In­ter­view : Ni­co­las Lau

Ni­co­las Lau

Bike (France) - - Sommaire - PAR OLIVIER DE VAULX

Après sa vic­toire à la TransP­ro­vence et ses bons ré­sul­tats aux En­du­ro World Se­ries, Ni­co­las Lau s'est im­po­sé cette sai­son comme l'un des pi­lotes d'en­du­ro fran­çais les plus ra­pides. Un suc­cès qui ne lui tourne pas la tête, tant l'Al­sa­cien a su conser­ver in­tacte sa foi dans les va­leurs tra­di­tion­nelles de la dis­ci­pline…

La marque al­le­mande Cube est en­core peu connue en France. Pour­quoi avoir ac­cep­té de de­ve­nir leur am­bas­sa­deur ?

J'ai si­gné Cube France pour trois ans. Cette an­née, au vu de mes ré­sul­tats, la mai­son mère a ra­che­té la der­nière an­née de contrat et m'a pro­po­sé de conti­nuer deux ans avec eux. Ce sont des gens ri­gou­reux, ils tiennent leurs en­ga­ge­ments, ce qui n'est pas tou­jours le cas dans ce mi­lieu. C'est im­por­tant pour moi de pou­voir comp­ter sur mon en­tou­rage…

As-tu un rôle ac­tif dans le dé­ve­lop­pe­ment des pro­duits ?

Je fais des re­le­vés d'in­for­ma­tion sur les pro­to­types, aus­si bien pour Fox, Sch­walbe que Cube. J'en­voie des re­tours au­tant sur le fonc­tion­ne­ment que sur la fia­bi­li­té. Je ne m'oc­cupe que des vé­los uti­li­sables en com­pé­ti­tion, pas des vé­los loi­sir.

Qu'est-ce que tu ap­pré­cies dans ce tra­vail de test ?

Ce qui me mo­tive, c'est de mettre des mots sur mes sen­sa­tions. Ça me per­met de pro­gres­ser dans la com­pré­hen­sion de mon sport et de ma pra­tique. Le plus im­por­tant pour moi est d'ai­der la marque à conce­voir des pro­duits fiables. Le tra­vail que je four­nis me bé­né­fi­cie en re­tour, tan­dis qu'eux vendent de meilleurs pro­duits. Tout le monde pro­gresse en même temps.

Tu sembles vrai­ment concer­né par cet as­pect de ton tra­vail…

J'ai com­pris très tôt que ce­la pour­rait de­ve­nir un ave­nir le jour où j'ar­rê­te­rai la com­pé­ti­tion. Je sais le temps que ça m'a pris pour ar­ri­ver au haut ni­veau, mais je sais éga­le­ment que ça peut s'ar­rê­ter très vite. Il faut donc an­ti­ci­per un peu…

Par­lons de ta pro­gres­sion jus­te­ment… Le che­min vers le haut ni­veau a-t-il été dif­fi­cile ?

Je ne suis pas en­core au plus haut ni­veau, tant s'en faut. J'ai par­fois tou­ché des mo­ments où j'ai sen­ti que je rou­lais bien, mais ils sont rares… La vie n'est pas si simple ! Il faut ar­ri­ver à se dé­con­nec­ter de la vie per­son­nelle ou fa­mi­liale pour se consa­crer ex­clu­si­ve­ment à son mé­tier de pi­lote. Ce­la de­mande des sa­cri­fices. J'ai par exemple quit­té ma co­pine, car c'était de­ve­nu trop com­plexe de gé­rer tout à la fois : sa car­rière pro­fes­sion­nelle, la mienne, les dé­pla­ce­ments… La crise est là, j'ai la chance de pou­voir faire un mé­tier ex­tra­or­di­naire, et je veux me don­ner les moyens de réus­sir. Je dois mé­ri­ter ce qu'on me donne en fai­sant le bou­lot à cent pour cent. J'ai une for­ma­tion d'ar­ti­san car­ros­sier, un mé­tier où l'on ap­prend à s'au­to-gé­rer. C'est une ha­bi­tude prise très jeune, que j'ap­plique en­core.

Tes ré­sul­tats sont-ils à la hau­teur de tes ef­forts ?

J'ai fait une belle fin de sai­son. Mais ce­la au­rait pu être mieux si j'avais gé­ré l'in­ter­sai­son dif­fé­rem­ment. L'hiver peut être très long chez moi, en Al­sace. Je me suis en­traî­né comme j'ai pu, mais c'était in­suf­fi­sant et j'ai per­du du temps sur les pre­mières courses.

Tu pour­rais dé­mé­na­ger pen­dant l'hiver ?

C'est ce que je vais faire cette an­née. Les gars qui sont de­vant roulent au so­leil l'hiver ! Cette an­née, j'ai un bud­get, un nou­veau vé­hi­cule. C'est un VW Trans­por­teur Ca­li­for­nia, dans le­quel je peux dor­mir. C'est un four­gon bien dans l'es­prit

«Je pré­fère mon four­gon aux hô­tels de luxe, c'est plus

l’es­prit en­du­ro.»

en­du­ro, où l'on peut s'ar­rê­ter et dor­mir dans la na­ture sans trop de confort. Je pré­fère sou­vent ça aux hô­tels de luxe ! J'aime les choses simples. Après la Mé­ga­va­lanche de La Réunion, je pars donc aux Ca­na­ries, voir du pays avec un vé­lo de route et un d'en­du­ro. Ce se­ra de l'en­traî­ne­ment mais aus­si un peu l'aven­ture… Je fe­rai peut-être un peu de surf, quand on est un ri­der, on aime toutes les sen­sa­tions des sports ex­trêmes…

Tu risques d'avoir du mal à ren­trer, non ?

Je ne vais pas dé­mé­na­ger dé­fi­ni­ti­ve­ment. J'adore ma ré­gion, c'est mon spot ! J'aime y re­ve­nir entre les courses. C'est ras­su­rant d'avoir un chez-soi, un en­droit où l'on a ses ra­cines. Et puis, c'est un coin fa­bu­leux pour le VTT, mais les gens ne le savent pas. Pour preuve, j'ai ap­pris à faire du vé­lo là-bas et ça ne m'a pas trop mal réus­si ! J'ai d'ailleurs des pro­jets pour dé­ve­lop­per la pra­tique du VTT dans ma val­lée.

Tu vas trou­ver le temps de t'im­pli­quer lo­ca­le­ment ?

Je suis pré­sident d'une as­so­cia­tion ba­sée en val­lée de Muns­ter. C'est une pe­tite val­lée, dont le som­met culmine à 1 350 mètres. C'est là que j'ai ap­pris à rou­ler, et j'ai en­vie d'en faire pro­fi­ter. Mais c'est aus­si un en­droit qu'on doit par­ta­ger avec les gens du cru, qui ne ver­raient pas ar­ri­ver des hordes de vé­té­tistes d'un très bon oeil. L'idée est de mé­na­ger tout le monde et d'or­ga­ni­ser les choses pour qu'il y ait le

moins d'im­pact né­ga­tif pos­sible. Il faut faire du lob­bying au­près des élus, des chas­seurs, des mar­cheurs… Mais si on est in­tel­li­gent, on pour­ra créer des cir­cuits de XC, des tra­cés en­du­ro, des par­cours en­fant, tout en pré­ser­vant le site. Ce sont des mon­tagnes à hau­teur d'homme, fa­ciles à mon­ter, puis agréables à re­des­cendre après un pique-nique en pro­fi­tant du pay­sage…

Les courses vont pour­tant t'em­me­ner as­sez loin en 2014…

Je re­vien­drai des Ca­na­ries en mars, pour en­chaî­ner avec le dé­but de sai­son en En­du­ro World Se­ries. Je fe­rai la sé­rie com­plète, y com­pris le Chili, plus la TransP­ro­vence, la TransSa­voie, la Mé­ga de La Réunion.

La Mé­ga, une course que tu af­fec­tionnes ?

J'en suis à ma sixième ! L'an pas­sé, j'ai ga­gné, mais c'étaient des condi­tions idéales, y avait pas de neige (rires) ! Cette an­née, j'y suis re­ve­nu mal­gré une épaule abî­mée, car j'adore l'am­biance. Je reste trois se­maines, c'est le lan­ce­ment de ma préparation hi­ver­nale.

Quelle a été ta plus belle vic­toire en 2013 ?

La TransP­ro­vence. C'est un vé­ri­table évé­ne­ment VTT, qui va au-de­là d'une course. On est sou­vent ca­ta­lo­gués comme des com­pé­ti­teurs qui ne pensent qu'à ga­gner. Mais à la TransP­ro, tu es seul avec toi-même. C'est une course à vue qui pri­vi­lé­gie l'ins­tinct. Il n'y a pas de re­cos mais tu dé­vores les sen­tiers pen­dant six jours ! C'était ma se­conde vic­toire de­vant Jey, et elle a été rem­por­tée d'une ma­nière qui m'a beau­coup ap­pris.

Al­lez, ra­conte-nous ta course !

Le pre­mier jour, j'ai été blo­qué par des che­vaux dans une spé­ciale. Tu te re­trouves avec ces belles bêtes, im­pres­sion­nantes, au mi­lieu du che­min. C'est un spec­tacle ma­gni­fique que tu vou­drais sa­vou­rer mais tu es en même temps frus­tré car le chrono tourne… Du coup, je perds 30 se­condes sur Jey. Mais il

res­tait cinq jours de course, 250 km de che­mins. J'ai grap­pillé entre cinq et dix se­condes par jour. Le cin­quième jour, le tra­cé res­sem­blait à ce que j'ai chez moi et j'ai rou­lé comme à la mai­son. À l'ar­ri­vée, j'ai ren­du ma puce en sa­chant que je n'avais pas fait d'er­reur et qu'il y avait peu de chances que quel­qu'un ait pu être plus ra­pide. Je n'avais qu'à at­tendre que la feuille des temps soit af­fi­chée, avec mon nom en haut. C'était une bonne sen­sa­tion, j'étais sur un nuage ! Le der­nier jour, je n'avais plus que quatre se­condes à re­prendre à Jey. J'ai rou­lé comme les autres jours, j'ai gé­ré sans me mettre la pres­sion. La vic­toire fi­nale a été une vraie ré­com­pense !

Et que te manque-t-il pour ga­gner en­fin en En­du­ro World Se­ries ?

De l'ex­pé­rience et du men­tal. Mais ce sont deux choses qui de­mandent du temps ! En termes d'or­ga­ni­sa­tion, le vé­lo ça reste ar­ti­sa­nal. Avec les World Se­ries, ça de­vient pro­fes­sion­nel et ça amé­liore les choses. Mais il faut s'adap­ter à ce nou­vel en­vi­ron­ne­ment. À Fi­nale Li­gure, sans ma mi­nute de pé­na­li­té, je ga­gnais la course avec 17 se­condes d'avance.

Quelle er­reur avais-tu com­mise ?

Mon mé­ca­no a pré­pa­ré le vé­lo ra­pi­de­ment entre les deux spé­ciales. Mais j'ai pris trop de temps pour faire le tra­jet dans le pad­dock, en pous­sant le vé­lo. J'ai dit bon­jour à quelques per­sonnes, per­du quelques se­condes par-ci par-là… Lorsque je suis ar­ri­vé pour poin­ter, j'avais trente se­condes de re­tard ! Ça m'a mis un coup de mas­sue ! J'ai vou­lu conti­nuer, pour mon­trer ce que je sa­vais faire, mais bon, il était dit que c'était pas mon jour ! Ça vien­dra un jour, faut conti­nuer à y croire.

Tu as trou­vé ça in­juste ?

Non, car c'était une ap­pli­ca­tion stricte du rè­gle­ment. Mais en même temps, tu ne peux pas t'em­pê­cher de pen­ser que les gens de l'or­ga­ni­sa­tion n'ont pas idée de l'in­ves­tis­se­ment per­son­nel que ça re­pré­sente de rou­ler as­sez vite pour ga­gner une épreuve d'En­du­ro World Se­ries. Ce­ci dit, je ne ru­mine pas, j'ai pris la sanc­tion comme une le­çon.

Et quelle le­çon en as-tu ti­rée ?

Le team-ma­na­ger n'était pas pré­sent ce jour-là, il au­rait sur­veillé la montre et m'au­rait em­pê­ché de faire l'er­reur. Ça m'a prou­vé en­core une fois la va­leur de chaque petit dé­tail. Tu as beau t'en­traî­ner comme un fou, le jour de la course, il suf­fit d'un dé­tail pour que ça coince. Mais cet échec a aus­si été une vic­toire per­son­nelle, car si on s'en tient aux temps, j'étais de­vant…

La mé­dia­ti­sa­tion de l'en­du­ro, énorme

cette an­née, peut-elle en faire la dis­ci­pline reine du VTT ?

Mais c'est dé­jà le cas ! Aux yeux des gens, des pra­ti­quants, l'en­du­ro est ce qui les touche le plus. Ça s'est fait au dé­tri­ment du XC – la DH a les reins plus so­lides en termes d'image. Au ni­veau de la com­pé­ti­tion, les des­cen­deurs ont pu mon­trer qu'en tra­vaillant leur phy­sique, ils avaient les moyens de jouer aux avant­postes. Mais les cros­seurs, s'ils ne sont pas tech­niques, n'ont au­cune chance. Bien en­ten­du, ça ne s'ap­plique pas aux meilleurs. Absalon, Schur­ter pour­raient ve­nir en en­du­ro… L'am­biance dans le pad­dock est res­tée bonne, ce cham­pion­nat n'a pas cas­sé l'es­prit ori­gi­nel. Cette pre­mière an­née a été une réus­site, on es­père que le pu­blic sui­vra, les médias éga­le­ment. Il faut que le mé­tier de ri­der pro­fes­sion­nel soit re­con­nu par le grand pu­blic. Au­jourd'hui, ce n'est pas le cas, je suis obli­gé d'ex­pli­quer mon mé­tier aux gens…

Quel est le vé­lo d'en­du­ro idéal se­lon toi ?

Il doit être lé­ger, ner­veux. Le mien pèse 12,5 kg, offre 160 mm de dé­bat­te­ment et dis­pose d'un poste de pi­lo­tage très ins­pi­ré de la DH. Mais c'est en fait as­sez va­riable se­lon les ra­cines du pi­lote…

Quelle est la spé­ci­fi­ci­té du pi­lo­tage en­du­ro ?

La ges­tion de l'ef­fort. Il faut sa­voir avec quelle in­ten­si­té pas­ser dans le tech­nique, et avec quelle in­ten­si­té pé­da­ler. Il est dif­fi­cile d'être agile et pré­cis en fran­chis­se­ment lorsque tu es à 190 pul­sa­tions par mi­nute ! Sans comp­ter que dans le tech­nique, on est sou­vent as­sez sta­tique. Ce­la si­gni­fie que les jambes se chargent en acide lac­tique, ce qui rend les re­lances dif­fi­ciles. Faire des ef­forts vio­lents avec beau­coup d'acide lac­tique de­mande au moins de soi­gner l'ali­men­ta­tion sur la jour­née. C'est d'ailleurs bien que l'en­du­ro se pro­fes­sion­na­lise, car ça per­met d'amé­lio­rer tous ces points en pre­nant des conseils chez des spé­cia­listes aux­quels on n'avait pas ac­cès jus­qu'ici.

Quel conseil don­ne­rais­tu à des jeunes pi­lotes vou­lant pra­ti­quer l'en­du­ro ?

Il faut dé­jà faire at­ten­tion à ne pas prendre un vé­lo trop lourd par rap­port à son poids. Pour les plus jeunes, au­tant res­ter sur un vé­lo de XC as­sez lé­ger, en met­tant un cintre re­le­vé et en gar­dant un es­prit fun. Quand ils cas­se­ront leur vé­lo, il se­ra temps de pas­ser à un mo­dèle plus cos­taud. Le trial est aus­si un bon ap­pren­tis­sage. L'idéal est de va­rier les ex­pé­riences, même si on casse du matériel.

Penses-tu beau­coup aux risques quand tu roules ?

J'es­saie de ne pas y pen­ser, sur­tout en course ! J'ai fait une chute à l'en­traî­ne­ment une fois, en pas­sant par­des­sus le gui­don. J'ai at­ter­ri cinq mètres plus loin, dans les ro­chers. Pen­dant que je vo­lais, j'ai pen­sé que j'al­lais me bri­ser le cou et que je ne me re­lè­ve­rais pas. Ça te de­mande du temps après pour re­prendre confiance. Rou­ler sous adré­na­line te fait par­fois al­ler au-de­là du rai­son­nable, il faut gar­der la tête froide et res­ter lu­cide.

Tes ob­jec­tifs pour 2014 ?

Être cham­pion du monde d'en­du­ro de­vant Jey. J'ai un énorme res­pect pour lui, il a fait une grosse sai­son. Cette an­née, il avait tout ce qu'il fal­lait pour que ça marche. C'est un pré­cur­seur, un am­bas­sa­deur de la dis­ci­pline. Mon seul re­gret, c'est d'être ar­ri­vé mal pré­pa­ré en dé­but de sai­son. L'idéal, l'an pro­chain, se­rait un scé­na­rio à la TransP­ro­vence mais re­por­té à l'échelle des En­du­ro World Se­ries. Ce se­rait un beau duel…

Ce titre est vrai­ment im­por­tant pour toi ?

Ga­gner les En­du­ro World Se­ries, ça te prouve à toi­même que tu étais dans le juste sur tes choix de vie, ta mé­thode d'en­traî­ne­ment. Ça prouve que, sur une sai­son en­tière, tu as su gé­rer ton phy­sique, les re­la­tions avec tes par­te­naires, tout en t'épa­nouis­sant per­son­nel­le­ment. La pre­mière vic­toire en World Se­ries me confor­te­ra et me ren­dra plus fort. Mais si j'ai le titre, j'au­rai peut-être en­vie d'ar­rê­ter et de pas­ser à autre chose, pour avoir un autre dé­fi à re­le­ver…

« Ma pre­mière vic­toire en World Se­ries me ren­dra plus fort. »

Ni­co de­vant les meilleurs pi­lotes mon­diaux, une image qu’on va re­voir plus sou­vent, avec l’ex­pé­rience ac­cu­mu­lée cette sai­son…

Ni­co est l’un des pi­lotes les plus aé­riens du plateau. Sa tech­nique est un atout dans les condi­tions dif­fi­ciles, comme à La Réunion…

Ni­co prend très à coeur son rôle dans le dé­ve­lop­pe­ment des vé­los Cube. Son Ste­reo car­bone va en­core évo­luer en 2014. 1. Le gui­don est un 780 mm cou­pé à 770 mm. 2. Amor­tis­seur et fourche sont is­sus du pro­gramme RAD (Ra­cing Ap­pli­ca­tion De­ve­lop­ment) de Fox, qui im­plique tes­ting in­ten­sif et uti­li­sa­tion de la té­lé­mé­trie. 3. Du mo­no­pla­teau Shi­ma­no (36 ou 38) pro­to­type, avec uti­li­sa­tion ponc­tuelle en double (26/36) sur cer­taines épreuves.

Le re­gard de Ni­co à l’ar­ri­vée de la Mé­ga en dit long sur sa mo­ti­va­tion et ses am­bi­tions pour 2014.

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