Gra­vi­ty Kids

En­fants, En­du­ro/DH pour les ? com­ment ça marche

Bike (France) - - Decouvrir -

Plus en­core que les adultes, les en­fants sont sen­sibles à l’as­pect spec­ta­cu­laire du VTT. Dès lors, en­du­ro et DH ont lo­gi­que­ment leurs fa­veurs. Mais l’ac­cès à ces dis­ci­plines est- il pos­sible, voire sou­hai­table, et sous quelles condi­tions ? Bike a me­né l’en­quête…

L’ avè­ne­ment des vi­déos dif­fu­sées par in­ter­net via les ré­seaux so­ciaux per­met à nos chères têtes blondes de se ré­ga­ler d’images de VTT. Peu de cross-coun­try dans ces clips maintes fois vi­sion­nés, mais plu­tôt des pra­tiques ex­trêmes, DH et RedBull Ram­page en tête. Pour les pa­rents, l’idée de voir leur pro­gé­ni­ture s’élan­cer dans la pente sur un frêle en­gin n’a rien de ré­jouis­sant. Mais l’ar­ri­vée mas­sive de l’en­du­ro dans les médias, avec une pra­tique en ap­pa­rence lu­dique et proche de la na­ture, pour­rait chan­ger la donne. Plus accessible à pre­mière vue, cette nouvelle dis­ci­pline pour­rait faire naître un en­goue­ment réel pour une pra­tique plus gra­vi­ty que le tra­di­tion­nel XC…

pra­tiques dif­fé­rentes

Pour au­tant, il convient de mettre les choses au clair. DH

DH et en­du­ro sont ac­ces­sibles aux débutants sur des tra­cés courts mais tech­niques.

(pour Down Hill) et en­du­ro ne sont pas les mêmes sports. En DH, il s’agit de rou­ler prin­ci­pa­le­ment en des­cente, sur des par­cours très tech­niques mais as­sez courts, que l’on connaît par coeur – le but de l’exer­cice étant d’al­ler le plus vite pos­sible. Même si les des­cen­deurs sont sou­vent de bons sprin­ters et ont un bon coup de pé­dale, l’en­du­ro leur ré­serve quelques sur­prises. Car ici, les épreuves al­ternent spé­ciales chro­no­mé­trées à pro­fil ma­jo­ri­tai­re­ment des­cen­dant et par­cours de liai­son sans chro­no­mé­trage à réa­li­ser en un temps maxi­mum, gé­né­ra­le­ment as­sez large. S’il ar­rive que ces liai­sons soient mé­ca­ni­sées ( sur­tout en sta­tions), on trouve sou­vent des épreuves im­po­sant des re­mon­tées à la force du mol­let, avec des dé­ni­ve­lés po­si­tifs de 1 000 voire 2 000 mètres ! La course est donc longue et de­mande au­tant d’en­du­rance que de tech­nique. En­fin, der­nier point et non des moindres, les par­cours se font of­fi­ciel­le­ment avec un mi­ni­mum de re­con­nais­sances, ce qui im­pose un pi­lo­tage “à vue” et donc une bonne part d’im­pro­vi­sa­tion.

DH/en­du­ro “light”

Si les dif­fé­rences sont énormes dans la pra­tique adulte, elles sub­sistent sur les épreuves dé­diées aux plus jeunes. Les courses de DH, ré­gio­nales ou na­tio­nales, sont cal­quées sur les for­mats des vraies épreuves, avec des tra­cés courts et tech­niques. Bien en­ten­du, les gros sauts sont ban­nis et au­cun f ran­chis­se­ment dan­ge­reux n’est im­po­sé. Reste que la pra­tique consiste tou­jours en un sprint sur un par­cours des­cen­dant. L’en­du­ro en­fant conserve les spé­ci­fi­ci­tés de la pra­tique adulte. Avec, et c’est le point cru­cial, des liai­sons non chro­no­mé­trées mais pou­vant pré­sen­ter de grandes por­tions de mon­tées. Les épreuves sont donc longues et de­mandent de l’en­du­rance, ain­si qu’un matériel adap­té.

Loi­sir ou com­pét’ ?

Cette no­tion d’en­du­rance, as­so­ciée au mot « mon­tée », pour­rait en dé­cou­ra­ger plus d’un de s’ini­tier à l’en­du­ro. Après tout, lors­qu’on rêve de­vant les ex­ploits des ri­ders, c’est pour leur pi­lo­tage aé­rien dans la pente, pas en les re­gar­dant suer sang et eau dans les côtes. Si l’ob­jec­tif pre­mier des en­fants est de s’amu­ser, il ne fau­dra pas hé­si­ter à en­vi­sa­ger des moyens de re­mon­tées mé­ca­niques. Rien de plus fa­cile l’été en mon­tagne, les sta­tions ayant toutes pris en compte les be­soins des vé­té­tistes. Mais l’hiver, en fo­rêt, l’usage d’un vé­hi­cule se­ra né­ces­saire. Le sa­cri­fice d’un adulte au vo­lant s’im­po­se­ra ! Au fi­nal, qu’il s’agisse d’en­du­ro ou de DH, les deux pra­tiques vont se re­joindre dès lors qu’on fait un ap­pel fré­quent aux na­vettes. A contra­rio, si l’ob­jec­tif est de pro­gres­ser afin de par­ti­ci­per à des épreuves, l’en­du­ro im­pose de conser­ver un bon ni­veau de pé­da­lage. Les shut­tles se­ront alors oc­ca­sion­nels et il fau­dra s’as­treindre à re­mon­ter par ses propres moyens. En­traî­ne­ment phy­sique en XC et men­tal d’acier sont de ri­gueur, deux qua­li­tés qui ser­vi­ront en com­pé­ti­tion…

En­ca­dre­ment

Pour les en­fants, les pra­tiques gra­vi­ty s’ap­pa­rentent beau-

At­ta­quer en liai­son, en spé­ciale ou en DH de­mande de l’ha­bi­le­té mais aus­si une ex­cel­lente condi­tion phy­sique pour

res­ter lu­cide…

coup à un jeu, où la re­cherche des sen­sa­tions prime sur le ré­sul­tat. En imi­tant les pros, les mi­nots se font plai­sir et pro­gressent na­tu­rel­le­ment. Même son de cloche chez les mo­ni­teurs, qui pri­vi­lé­gient l’ap­proche lu­dique. Et si leur rôle d’en­traî­neur les in­cite à pro­po­ser des ac­ti­vi­tés par­fois dif­fi­ciles, tout est mis en oeuvre pour évi­ter la sa­tu­ra­tion ou le re­jet de l’ac­ti­vi­té. Dans les clubs mus par une dy­na­mique en­du­ro ou DH, on tra­vaille la tech­nique en prio­ri­té. Une mé­thode as­sez éloi­gnée de celle qui pré­vaut dans les struc­tures orien­tées XC, où l’ac­cent est mis sur le rou­lage. Les mo­ni­teurs qui gèrent des groupes en­du­ro sont jeunes et for­més ré­cem­ment, gage d’une

Équi­libre et ha­bi­le­té sont es­sen­tiels, mais le pé­da­lage reste im­por­tant.

pé­da­go­gie mo­derne bien adap­tée aux nou­velles générations de pi­lotes. Cé­cile Ra­va­nel, qui en­cadre les jeunes de Fré­jus, leur fait tra­vailler la ges­tion du corps, l’équi­libre. Le pé­da­lage est pré­sent, mais la per­for­mance est clai­re­ment se­con­daire. On le voit, il ne s’agit pas de lan­cer les bam­bins dans des spé­ciales pour en faire des cham­pions. Mieux vaut les confier à des pro­fes­sion­nels par le biais d’as­so­cia­tions, de clubs, qui leur don­ne­ront une for­ma­tion com­plète, plus pro­fi­table sur le long terme.

Le matériel

Im­pos­sible de re­pro­cher à un(e) ga­min(e) de s’iden­ti­fier aux ri­ders pro­fes­sion­nels et de rê­ver de vé­los tout-sus­pen­dus fai­sant pen­ser à des mo­tos ! Si l’ob­jec­tif reste le loi­sir et qu’on re­monte en na­vette, il se­ra dif­fi­cile de ré­sis­ter à l’achat d’un tout-sus­pen­du de pe­tite taille, les kids sa­chant se mon­trer très per­sua­sifs à l’ap­proche des fêtes. Va­lo­ri­sants et sé­cu­ri­sants, ces vé­los n’ont en ap­pa­rence que des avan­tages, dont ce­lui de ras­su­rer leur ca­va­lier dans les pas­sages dé­fon­cés ou sur les ré­cep­tions de saut. Mais c’est aus­si un piège, car le vé­lo ab­sorbe beau­coup, ce qui dis­pense le pi­lote d’amor­tir. Tous les ac­teurs du sec­teur im­pli­qués dans la for­ma­tion

sont ca­té­go­riques, à l’image de Julien Re­buf­fet, di­rec­teur des Mo­ni­teurs cy­clistes de France : « Si on roule en tout­sus­pen­du, on pro­gres­se­ra au dé­part, avant de stag­ner. À l’in­verse, si on reste le plus pos­sible en se­mi- ri­gide, on ap­pren­dra à jouer avec le terrain, on dé­ve­lop­pe­ra sa tech­nique et on de­vien­dra bien meilleur. Les tout-sus­pen­dus sont à gar­der pour une deuxième étape, quand la tech­nique est ac­quise et qu’on vise la per­for­mance. » Gar­der un vé­lo de XC pour faire de l’en­du­ro, voi­là qui est sur­pre­nant ! Cé­dric Ra­va­nel pré­cise tou­te­fois qu’il est pos­sible d’adap­ter le vé­lo, en mon­tant de gros pneus, un gui­don re­le­vé et une po­tence courte, un an­ti­dé­railleur et éven­tuel­le­ment une tige de selle té­les­co­pique. En DH, on peut rou­ler avec un se­mi­ri­gide à gros dé­bat­te­ment, jus­qu’à 160 mm. Si on se des­tine à l’en­du­ro, le se­mi­ri­gide a aus­si pour lui l’avan­tage du poids, qui pour­ra faire la dif­fé­rence dans les liai­sons. Certes, elles ne sont pas chro­no­mé­trées, mais si on y laisse toute son éner­gie, la spé­ciale sui­vante risque fort d’être chao­tique… En­fin, conser­ver un vé­lo de XC per­met de di­mi­nuer les coûts, d’éco­no­mi­ser sur l’en­tre­tien. Quant aux pé­dales, elles se doivent d’être plates. Une ga­ran­tie, se­lon les mo­ni­teurs, de pou­voir pro­gres­ser dans toutes les phases de pi­lo­tage, de l’équi­libre au saut, en pas­sant par le fran­chis­se­ment, le bun­ny-up…

En­traî­ne­ment

Les mo­ni­teurs sont en­core une fois una­nimes lors­qu’on parle d’en­traî­ne­ment. « Il faut évi­ter que les en­fants ne se spé­cia­lisent trop vite, ex­plique Cé­dric Ra­va­nel. Les sauts ne sont pas im­pé­ra­tifs au dé­part, même si les en­fants sont de­man­deurs. Il est pré­fé­rable de mettre l’ac­cent sur l’ha­bi­le­té tech­nique plu­tôt que sur l’en­ga­ge­ment. D’ailleurs, les meilleurs de notre club en spé­ciales en­du­ro sont aus­si les meilleurs en trial ! » Un comble, lors­qu’on sait que dans les zones de trial, la no­tion de vi­tesse n’in­ter­vient ab­so­lu­ment pas ! Si l’en­du­ro de­mande une bonne base phy­sique, pas ques­tion de faire un tra­vail spé­ci­fique en en­du­rance, pré­vient Julien Re­buf­fet : « Les en­fants sont trop jeunes pour tra­vailler le fon­cier. On risque sur­tout de les cra­mer et de les dé­goû­ter du vé­lo. On doit res­ter sur du lu­dique, pour dé­ve­lop­per la tech­nique, les ca­pa­ci­tés de re­lance, le goût de l’ef­fort, sans ex­cès ni du­rée trop im­por­tante. » Ceux qui veulent pro­gres­ser réel­le­ment et vi­ser le haut du ta­bleau doivent, de l’avis des

mo­ni­teurs, pas­ser par la case BMX. « C’est la meilleure base pour ap­prendre à bien rou­ler, confirme Olivier Gior­da­nen­go. Faire corps avec son vé­lo, ab­sor­ber, pous­ser, pas for­cé­ment sau­ter, c’est là qu’on l’ap­prend. En­suite, qu’il s’agisse de bi­fur­quer vers le XC ou vers l’en­du­ro, on au­ra la tech­nique, l’ex­plo­si­vi­té… » Pour en avoir le coeur net, nous avons or­ga­ni­sé une séance de BMX avec des en­fants ha­bi­tués aux épreuves de XC et dé­jà ini­tiés aux joies de l’en­du­ro. Ef­fec­ti­ve­ment, ces graines de cham­pion se sont trou­vées très em­prun­tées sur ces vé­los sans sus­pen­sions au mo­ment d’en­rou­ler les obs­tacles. Mais Sa­bri­na Jon­nier, ve­nue su­per­vi­ser la séance, leur a pro­di­gué les conseils qui vont bien. En moins de deux

Ex­plo­sif, tech­nique, le BMX est la meilleure école pour ga­gner en XC, DH ou en­du­ro.

heures, les pro­grès ont été réels, voire spec­ta­cu­laires. Alors, pour­quoi ne pas op­ti­mi­ser votre en­traî­ne­ment en y in­té­grant quelques séances de BMX ?

Épreuves

Les or­ga­ni­sa­teurs de courses res­tent dans un do­maine proche de l’édu­ca­tif. Pas de clas­se­ment chez les Pous­sins, et des épreuves certes ré­com­pen­sées en Pu­pilles, Mi­nimes et Ca­dets, mais sans pres­sion. Les par­cours sont tra­cés pour ap­por­ter des sen­sa­tions, sans pour au­tant se mon­trer trop sé­lec­tifs. Le but est de faire connaître la dis­ci­pline, pas de dé­cou­ra­ger les débutants. Les en­fants vou­lant par­ti­ci­per à des épreuves de DH ont deux op­tions. Soit prendre part aux cham­pion­nats FFC ré­gio­naux TRJV, afin de se qua­li­fier pour les TNJV na­tio­naux (ces courses im­posent un vé­lo se­mi- ri­gide et une par­ti­ci­pa­tion aux quatre épreuves, XC, trial, orien­ta­tion et DH – beau­coup de pi­lotes ac­tuels sont pas­sés par là). Soit s’af­fi­cher sur des épreuves de DH ré­gio­nales ac­cep­tant les en­fants, sur des par­cours sim­pli­fiés. En re­vanche, il n’existe pas de cham­pion­nat ex­clu­si­ve­ment DH dé­dié aux en­fants. Con­cer­nant l’en­du­ro, la si­tua­tion évo­lue vite. Jus­qu’à pré­sent, on trou­vait quelques épreuves ( voir en­ca­dré) iso­lées, prin­ci­pa­le­ment dans le Var et les Alpes-Ma­ri­times. Si la lo­ca­li­sa­tion des courses reste cen­trée sur le Sud-Est, une ini­tia­tive ré­cente de Cé­dric Ra­va­nel pour­rait faire bou­ger les lignes. En ef­fet, il vient de mettre sur pied le pre­mier cham­pion­nat ré­gio­nal d’en­du­ro au la­bel FFC, sur trois épreuves. Une pre­mière qui se­ra, à n’en pas dou­ter, sui­vie de près par les nom­breux or­ga­ni­sa­teurs de l’Hexa­gone. Bref, tout se­rait pour le mieux s’il ne fal­lait pas gé­rer… les pa­rents ! Or­ga­ni­sa­teur de l’En­du­ro Kid du Mer­can­tour de­puis trois ans, Olivier Gior­da­nen­go a failli je­ter l’éponge à cause du com­por­te­ment agres­sif de cer­tains adultes : « Nous avons eu af­faire à des gens qui n’avaient au­cun re­cul sur la pra­tique, qui pour­ris­saient l’am­biance, alors que c’est un sport as­sez neuf et qu’on de­vrait d’abord être heu­reux de le faire évo­luer. Nous avons dû mettre en place des ho­raires et des ta­rifs pour les r é c l a ma­tions, non rem­bour­sables si celles-ci sont sans fon­de­ment. Nous avons es­suyé des in­sultes, des me­naces. C’est in­sen­sé la pres­sion que cer­tains mettent à leurs ga­mins ! » Un té­moi­gnage comme ce­lui- là fait froid dans le dos. Tout le monde s’ac­corde à dire que l’am­biance sur la route ne vaut pas celle du VTT. Gar­dons à la pla­nète gra­vi­ty son cô­té fun, ce­lui qui jus­te­ment at­tire les pe­tits et leur donne en­vie de se

sur­pas­ser… Pa­rents, la balle est dans votre camp !

Ques­tion de pa­ri­té

Les gar­çons sont na­tu­rel­le­ment plus nom­breux à rê­ver de­vant les ex­ploits de Ré­mi Thi­rion ou Jey Cle­mentz, pour ne ci­ter que les Fran­çais. Mais en­du­ro comme DH sont tout à fait ac­ces­sibles aux filles. La grande part de tech­nique, sur­tout si elle est ac­quise sur des vé­los lé­gers, en BMX, com­pen­se­ra le dé­fi­cit en puis­sance brute de ces de­moi­selles par rap­port à leurs pe­tits ca­ma­rades. Car il ne faut pas rê­ver, à 10 ans, la mus­cu­la­ture des gar­çons se­ra

sou­vent plus dé­ve­lop­pée que celle des filles. En re­vanche, équi­libre, agi­li­té, sens des tra­jec­toires et de l’im­pro­vi­sa­tion ne sont pas l’apa­nage des plus forts mais des mieux en­traî­nés. Et comme les clas­se­ments sont sou­vent sé­pa­rés, ces de­moi­selles n’au­ront pas trop de mal à se battre pour des podiums, leurs ca­té­go­ries étant gé­né­ra­le­ment moins four­nies. Bref, fi­ni les prin­cesses pas­sives en haut des don­jons, place aux Jeanne d’Arc de tous âges pour­fen­deuses de temps chrono !

Pro­tec­tions

Cette ana­lo­gie avec les che­va­liers de ja­dis per­met d’évo­quer le pro­blème des pro­tec­tions. Pour ce dos­sier, nous avons fait rou­ler des en­fants en séance pho­to et avons as­sis­té à deux chutes, sans gra­vi­té mais riches d’en­sei­gne­ments. Pour la pre­mière, il s’agis­sait d’un jeune pi­lote très sen­sible à son look, ayant pré­fé­ré re­ti­rer son plas­tron pour faire des images met­tant en va­leur son maillot. Une tra­jec­toire ap­proxi­ma­tive qui se ter­mine contre un ar­buste et le voi­là avec une épaule bien râ­pée et des taches de sang sur le beau vê­te­ment. Dans le se­cond cas, un bel OTB en ré­cep­tion de saut et une boîte d’an­tho­lo­gie, tête la pre­mière. Bi­lan, quelques égra­ti­gnures… sur le casque in­té­gral, au ni­veau de la mâ­choire. On n’ose ima­gi­ner le bi­lan de la même chute avec un casque de XC ! Ces quelques lignes pour­raient lais­ser pen­ser que l’en­du­ro ou la DH sont des sports dan­ge­reux. Pour­tant, c’est bien le contraire qu’il faut com­prendre. Car à l’in­verse du XC, ces deux dis­ci­plines im­posent le port de pro­tec­tions com­plètes qui ré­duisent réel­le­ment les risques… lors­qu’elles sont por­tées ! Obli­ga­toires en com­pé­ti­tion, les pro­tec­tions re­pré­sentent un coût non né­gli­geable. « C’est to­ta­le­ment ir­res­pon­sable d’éco­no­mi­ser sur ce poste, mar­tèle Julien Re­buf­fet. D’au­tant qu’en com­men­çant jeune, on s’ha­bi­tue­ra à rou­ler avec un gi­let et on gar­de­ra une ap­proche sé­cu­ri­taire in­tel­li­gente toute sa vie. » Dans ce do­maine, on se heurte à un pro­blème d’image, avec des top pi­lotes qui ne donnent pas tou­jours le bon exemple. C’est donc aux pa­rents de se mon­trer in­tran­si­geants et d’im­po­ser ces ac­ces­soires.

Conclu­sion

At­ti­rantes, les dis­ci­plines en­ga­gées sont par­fai­te­ment adap­tées à un jeune pu­blic. Par­ti­ci­per à des épreuves de DH ou d’en­du­ro per­met de se fixer un ob­jec­tif, mais sur­tout de dé­cou­vrir de nou­velles sen­sa­tions. Les pro­grès tech­niques sont ga­ran­tis ; et l’ef­fort phy­sique, bien plus im­por­tant que cer­tains le croient. De ce fait, l’en­du­ro de­vrait connaître chez les pe­tits la même pro­gres­sion que chez les grands. Et puisque le matériel s’uti­lise dans les deux dis­ci­plines, cer­tains iront peut-être vers la DH. À n’en pas dou­ter, la re­lève est là, à nous de l’en­cou­ra­ger !

« Éco­no­mi­ser­sur les pro­tec­tions est ir­res­pon­sable, sur­tout pour les en­fants. »

Le Su­preme res­semble aux vé­los des pros. Son équi­pe­ment est à la hau­teur, avec en point fort son amor­tis­seur pneu­ma­tique qui s’ajuste ai­sé­ment au poids du pi­lote. Le mo­no­pla­teau avec an­ti­dé­raille­ment est idéal en des­cente.

Un clone des vé­los du team, qui fait rê­ver les cham­pions en herbe ! L’équi­pe­ment est top, avec sur­tout un amor­tis­seur fa­cile à adap­ter au poids du pi­lote. La po­si­tion, bonne, offre un centre de gra­vi­té bas et un angle ou­vert qui ras­surent dans la pente. Les ré­cep­tions de saut sont confor­tables et sé­cu­ri­santes. Ma­niable et as­sez lé­ger dans les re­lances, le Su­preme est un must, certes oné­reux, pour les jeunes pi­lotes qui roulent en DH, bike-park, en­du­ro…

Look DH très réus­si pour le Ko­na. Si la fourche se règle fa­ci­le­ment, le res­sort d’ori­gine

de l’amor­tis­seur se­ra à chan­ger pour les en­fants les plus lé­gers. Le plateau en 36 dents re­çoit une pro­tec­tion qui peut s’avé­rer utile

en cas de chute.

Un look de vé­lo de DH avec l’amor­tis­seur à res­sort, as­sez dur, donne le ton : Ce Stin­ky est fait pour les des­cen­deurs ! Une im­pres­sion confir­mée par un poids éle­vé, qui rend le pé­da­lage dif­fi­cile en côte. Les es­sayeurs ont ap­pré­cié la bonne po­si­tion et le cintre au galbe idéal. L’équi­libre en saut et en vi­rage s’avère ex­cellent. La fourche, simple à ré­gler, fonc­tionne bien et le frei­nage ne pose pas de sou­ci. Un ou­til bon mar­ché et per­for­mant pour la mon­tagne en été.

L’été est la pé­riode à pri­vi­lé­gier pour s’amé­lio­rer. Ou­bliez la plage et fon­cez vous ins­crire à un stage en­du­ro/DH avec l’un des 150 Mo­ni­teurs cy­clistes fran­çais !

Pra­ti­quer le BMX dès le plus jeune âge consti­tue la meilleure fa­çon de pro­gres­ser tech­ni­que­ment.

Rou­ler en groupe à l’en­traî­ne­ment per­met de pro­gres­ser plus vite dans les che­mins tech­niques.

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