LA VIE ( NU­MÉ­RIQUE) APRÈS LA MORT

Be - - TOUT DE SUITE - VINCENT JU­LÉ

BOÎTE MAIL, PRO­FIL FA­CE­BOOK, FI­CHIERS NUMÉRIQUES... QUE DE­VIENNENT-ILS UNE FOIS PAS­SÉ L’ARME À GAUCHE ?

Trois ans après sa dis­pa­ri­tion, Amy Wi­ne­house est tou­jours sui­vie par plus de 600 000 fol­lo­wers sur Twit­ter. Ses pa­rents au­raient pu de­man­der la désac­ti­va­tion du compte mais ils ont pré­fé­ré l’uti­li­ser comme re­lais de leur fon­da­tion qui vient en aide aux jeunes tou­chés par l’al­cool et la drogue. Mais qu’en est-il de son pro­fil Fa­ce­book, de sa boîte mail et de ses autres don­nées numériques ? Con­trai­re­ment aux biens ma­té­riels, le cadre ju­ri­dique reste flou, et chaque ac­teur du Web dicte ses propres “condi­tions gé­né­rales d’uti­li­sa­tion”. La sup­pres­sion pure et simple, sur de­mande d’un membre de la fa­mille, est la so­lu­tion la plus ré­pan­due. Mais Fa­ce­book pro­pose éga­le­ment de com­mé­mo­rer un pro­fil, tel un mé­mo­rial, tan­dis que Google a mis en place une sorte de contrat pré­voyance pour pro­gram­mer la dis­pa­ri­tion de son adresse Gmail et la trans­mis­sion de son conte­nu aux proches. Et si l’on vou­lait ré­cu­pé­rer la bi­blio­thèque iTunes d’Amy pour sa­voir ce qu’écou­tait la reine de la soul ? Im­pos­sible ré­pondent Apple et Ama­zon. Les ebooks, MP3 et films ne peuvent être lé­gués comme des livres, CD et DVD. Un comble à l’époque du tout dé­ma­té­ria­li­sé, un chan­tier où tout reste à faire. — Votre garde-robe dans la poche ? C’est pos­sible grâce à Sty­li­tics qui de­mande d’abord de prendre en pho­tos vos te­nues pour en­suite mieux les or­ga­ni­ser et les co­or­don­ner. Vous pour­rez sa­voir de­puis quand vous n’avez pas por­té cette jupe ou quel top ache­ter pour la mettre en va­leur. Ap­pli­ca­tion gra­tuite sur iOS et An­droid.

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