Grégory Mo­nin

Nu­tri­tion­niste

Bike (France) - - Pratique -

« La ma­jo­ri­té des pra­ti­quants ne s’hy­dratent pas suf­fi­sam­ment. On perd en moyenne 1 litre d’eau par heure sur un vé­lo. Par temps très chaud, ça peut al­ler jus­qu’à trois litres. À ce ni­veau, on ne pour­ra ja­mais com­pen­ser les pertes au fur et à me­sure. La cou­leur des urines est un signe qui ne trompe pas. Il faut des urines claires. Des urines jaune fon­cé sont le pre­mier signe de déshy­dra­ta­tion. 1 % de perte hy­drique cor­res­pond en gé­né­ral à 10 % de baisse des per­for­mances. L’hy­dra­ta­tion doit être une ré­flexion au quo­ti­dien.

« Ne pas né­gli­ger l’hy­dra­ta­tion »

Les cy­clistes ont l’ha­bi­tude de par­tir avec un seul bi­don, même pour une sor­tie de deux heures. Si c’est un bi­don de 750 ml, ils boivent à peu près la moi­tié de ce qu’ils de­vraient boire. C’est vrai­ment un pro­blème ré­cur­rent. On peut d’ailleurs sans doute at­tri­buer pas mal de chutes à cette né­gli­gence. Il faut bien boire la veille et un peu le ma­tin, mais c’est sur­tout une bonne hy­dra­ta­tion en per­ma­nence qu’il faut fa­vo­ri­ser. Une mau­vaise hy­dra­ta­tion a des ré­per­cus­sions sur la per­for­mance, mais aus­si sur les ten­dons, les muscles, au ni­veau san­guin… L’eau fa­vo­rise éga­le­ment l’as­si­mi­la­tion du sucre. La no­tion de quan­ti­té est im­por­tante, mais aus­si celle de qua­li­té. La tem­pé­ra­ture, l’hu­mi­di­té, la dis­tance, la pé­riode de l’an­née… doivent in­fluen­cer le conte­nu de votre gourde. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.