le Beau Monde” de Ju­lie Lopes-Cur­val. Elle se­ra pro­chai­ne­ment à l’af­fiche d’“Un homme idéal”, au cô­té de Pierre Ni­ney, et sur le tour­nage de la deuxième sai­son des “Re­ve­nants”. Der­nier coup de coeur ? Jab­ber­wo­cky, des Fran­çais qui font de l’élec­tro-pop et que j’ai dé­cou­verts au fes­ti­val Cal­vi on the Rocks. La mu­sique m’ins­pire – j’aime écrire des scènes ou des idées de courts-mé­trages –, j’en écoute beau­coup dans le mé­tro ou le ma­tin, comme ma mère. Je trou­vais ça ras­su­rant quand elle le fai­sait. J’ai même des en­ceintes dans ma douche ! Der­nier coup de pouce ? Ce n’est pas le der­nier, mais le plus im­por­tant. À l’âge de 19 ans, je suis par­tie à New York re­trou­ver quel­qu’un, et j’y ai pris des cours de théâtre, en di­let­tante, comme tout ce que je fai­sais à l’époque.

Voyant que j’al­lais lâ­cher, ma prof m’a pro­po­sé d’être son as­sis­tante. J’ai pro­gres­sé cent fois plus vite, et j’ai ap­pris la ri­gueur.

Der­nier coup de chance ? Je suis ren­trée de ces deux an­nées pas­sées à New York un mois avant la date pré­vue car je n’avais plus un sou. C’est à cette pé­riode que j’ai pas­sé le cas­ting de “Si­mon Wer­ner a dis­pa­ru…”.

Der­nier coup de tête ? En ce mo­ment, je me sens grande et in­dé­pen­dante, alors j’ai ten­dance à prendre des billets d’avion à la der­nière mi­nute ! Cet été, j’ai en­vie de par­tir une se­maine, en Grèce ou en Ita­lie, pour ten­ter cette ex­pé­rience en so­lo dont tout le monde parle tant.

Der­nier coup de four­chette ? Sur un tour­nage, on at­tend beau­coup, alors on mange… Le ca­te­ring est un piège ! Je crois avoir goû­té tout ce qui existe en gâ­teaux sur le mar­ché. Quand je rentre chez moi, j’ai hâte de cui­si­ner, sur­tout mes pe­tits sand­wichs chauds. J’ai une su­per­ma­chine chez moi.

Der­nier coup de fil ? C’est in­hé­rent au mé­tier. Dès que tu passes un cas­ting, tu at­tends un ap­pel. Pour “Le Beau Monde”, je dor­mais presque avec mon té­lé­phone. À l’in­verse, je peux mettre vrai­ment très long­temps à rap­pe­ler quel­qu’un…

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