Ni­co­las Vouilloz

10 fois cham­pion du monde de DH

Bike (France) - - Pratique -

« Pour pas­ser des caps, le chrono est vrai­ment in­té­res­sant. Ça per­met d’ar­ri­ver sur les courses avec une men­ta­li­té dif­fé­rente, de mieux se connaître. Se battre contre un chrono n’est pas la même chose que se battre contre des ad­ver­saires. Ça oblige à ne ja­mais se re­lâ­cher. On sait en per­ma­nence pour­quoi on est sur le vé­lo. Une fois que l’on a un temps de ré­fé­rence, on peut se don­ner des thèmes de tra­vail et voir ce qui se passe au ni­veau du temps. On peut, par exemple, cher­cher à rou­ler le plus dé­ten­du pos­sible et s’aper­ce­voir qu’il n’y a pas d’écart avec le temps du run où l’on a at­ta­qué à fond. Ça fait ré­flé­chir. Ça prouve sou­vent que ça ne sert à rien de trop for­cer. C’est bien d’avoir tou­jours cette no­tion de chrono, même quand on dé­cide de ne pas rou­ler vite. Ne se­rait-ce que pour connaître la dif­fé­rence de temps entre une des­cente à l’at­taque et une tran­quille ! C’est bien aus­si pour va­li­der des choix tech­niques sur le vé­lo. Par­fois, le chrono ne confirme pas les sen­sa­tions. Ça per­met de se po­ser les bonnes ques­tions. »

« Tra­vailler avec un chrono »

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