C’est le gros ras­sem­ble­ment pour les marques, les dé­taillants, la presse et les pas­sion­nés, ou plu­tôt « c’était »… De­puis 2 ou 3 ans, le sa­lon al­le­mand est en dé­cé­lé­ra­tion, per­dant à chaque édi­tion quelques grosses marques sup­plé­men­taires. Alors, ce chang

Bike (France) - - Opinion -

«Le chan­ge­ment de date est lo­gique. Cer­taines grosses marques, comme nous, font dé­jà des lan­ce­ments de gamme plus tôt pour leurs re­ven­deurs et, en ce qui nous concerne, nous avons adap­té notre lan­ce­ment pro­fes­sion­nel à nos im­pé­ra­tifs et à ceux de nos par­te­naires sur le ter­rain. C’est une opé­ra­tion qui fonc­tionne bien et c’est une des rai­sons ( avec le pro­gramme Test The Best Ter­rain), qui nous a ame­nés à stop­per notre pré­sence sur Eu­ro­bike il y a 3 ans main­te­nant. Mais fi­na­le­ment, avan­cer la date de l’évé­ne­ment ne de­vrait rien chan­ger pour nous, car il reste la ques­tion de la lé­gi­ti­mi­té de ve­nir sur un sa­lon qui concerne de plus en plus le seul mar­ché al­le­mand au ni­veau des par­ti­cu­liers, avec un B2B qui se fait à un mo­ment dif­fé­rent. Avec des dates plus tôt, se pose aus­si le pro­blème des échan­tillons, avoir les pro­duits si en amont, c’est très com­pli­qué. Le chan­ge­ment de date ne de­vrait donc pas ré­vo­lu­tion­ner la donne. »

«Juillet est un mois très char­gé en termes d’évé­ne­ments, sa­lons, pré­sen­ta­tions. C’est aus­si un mois cru­cial pour les pré­com­mandes avec les dé­taillants. En ma­tière de bu­si­ness, c’est un mois ca­pi­tal. C’est la pé­riode pen­dant la­quelle nos com­mer­ciaux tournent pour pré­pa­rer les com­mandes de l’an­née sui­vante. Ce chan­ge­ment de date est un sa­cré chal­lenge ! Il va fal­loir que toutes les nou­veau­tés soient prêtes à temps et ce­la va être très com­pli­qué. Mais main­te­nir un beau sa­lon est im­por­tant, car c’est un bon in­di­ca­teur de la bonne san­té de notre ac­ti­vi­té. Du point de vue des consom­ma­teurs, pour ceux qui sont vrai­ment pas­sion­nés et qui sont prêts à faire ce dé­pla­ce­ment, ce­la va être com­pli­qué car ils vont peut-être faire le choix d’autres évè­ne­ments à cette pé­riode de dé­but juillet. Mais Eu­ro­bike se de­vait de faire quelque chose pour ra­me­ner les marques, qui se désen­gagent de plus en plus. »

«Plus gé­né­ra­le­ment, on ré­flé­chit de plus en plus à l’uti­li­té de ces grands sa­lons. Il y a 10 ans, nous avions be­soin de ces ren­dez-vous pour pré­sen­ter nos col­lec­tions au ré­seau ou aux im­por­ta­teurs. Au­jourd’hui, toutes les grosses marques ont des évè­ne­ments en in­terne pour ce­ci, bien plus ef­fi­caces. De plus, ces pré­sen­ta­tions ont lieu à dif­fé­rents en­droits, c’est beau­coup plus pra­tique pour li­mi­ter les dé­pla­ce­ments de nos par­te­naires. Pour re­ve­nir à la date du sa­lon Eu­ro­bike, il y a un peu plus d’in­té­rêt à le pla­cer en juillet, car en sep­tembre, c’est vrai­ment zé­ro in­té­rêt. Nous n’étions pas pré­sents cette an­née, et je ne pense pas que nous y re­tour­ne­rons. Lors de nos der­nières an­nées de pré­sence, le seul but était d’as­seoir notre no­to­rié­té. Au­jourd’hui, cette no­to­rié­té est là, et nous pré­fé­rons or­ga­ni­ser des évè­ne­ments plus proches de notre ré­seau. Nous avons même des doutes sur notre pro­chaine pré­sence au Roc d’ Azur. »

Yan Fou­ché Res­pon­sable mar­ke­ting Shi­ma­no France

Yann Noce Res­pon­sable mar­ke­ting Spe­cia­li­zed France

Si­mon An­dré Res­pon­sable France Or­bea

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