2014 On change tout !

Bike (France) - - Pratique - PAR LAURENT RE­VI­RON

1. Perdre en­fin les ki­los qui gâchent la vie

C’est un grand clas­sique, sur­tout quand on s’est lâ­ché pen­dant les fêtes. Le foie gras n’est pas en­core com­plè­te­ment di­gé­ré, alors on se sent ca­pable d’en­ta­mer un ré­gime pour perdre ses ki­los en trop. Et pour cause ! À quoi bon dé­pen­ser une for­tune dans un vé­lo en car­bone ul­tra-lé­ger si c’est pour traî­ner un sur­poids consé­quent au­tour de votre car­casse. Et c’est sou­vent plus fa­cile de perdre 2-3 kg de poids de corps que quelques cen­taines de grammes sur une mon­ture. Se dé­ci­der à perdre du poids, c’est avant tout prendre conscience de cette né­ces­si­té de mai­grir. À par­tir de là, mieux vaut réus­sir son pa­ri, sans quoi la frus­tra­tion guette. Afin d’y par­ve­nir, fixez-vous un chal­lenge rai­son­nable. Res­tez me­su­ré sur vos ob­jec­tifs de poids à at­teindre et les moyens d’y par­ve­nir. En li­mi­tant les gri­gno­tages, les abus de graisse, de sucre et en vous don­nant comme règle de ne plus sys­té­ma­ti­que­ment vous res­ser­vir, vous de­vriez dé­jà vous rap­pro­cher de votre poids de forme.

2. S’or­ga­ni­ser pour réa­li­ser un max de VTT

Pas fa­cile faire au­tant de vé­lo que l’on sou­hai­te­rait avec toutes les contraintes du quo­ti­dien. Une bonne or­ga­ni­sa­tion à court, moyen et long termes est in­dis­pen­sable. Elle im­plique d’abord d’ar­ri­ver à dé­fi­nir les cré­neaux et le temps dis­po­nibles au jour le jour pour pé­da­ler. La pre­mière règle pour op­ti­mi­ser son temps reste de se le­ver tôt. On peut dé­ci­der de mettre son ré­veil tous les ma­tins une heure avant afin d’y ca­ler l’ad­mi­nis­tra­tif, les tâches du quo­ti­dien… et de vous li­bé­rer ain­si du temps que vous consa­cre­rez à rou­ler. Une telle or­ga­ni­sa­tion in­duit for­cé­ment de se cou­cher plus tôt, pour ne pas ac­cu­mu­ler de fa­tigue. Le plus simple reste de dé­fi­nir un ti­ming pré­cis et de vous y te­nir pour ar­ri­ver à ca­ser vos sor­ties dans tout ça. À plus long terme, dé­fi­nis­sez un plan­ning de sor­ties et, sur­tout, écri­vez-le sur un calendrier an­nuel pour être sûr de le res­pec­ter.

3. En­tre­te­nir ré­gu­liè­re­ment son vé­lo

Il y a des choses qu’on re­met plus fa­ci­le­ment au len­de­main que d’autres. Le net­toyage et l’en­tre­tien du vé­lo en font par­tie. Pour­tant, vous y pas­se­rez bien moins de temps avant que la terre ne sèche, et le ré­sul­tat se­ra bien meilleur. Votre vé­lo vieilli­ra aus­si bien plus vite si vous le lais­sez tout crot­té au fond du ga­rage. Et pour lui rendre ses cou­leurs d’ori­gine, vous al­lez de­voir uti­li­ser des moyens beau­coup plus agres­sifs, comme le net­toyeur haute pres­sion. Al­lez, c’est pro­mis, en 2014, vous pas­sez un coup de jet si­tôt ren­tré de la sor­tie ! Les contraintes ma­té­rielles em­pêchent sou­vent de ca­ser un coup de vé­lo dans une jour­née de tra­vail. D’autres ac­ti­vi­tés

beau­coup plus fa­ciles à mettre en place (parce qu’elles

né­ces­sitent moins de temps) sont bien plus com­pa­tibles avec

un em­ploi du temps char­gé. En une heure, on peut faire un tra­vail de qua­li­té en course à pied. Le home-trai­ner

( cf. su­jet phy­sique en p.70-73) consti­tue l’une des meilleures

al­ter­na­tives. La na­ta­tion en pis­cine pré­sente l’avan­tage

de pou­voir se pra­ti­quer le soir et par n’im­porte quel temps. Blo­quez deux

ou trois cré­neaux dans votre plan­ning

heb­do­ma­daire pour l’une de ces ac­ti­vi­tés et n’en dé­ro­gez pas. Vous ne pour­rez pro­gres­ser

si­gni­fi­ca­ti­ve­ment qu’avec un pro­gramme d’en­traî­ne­ment pré­cis et dé­fi­ni à l’avance. Le mieux reste de faire ap­pel à un pro­fes­sion­nel qui vous concoc­te­ra un plan adap­té à vos ob­jec­tifs, vos ca­pa­ci­tés et votre dis­po­ni­bi­li­té. Si vous dé­ci­dez de vous en char­ger seul, pre­nez soin de l’écrire et de le

mettre en vue, pour le suivre ri­gou­reu­se­ment.

4. Es­sayer de faire du sport les jours tra­vaillés

5. Ne pas lou­per les ren­dez-vous in­con­tour­nables

Le Roc d’Azur, tout d’abord, qui se dé­rou­le­ra du 8 au 12 oc­tobre. Un clas­sique, mais un ren­dez-vous im­por­tant pour tous les fans de VTT. D’abord parce qu’un week-end sur la Côte d’Azur à cette pé­riode fait tou­jours du bien au mo­ral. Et puis, c’est la ga­ran­tie de s’of­frir un bon coup de cross­coun­try sur un cir­cuit adap­té à son ni­veau. Le tra­cé en­du­ro a aus­si été par­ti­cu­liè­re­ment ap­pré­cié l’an­née der­nière. On croise du beau monde sur le salon et il est l’oc­ca­sion d’un tour d’ho­ri­zon com­plet de la plu­part des nou­veau­tés. En an­ti­ci­pant un peu, on peut même es­sayer quelques mo­dèles. Ré­ser­vez aus­si votre week-end des 7 et 8 juin pour la Ran­do Bike. Mal­gré une mé­téo ca­pri­cieuse, la pre­mière édi­tion l’an­née der­nière a été une belle réus­site. Le par­cours en plein coeur de la fo­rêt de Fon­tai­ne­bleau se­ra en­core bi­chon­né à grand ren­fort de singles. Une at­ten­tion par­ti­cu­lière a été por­tée au salon pour cette deuxième édi­tion. On vous pro­met un maxi­mum d’ex­po­sants avec la pré­sence des plus grandes marques, qui met­tront à dis­po­si­tion des vé­los de test. Et on es­père bien, cette fois, que le so­leil se­ra de la par­tie.

6. Ar­rê­ter de culpa­bi­li­ser pen­dant une sor­tie à vé­lo

Vous avez pré­fé­ré le grand air à un re­pas de fa­mille ? Bien, po­si­ti­vez : ça ne sert à rien de vous pri­ver d’un bon coup de vé­lo si c’est pour faire la tête en bout de table à cô­té de la belle-mère, en pen­sant aux potes qui se ré­galent à dé­va­ler les bons singles. Pour votre en­tou­rage, vous se­rez d’une bien meilleure com­pa­gnie une fois que vous au­rez dé­pen­sé un peu d’éner­gie sur votre vé­lo. Il faut juste faire preuve de di­plo­ma­tie pour ar­ri­ver à faire com­prendre ça à tout le monde.

7. Rou­ler beau

Vous avez pré­fé­ré le grand air à un re­pas

de fa­mille? Bien, po­si­ti­vez.

Voi­là trop long­temps que vous traî­nez votre vieux clou. En plus de la mo­ti­va­tion que vous ap­porte ce pas­sage à la nouvelle an­née, le fait de po­ser vos fesses sur un nou­veau vé­lo pour­rait vous ai­der à pas­ser un petit cap et à ac­cro­cher la vi­tesse su­pé­rieure. Foui­nez dans les ma­ga­sins, sur les sites In­ter­net… On trouve des vé­los neufs des mil­lé­simes an­té­rieurs à des ta­rifs super in­té­res­sants, avec des re­mises pou­vant al­ler jus­qu’à 40 %. Et puis, il vous reste en­core un peu de temps pour pro­fi­ter des soldes. Un équi­pe­ment adap­té et sym­pa n’est pas non plus un luxe. Ça fait par­tie du plai­sir que de sor­tir ses beaux ha­bits du di­manche pour la ba­lade avec les potes. Et sur­tout, avoir un équi­pe­ment adap­té aux condi­tions vous as­su­re­ra le plein de plai­sir, même dans des condi­tions mé­téo exé­crables.

8. Faire plus de sor­ties en fa­mille

Une sor­tie en fa­mille n’est pas tou­jours sy­no­nyme de ran­do pé­père. Plu­sieurs so­lu­tions s’offrent à vous si vous crai­gnez de ne pas avoir votre compte de dé­pense éner­gé­tique en sor­tant avec femme et en­fants. Le run and bike en est une. Un vé­lo pour deux ou trois, et l’on al­terne au pé­da­lage en fonc­tion de la fa­tigue. Le plus af­fû­té du groupe peut aus­si traî­ner une car­riole avec les en­fants pour se faire les jambes – sur un par­cours adé­quat, évi­dem­ment. Bref, ser­vez-vous de votre bonne condi­tion phy­sique pour sou­la­ger tout le monde dans les sec­tions les plus dures et de cette fa­çon, of­frez-vous un bon en­traî­ne­ment en fa­mille. Cer­tains poussent le bou­chon jus­qu’à em­me­ner leurs en­fants der­rière eux dans des sacs de por­tage pour ran­don­nées pé­destres. On ne peut pas re­com­man­der cette pra­tique mais avec un pi­lo­tage sûr, en em­prun­tant des par­cours adap­tés et avec un équi­pe­ment idoine pour tout le monde (un casque, au mi­ni­mum, pour l’en­fant), ça peut être en­vi­sa­geable. Le pi­lote les­té se fait alors une bonne suée ; et le lous­tic, une belle sor­tie.

9. Ac­cep­ter de souf­frir un peu plus pour pro­gres­ser

Vous n’avez pas for­cé­ment un ob­jec­tif de ré­sul­tat en com­pé­ti­tion en tête. Mais même dans une op­tique de plai­sir pur, il reste in­dis­pen­sable de cher­cher à amé­lio­rer sa condi­tion phy­sique. Pour ça, on ne peut faire l’éco­no­mie de ver­ser quelques gouttes de sueur lors des sor­ties. Ça passe par une aug­men­ta­tion ré­gu­lière du ki­lo­mé­trage et de la ca­dence. C’est beau­coup plus agréable de sor­tir avec un par­te­naire moins fort et d’être en tête du groupe, au lieu d’être à la traîne. Pour­tant, il faut se for­cer un peu et se re­trou­ver de temps en temps dans la deuxième confi­gu­ra­tion pour pro­gres­ser. Al­lez, en ce dé­but de nouvelle an­née, cher­chez dans vos contacts une es­pèce de bête de com­bat sur un vé­lo et faites quelques sor­ties avec lui qui vont vous obli­ger à vous sur­pas­ser un peu et à quit­ter votre zone de confort.

10. S’éti­rer après une sor­tie

Al­lez, pour 2014, si c’est vous le petit ma­lin, faites un ef­fort et re­joi­gnez le clan des gros sacs.

Ça fait éga­le­ment par­tie des choses que l’on sait mais que l’on ne fait pas for­cé­ment. Ac­cu­mu­ler

les ef­forts mus­cu­laires sans ja­mais s’éti­rer va ac­cen­tuer la rai­deur. L’âge avan­çant n’aide pas dans ce do­maine. Conser­ver un mi­ni­mum de sou­plesse grâce aux éti­re­ments per­met d’avoir de l’am­pli­tude dans ses mou­ve­ments et d’être plus à même d’en­cais­ser

les chutes. Le faire à chaud donne, dans la ma­jo­ri­té des cas, de meilleurs ré­sul­tats. Il faut juste

lais­ser un peu de temps si la sor­tie a été dure et trau­ma­ti­sante pour les muscles. Alors avant de net­toyer le vé­lo et de pas­ser sous la douche, pre­nez 10 à

15 mi­nutes pour éti­rer vos jambes et votre dos.

11. S’of­frir au moins un trip 100 % VTT dans l’an­née

Ce n’est pas pour rien que le VTT s’ap­pelle ini­tia­le­ment moun­tain-bike. Pay­sages, re­liefs, amé­na­ge­ments… la mon­tagne reste un terrain de jeu pri­vi­lé­gié pour notre sport fa­vo­ri et une des­ti­na­tion de choix pour un week-end VTT entre potes. Si vous hé­si­tez sur la des­ti­na­tion, on ne peut que vous conseiller les Portes du So­leil. C’est la Mecque du VTT de dé­but juillet à fin août. Des par­cours à cou­per le souffle pour toutes les pra­tiques et tous les ni­veaux. Si vous êtes fan d’en­du­ro et que vous n’êtes ja­mais al­lé sur la Pass’Portes du So­leil, blo­quez votre week-end des 27, 28 et 29 juin, vous ne se­rez pas dé­çu. Si vous avez un peu plus de temps et de bud­get, un petit trip VTT à l’étran­ger peut faire par­tie de ces bonnes ré­so­lu­tions que vous ne re­gret­te­rez sans doute pas. Les États-Unis que l’on a dé­jà tes­tés pour vous ré­cem­ment, dans le pré­cé­dent Bike no­tam­ment, re­gorgent de bons plans.

12. Faire un stage avec un en­traî­neur

Ré­pé­ter un geste per­met de mé­mo­ri­ser la tech­nique. Mais pour que l’ap­pren­tis­sage soit ju­di­cieux, en­core faut-il ap­prendre les bonnes choses. Un mo­ni­teur MCF connaît par­fai­te­ment les bases du pi­lo­tage VTT. Il va vous mettre dans des si­tua­tions adap­tées à votre ni­veau. Vous gui­der sur les po­si­tions. Iden­ti­fier vos éven­tuels dé­fauts. Vous em­me­ner rou­ler dans des en­droits in­té­res­sants. En plus de vous faire pro­gres­ser, il de­vrait vous faire pas­ser un bon mo­ment de pé­da­lage. Vous êtes nom­breux à y pen­ser mais com­bien fran­chissent le pas ? Alors en 2014, pas­sez à l’ac­tion et com­men­cez par exemple à cher­cher sur le site www. mo­ni­teur­cy­cliste.com la liste des mo­ni­teurs MCF dans les ré­gions qui vous in­té­ressent.

13. Ar­rê­ter de pi­quer les chambres à air des potes

Beau­coup se re­con­naî­tront dans cette mau­vaise ha­bi­tude. C’est un petit clin d’oeil mais sur­tout une bonne ré­so­lu­tion à adop­ter pour gar­der ses co­pains de sor­tie. Elle n’est pas sou­vent due à de la ra­di­ne­rie mais plus à une vo­lon­té de ne pas se sur­char­ger. Et puisque le petit ma­lin en ques­tion n’a pas de chambres à air, il ne prend pas de pompe non plus. Dans un groupe, il en existe tou­jours un qui voyage lé­ger alors que les autres se trim­ballent des sacs pleins à cra­quer. Sou­vent, c’est au pre­mier que la cre­vai­son ar­rive. Et même si c’est votre meilleur ami, à ce mo­ment-là, vous le dé­tes­tez parce qu’il n’en est pas à son pre­mier coup four­ré de la sorte et que vous n’avez pas d’autre so­lu­tion que de le dé­pan­ner une fois de plus. Vous sa­vez aus­si pour­tant que vous ne re­ver­rez ja­mais votre chambre à air. Al­lez, pour 2014, si c’est vous, le petit ma­lin, faites un ef­fort et re­joi­gnez le clan des gros sacs !

14. Adop­ter une meilleure hy­giène de vie

Il suf­fit de prendre pour ça quelques bonnes ha­bi­tudes fi­na­le­ment pas si contrai­gnantes. Ça com­mence par avoir tou­jours avec soi une bou­teille d’eau afin de boire ré­gu­liè­re­ment. L’hy­dra­ta­tion au quo­ti­dien est dé­ter­mi­nante pour res­ter en forme sur le vé­lo et évi­ter bien sou­vent les crampes. Se cou­cher tôt, li­mi­ter l’al­cool, s’échauf­fer avant de mon­ter sur le vé­lo, s’ac­cor­der au moins sept heures de som­meil par nuit, ne pas abu­ser des fast-foods, man­ger bio dès que pos­sible, for­cer un peu sur les fruits et lé­gumes… Voi­là quelques bonnes ré­so­lu­tions qui ne per­tur­be­ront pas vos ha­bi­tudes mais pour­ront vous chan­ger la vie sur le vé­lo.Au moins ici, le chan­ge­ment, c’est bien main­te­nant.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.