EVO Bike PArk

Big Bike Magazine - - TRIP -

OU­VER­TURE TOUTE L'AN­NÉE DU SA­ME­DI AU LUN­DI DE 9H À 18H DE À DIGNE-LES-BAINS, LES GARS DE LA HOMIES CONNEC­TION ONT SOR­TI DE TERRE UN BIKE PARK UNIQUE EN FRANCE, CONSTRUIT SUR LE MO­DÈLE AN­GLO-SAXON ET RÉ­PLIQUE DU COAST GRA­VI­TY PARK : DES NA­VETTES EN CA­MION AVEC DES RE­MORQUES POUR LES BIKES ET DES PISTES TRA­CÉES PAR DES RI­DEURS POUR DES RI­DEURS. ET ÇA MARCHE ! L’EVO Bike Park pro­pose dé­sor­mais six pistes et une aire de dirt, avec un air­bag. No­tez que vous pou­vez ac­cé­der uni­que­ment au trail de dirt et à l’air­bag pour la mo­dique somme de 5 c’est bien sûr gra­tuit avec le for­fait jour­née. Sur ces pistes, on trouve à peu près de tout ques­tion dif­fi­cul­té et ter­rain. Une bleue, deux rouges et deux noires, plus une double noire qui sé­pare vrai­ment l’EVO Bike Park des autres en termes de dif­fi­cul­té et de qua­li­té de shape. On va y re­ve­nir. Les dé­bu­tants peuvent s’amu­ser sur la bleue, la Dir­ty Wave, fa­cile et lu­dique avec des mou­ve­ments de ter­rain et des pe­tits jumps (mais où tout est rou­lable). Il y a de larges re­le­vés, c’est un peu une pump­track pour gros bikes. La Whip It est la grosse nou­veau­té et une des deux rouges. Elle offre une tren­taine de tables (ahou !) qui s’en­chaînent en toute dé­con­trac­tion, par­fait pour se mettre en jambes pour la suite. Si vous dé­si­rez une rouge plus tech­nique, c’est vers la Slate Line qu’il faut vous tour­ner. Tra­cée à la main, elle est plus dé­li­cate à rou­ler, mais tra­verse une zone des terres noires, un ré­gal pour les cram­pons. Cô­té pistes noires, là il faut com­men­cer à sa­voir rou­ler, car les deux pistes sont dans la pente, avec des ra­cines, des cailloux et autres joyeu­se­tés, bref on rentre dans le tech­nique. Pour la Double Black Mam­ba, c’est en­core autre chose : c’est une piste ré­ser­vée aux ex­perts, il n’y a pas pho­to là-des­sus, qui offre hips, doubles, step down et gaps à tire-la­ri­got. Ce sont de gros, voire très gros jumps pas for­cé­ment fa­ciles à abor­der de prime abord (même Kyle Strait di­sait ré­cem­ment qu’il faut bien quatre ou cinq runs pour pas­ser pei­nard… !), pas de chi­cken line, là inu­tile d’y al­ler si vous ne faites pas par­tie de l’élite. Par contre, les ex­cel­lents ri­deurs se ré­ga­le­ront de l’ex­cellent shape de la piste, qui est sans conteste une (la ?) ré­fé­rence en la ma­tière en Eu­rope. Conclu­sion, si vous êtes plu­tôt bon ri­deur, vous al­lez vous ré­ga­ler sur ce park, puisque vous pour­rez na­vi­guer sur toutes les pistes (mis à part la Double Black) en vous fai­sant plai­sir et en vous met­tant quelques chal­lenges en même temps. Un su­per cock­tail pour pro­gres­ser. Par contre, si vous êtes de ni­veau in­ter­mé­diaire et pas for­cé­ment sûr de vous, no­tam­ment en ce qui concerne les sauts, une jour­née de ri­ding vous suf­fi­ra cer­tai­ne­ment, car il n’y a pas en­core as­sez de choix et que vous vous re­trou­ve­rez cer­tai­ne­ment as­sez sou­vent sur la même piste. Ce­la dit, c’est en for­geant qu’on de­vient for­ge­ron, et en ma­tière de vé­lo, il n’y a rien de tel que de se lan­cer quelques dé­fis pour pro­gres­ser.

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