NEWS BOX

LEUR LENZERHEIDE !

Big Bike Magazine - - SOMMAIRE -

Ra­chel Ather­ton et Dan­ny en mi­ni­view, events et ma­tos, bien­ve­nue dans Big Bike 107.

Big Bike : Quel est le pre­mier sou­ve­nir qui vous vient lors­qu’on évoque la coupe du monde de Lenzerheide en 2016 ?

Dan­ny Hart : Pas­ser la ligne d’ar­ri­vée et me re­tour­ner, voir le chro­no qui est pas­sé au vert. C’est dif­fi­cile à ex­pri­mer comme sen­sa­tion, je ve­nais en­fin de rem­por­ter ma pre­mière coupe du monde puisque j’étais le der­nier à par­tir. Un vrai sou­la­ge­ment ! Ra­chel Ather­ton : L’at­tente dans le hot seat, avec la pres­sion de Tah­née qui est en train de faire une su­per course. Elle passe la ligne d’ar­ri­vée avec sept dixièmes de re­tard, j’avais les nerfs en boule ! Big Bike : Est-ce que cou­rir avec le maillot de cham­pion du monde vous af­fecte ? Dan­ny Hart : Ça compte beau­coup pour moi.

Je me rap­pelle que ça m’avait beau­coup tou­ché en 2012 et je trouve que la se­conde fois a en­core plus sa­veur.

Ra­chel Ather­ton : Chaque fois est dif­fé­rente, mais de mon cô­té plus je le porte et plus je me mets la pres­sion. L’an­née der­nière, avant le run de fi­nale à Val Di Sole, j’ai même pris quelques mi­nutes pour lui dire au re­voir au cas où je le per­drais.

Big Bike : Quels sont les pas­sages clés sur la piste de Lenzerheide, les plus grandes dif­fi­cul­tés ?

Dan­ny Hart : Le plus im­por­tant sur cette piste, c’est de gar­der de la vi­tesse dans les vi­rages, car il n’y a pas beau­coup d’en­droits où ga­gner du temps. C’est une des clés de la course. L’an­née der­nière, je sa­vais que le der­nier vi­rage dans l’herbe pour­rait être dé­ter­mi­nant, car il était très fa­cile d’y perdre toute sa vi­tesse. Je me suis ap­pli­qué du mieux pos­sible et c’est là que j’ai fait la dif­fé­rence.

Ra­chel Ather­ton : Je pense que le choix de ligne est su­per im­por­tant, tout comme cer­taines sec­tions rem­plies de ra­cines où il est fa­cile de com­mettre une faute. Et puis il faut gé­rer la dé­gra­da­tion de la piste, car elle fi­nit tou­jours bien dé­fon­cée et ça se voit d’ailleurs, car il y a sou­vent des crashs. Big Bike : Vous avez tous les deux été im­pres­sion­nants la sai­son der­nière, et, en gé­né­ral, les An­glais sont plu­tôt très bons en DH. Une idée des rai­sons ? Dan­ny Hart : Je pense que les An­glais sont bons, car nous avons un su­per cham­pion­nat na­tio­nal qui per­met de faire naître de très jeunes

ta­lents et de les ac­com­pa­gner. Le fait que nous n’ayons pas de grosses mon­tagnes nous mo­tive à tra­vailler en­core plus. On ne prend rien pour ac­quis et quand on a l’op­por­tu­ni­té de rou­ler à l’étran­ger on en tire le maxi­mum pos­sible.

Ra­chel Ather­ton : Nous avons une mé­téo abo­mi­nable, qui rend nos spots hy­per dif­fi­ciles à rou­ler. Pour­tant on roule un maxi­mum, ce qui forge notre tech­nique et notre mo­ti­va­tion. Il ne faut pas ou­blier non plus qu’on a tou­jours eu des idoles aux­quelles se rac­cro­cher et qui nous ont mon­tré la voie, comme Pea­ty ou Adele Croxon.

Big Bike : Un pro­nos­tic pour ce cin­quième round à Lenzerheide ? Dan­ny Hart : Im­pos­sible ! Trop de pi­lotes peuvent ga­gner cette an­née ! Ra­chel Ather­ton : J’au­rais ai­mé dire Gee !

Ci-des­sus : Une bles­sure à l'épaule à eu rai­son de la sé­rie de vic­toires sans pré­cé­dent de Ra­chel Ather­ton, mais après son re­tour à Vall­nord il va fal­loir comp­ter avec elle à Lenzerheide. ©Sven Mar­tin/Ra­sou­lu­tion

"La ligne, c'est là!" ©Sven Mar­tin/Ra­sou­lu­tion

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.