Julien Absalon

Double cham­pion olym­pique de XC

Bike (France) - - Pratique -

« Le plai­sir reste le plus im­por­tant. C’est un cercle ver­tueux. Plus tu prends de plai­sir à l’en­traî­ne­ment, plus tu as en­vie d’y al­ler. Plus tu t’en­traînes et plus tu pro­gresses. L’en­vie est vrai­ment le mo­teur de la per­for­mance. Il faut ai­mer ce que l’on fait, s’épa­nouir et ne pas faire les choses par contrainte. On a la chance d’avoir plu­sieurs dis­ci­plines dans le vé­lo, on peut donc se tour­ner vers celle qui nous in­té­resse le plus et se don­ner à fond. L’ap­proche est ra­di­ca­le­ment dif­fé­rente entre un ran­don­neur du di­manche très cross­coun­try, un en­du­riste, un des­cen­deur, un tria­liste… Se don­ner à fond passe for­cé­ment de temps en temps par de la dou­leur. Si on n’est pas ca­pable de l’ac­cep­ter, il faut res­ter dans une pra­tique de loi­sir. C’est le propre de la com­pé­ti­tion, quelle que soit la dis­ci­pline. Pour être de­vant, il faut être ca­pable de don­ner plus que les autres. Les pé­riodes où j’ai eu les moins bons ré­sul­tats ont été celles où j’éprou­vais le moins de plai­sir. À haut ni­veau, la pres­sion et l’en­jeu prennent le pas sur le plai­sir et chez moi, ça ne fonc­tionne pas dans ces condi­tions. »

« Se faire plai­sir »

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