Ur­ban ride

Com­ment un Pa­ri­sien peut- il pré­tendre pra­ti­quer le free­ride ou la DH ? Cette ques­tion, nos amis Sa­voyards, un brin ta­quins, nous l’ont po­sée mille fois ! Sûr que ça de­mande un peu d’ima­gi­na­tion et beau­coup d’huile de coude. Mais à moins de 30 mi­nutes de

Bike (France) - - Decouvrir -

Créé en 1998, le trail de Chep­tain­ville a évo­lué de fa­çon constante pour pro­po­ser au­jourd’hui six pistes de DH d’en­vi­ron 50 se­condes cha­cune et un trail avec quatre gros, très gros gaps, qui né­ces­sitent un bon ni­veau pour être ri­dés. Les condi­tions pour être un top des­cen­deur au­jourd’hui, avec des pistes en com­pé­ti­tion longues et cas­santes, sur des ter­rains jon­chés de ra­cines et de pierres, ne sont clai­re­ment pas pré­sentes sur ce trail de l’Es­sonne. En re­vanche, être ca­pable de tout pas­ser à Chep­tain’ est le signe d’une tech­nique et d’un ni­veau d’en­ga­ge­ment suf­fi­sants pour cam­per un ex­cellent freee­ri­der par­tout en mon­tagne. Res­te­ra à tra­vailler sur des ter­rains plus es­car­pés pour de­ve­nir un “vrai” des­cen­deur.

Inside

Trente à qua­rante mi­nutes de voi­ture de­puis Pa­ris, in­cluant une pe­tite ba­lade sur un che­min vi­ci­nal, sur le­quel un 4 x 4 au­rait été le bien­ve­nu, et voi­ci l’ac­cès au trail de Chep­tain’, à l’orée d’une fo­rêt. En ce sa­me­di d’oc­tobre, la piste ac­cueille l’une des cinq manches des Y- Games, une sé­rie de contests fran­ci­liens, et une bonne ving­taine de ri­ders sont pré­sents. Lan­cés du haut d’un ver­sant boi­sé, les pi­lotes choi­sissent leur ligne pour en­voyer les plus gros gaps, vi­rages re­le­vés et kicks. Les plus im­po­santes pas­se­relles en­voient à plus de 10 mètres. Pas de doute, le site n’est pas un champ de bosses pour bikes ri­gides mais bien un slope pour gros vé­los. Ce­pen­dant, si être

un trail de free­ride se ré­vèle dé­jà peu com­mun, la vraie par­ti­cu­la­ri­té de Chep­tain’ ré­side sur­tout dans son or­ga­ni­sa­tion. De­puis 2006, Guillaume Co­la­suon­no est à la tête de l’as­so­cia­tion qui gère le site. Les pistes sont propres, par­fai­te­ment sha­pées, les gaps et les ré­cep­tions sont ma­té­ria­li­sés clai­re­ment, tout est en­tre­te­nu aux pe­tits soins. « L’hiver, nous rou­lons peu, nous en pro­fi­tons pour mettre l’ac­cent sur le tra­vail sur le trail, pour en­tre­te­nir ce qui existe et dé­ve­lop­per de nou­veaux tra­cés » , an­nonce Guillaume. Cet an­cien mé­ca­no cycles est aus­si un ex­cellent

ri­der, com­pé­ti­teur BMX jus­qu’à l’an­née der­nière en­core. Sa pas­sion, il la trans­met au­jourd’hui aux plus jeunes en leur per­met­tant de rou­ler dans ces condi­tions par­faites. Il ajoute : « Nous

sommes sur un terrain pri­vé. Nos tra­vaux sont ac­cep­tés par le pro­prié­taire et nous nous de­vons de faire les choses cor­rec­te­ment pour que tout se passe bien. Après quelques échanges hou­leux avec les chas­seurs au dé­but, les choses sont

plus co­ol au­jourd’hui. » Qua­rante adhé­rents ré­gu­liers viennent ici rou­ler et creu­ser. Un coût de 50 eu­ros an­nuels per­met d’ac­cé­der au trail et d’être as­su­ré en cas de chute. In­dis­pen­sable quand on voit le pro­fil du par­cours… Pour les pra­ti­quants plus oc­ca­sion­nels ou ceux qui viennent de plus loin, la jour­née est à 10 eu­ros.

Top ni­veau

Si vous dou­tez en­core du ni­veau de ce trail, voi­ci un der­nier élé­ment qui pour­rait vous ras­su­rer : s’en­traî­ner ici a été l’une des clefs pour ob­te­nir une deuxième place sur une Red Bull Ram­page en 2012 ! En ef­fet, An­toine Bi­zet ( cf. ci- des­sous) vient ré­gu­liè­re­ment traî­ner ses roues ici. Oui, on peut faire, et bien faire, du free­ride à Pa­ris !

Pour les Y- Games, la grosse com­pé­ti­tion an­nuelle du trail, les

fi gures se sont en­chaî­nées sous les yeux ( et au- des­sus de la tête !)

des ca­me­ra­men !

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