Y A PAS PHOTO

Be - - TOUT DE SUITE - —ANNE-LAURE GRIVEAU

ZÉ­RO LIKE, MAIS UN VRAI KIF ! LES ADEPTES DU “NO-PICS” PRÉ­FÈRENT LA VIE #NOFILTER.

De fes­ti­vals en res­tau­rants, les in­jonc­tions au “no pictures” se mul­ti­plient. Aux États-Unis et en An­gle­terre, mais aussi en France. Alexandre Gau­thier, chef de la table étoi­lée La Gre­nouillère, dans le Pas-de-Ca­lais, ap­pose sur ses me­nus un ap­pa­reil photo bar­ré, pour faire ré­flé­chir ses clients avant qu’ils flashent com­pul­si­ve­ment leur as­siette. Ar­ri­ve­ra-t-on bien­tôt à lais­ser son Smart­phone à l’en­trée contre 5 dol­lars, comme dans cer­tains éta­blis­se­ments outre-At­lan­tique ? En at­ten­dant, les mu­si­ciens s’y mettent aussi. She & Him, Yeah Yeah Yeahs, Prince ou Kate Bush de­mandent à leur public de ne pas prendre de photos à leurs concerts. Il s’agit de contrô­ler son mer­chan­di­sing et son image, mais sur­tout de faire en sorte que le live en reste un. Les plus jeunes, pour­tant friands de ré­seaux so­ciaux, ne sont pas en reste. “No stan­ding, just dan­cing. Please don’t kill the vibe”, peut-on lire der­rière les DJ du ren­dez-vous élec­tro Con­crete. “La plu­part des or­ga­ni­sa­teurs de soi­rées ap­prouvent ce mou­ve­ment. Glo­ba­le­ment, c’est moins la fo­lie photo”, as­sure Fabrice Des­prez, de l’agence de re­la­tions presse Phunk. L’idée n’est pas de ca­cher ce qui s’y dé­roule, mais, là aussi, de vivre l’ins­tant, pas l’Insta. On like.

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