Était le de son père. Le fon­da­teur de SRAM livre sa vi­sion glo­bale du mar­ché vé­lo.

Fils et pe­tit-fils d’en­tre­pre­neurs, Stan Day a vé­cu des re­pas fa­mi­liaux cen­trés sur les ques­tions de bu­si­ness et de sens du ser­vice.

Bike (France) - - Story -

À quoi pen­sez-vous quand vous me­su­rez le che­min par­cou­ru de­puis la créa­tion en 1987 ? Stan Day : Quand nous avons com­men­cé, nous pen­sions connaître le suc­cès im­mé­dia­te­ment, mais notre vi­sion n’al­lait pas vrai­ment plus loin qu’une poi­gnée tour­nante pour chan­ger les vi­tesses sur un vé­lo de route. Ça nous a pris de nom­breuses an­nées pour le com­prendre, et fi­na­le­ment, nous avons ac­cé­lé­ré le dé­ve­lop­pe­ment avec les shif­ters sur les vé­los ur­bains, avant de les dé­cli­ner pour les VTT. Quand nous avons com­men­cé, nous n’étions pré­sents que sur le ter­ri­toire amé­ri­cain. Au­jourd’hui, nous tou­chons le monde en­tier et pro­po­sons tous les com­po­sants né­ces­saires pour construire un vé­lo. Vous or­ga­ni­sez quelque chose de spé­cial pour cette an­née an­ni­ver­saire ? Non, rien, nous sommes trop oc­cu­pés et concen­trés sur le fu­tur. En 30 ans, le monde du vé­lo a beau­coup chan­gé. Comment voyez-vous son évo­lu­tion ? Les trajectoires sont cy­cliques. Quand nous avons com­men­cé, les VTT avaient vrai­ment le vent en poupe, puis ç’a été le tour des ur­bains, puis des vé­los de route, et main­te­nant, la mode semble re­ve­nir aux VTT et aux e-bikes en Eu­rope. La qua­li­té et les per­for­mances des tech­no­lo­gies uti­li­sées dans l’in­dus­trie du cycle ont aus­si consi­dé­ra­ble­ment chan­gé. Quand nous avons com­men­cé, la pa­na­cée ul­time en ma­tière de trans­mis­sion pour un VTT était le 3 x 6. En tant qu’in­dus­triels, nous sommes en­suite al­lés vers le 3 x 10 et au­jourd’hui, nous en sommes au 1 x 12. Je me sou­viens qu’à la fin des an­nées 1990, un vé­lo haut de gamme va­lait quelques cen­taines de dol­lars. Ac­tuel­le­ment, il faut plu­tôt comp­ter entre 5 000 et 10 000 dol­lars. Quelle est votre ana­lyse du mar­ché ac­tuel ? Le bu­si­ness est plu­tôt calme, sauf en ce qui concerne le mar­ché de l’e-bike en Eu­rope. Je suis convain­cu qu’une part de l’ex­pli­ca­tion de cette ato­nie vient de la pro­li­fé­ra­tion des tailles de roues et de l’évo­lu­tion des freins à disque sur la route. Mais je crois que ça ren­tre­ra dans l’ordre l’an­née pro­chaine. La bonne nou­velle, c’est que la par­ti­ci­pa­tion des cy­clistes aux courses et leur pré­sence sur les évé­ne­ments vé­lo res­tent fortes et se portent plus que bien. Le mar­ché de l’e-bike, jus­te­ment, c’est l’avenir du vé­lo se­lon vous ? L’e-bike est un mar­ché im­por­tant, dont la ma­tu­ri­té est d’ailleurs plus avan­cée en Eu­rope. Je crois que les États-Unis vont rat­tra­per leur re­tard. Le mar­ché des vé­los à as­sis­tance élec­trique est sain, clai­re­ment seg­men­té en ur­bain, VTTAE, route et dé­ri­vés, mais je pense que le vé­lo « tra­di­tion­nel », qu’il soit ur­bain, tout-ter­rain ou de route, res­te­ra un mar­ché fort. L’e-bike ne va pas se sub­sti­tuer au vé­lo clas­sique, c’est un autre seg­ment. 27,5, 27,5+, Boost, fat-bikes-gra­vel… comment gé­rez-vous la com­plexi­té de l’offre ?

« Je sou­haite ame­ner SRAM à fran­chir un nou­veau cap. »

On perd le consom­ma­teur avec tout ce choix, toutes ces nuances, sur­tout en ce qui concerne les tailles de roues. Ça doit s’éclair­cir. Le gra­vel et le fat, eux, sont à part, il s’agit de vé­los ré­ser­vés à un usage par­ti­cu­lier, ça ne sème pas la confu­sion. Mais c’est en­nuyeux de perdre le consom­ma­teur… Je crois ef­fec­ti­ve­ment qu’on a re­tar­dé cer­tains achats de la part du consom­ma­teur à cause de cette com­plexi­té de l’offre pro­duits. SRAM réunit 6 so­cié­tés aux noms dif­fé­rents (SRAM, Ro­ckS­hox, Tru­va­tiv, Avid, Zipp, Quarq). Pour­quoi ne pas avoir tout ab­sor­bé sous le nom de SRAM ? Nous avons es­ti­mé que le mar­ché était at­ta­ché au main­tien à part en­tière de ces marques. Ce n’est ja­mais fa­cile, mais nous nous ap­pli­quons à col­ler aux de­mandes des consom­ma­teurs. Est-ce pos­sible, au­jourd’hui, pour une pe­tite marque, de sur­vivre dans le mar­ché du cycle ? Ab­so­lu­ment ! Faites at­ten­tion à vos

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