Les marques nord-amé­ri­caines et le mar­ché du E-Bike.

Alors que le mar­ché du E-Bike ex­plose en Eu­rope, il est au point mort de l’autre cô­té de l’At­lan­tique. Les rai­sons : une lé­gis­la­tion qui em­pêche, pour l’ins­tant, la pra­tique sur une grande par­tie des sen­tiers amé­ri­cains. Dans ces condi­tions, dif­fi­cile d’e

Bike (France) - - On Opini On -

«Dé­ve­lop­per un E- Bike n’a pas été com­pli­qué pour nous car les US ont ra­pi­de­ment été ré­cep­tifs au mar­ché. Nous étions dé­jà sur d’autres sec­teurs comme l’ur­bain, et les Amé­ri­cains ont ra­pi­de­ment sai­si l’im­por­tance du mar­ché. Nous sa­vions com­ment faire les E-Bikes et les gens aux US sa­vaient com­ment faire des VTT, l’al­chi­mie des deux a été simple et ef­fi­cace. La com­bi­nai­son a d’ailleurs été in­croya­ble­ment per­for­mante. Nous avons tra­vaillé sur le de­si­gn, avons ren­con­tré des ri­ders pour connaître leurs at­tentes, tes­té les pro­duits, tout ce­ci en re­la­tion constante avec les US. Le dé­ve­lop­pe­ment du E-VTT a ra­pi­de­ment été per­çu par la mai­son mère et les bud­gets ont vite été dé­blo­qués. Le E-Bike est un vrai plus pour le dé­ve­lop­pe­ment de la pra­tique du vé­lo en gé­né­ral, beau­coup de gens l’ont com­pris aux USA et tra­vaillent pour que la lé­gis­la­tion soit mo­di­fiée. »

«La ques­tion à se po­ser, c’est com­bien pèse l’Eu­rope dans le mar­ché de la marque en ques­tion ? Si ce­la ne re­pré­sente rien, celle-ci n’au­ra pas en­vie de pré­voir un bud­get. C’est le cas de so­cié­tés comme Sant Cruz, Pi­vot ou Yé­ti, mais ce­la vien­dra. Pour le mar­ché eu­ro­péen, il de­vient très com­pli­qué de ti­rer son épingle du jeu si l’on n’a pas de gamme élec­trique, les re­ven­deurs risquent de ne plus ré­fé­ren­cer ces marques. Il y a autre chose de très im­por­tant à prendre en compte, c’est que ces marques sont très « core » ; en al­lant vers le E-Bike, elles pour­raient frois­ser une part de leur clien­tèle un peu radicale. Ça fai­sait dé­bat chez Ro­cky Moun­tain, et ça reste un frein pour d’autres marques nord-amé­ri­caines. Les lo­bies an­ti- E- Bikes res­tent très puis­sants aux USA, ce­la fi­ni­ra par pas­ser mais il fau­dra en­core fran­chir quelques obs­tacles. Tout de­vien­dra alors plus simple pour le mar­ché eu­ro­péen. »

«Pour nous, une fois que les choses ont été lan­cées, tout a été ra­pide, c’est la mise en place qui a pris du temps, et ça a été le cas pour toutes les marques nord- amé­ri­caines. Le mar­ché eu­ro­péen, pour Can­non­dale, est pour­tant plus im­por­tant que ce­lui des USA ! Notre ar­ri­vée tar­dive sur ce sec­teur est peu­têtre due à cer­taines in­ter­ro­ga­tions face à un mar­ché mal connu sur le ter­ri­toire amé­ri­cain. Elle est aus­si en grande par­tie due à la vo­lon­té de la marque de pro­pro­ser un pro­duit ra­di­ca­le­ment dif­fé­rent de ce qui exis­tait pré­cé­dem­ment. Ce­la a été mis­sion ac­com­plie avec le Mo­ter­ra. Main­te­nant, le dé­ve­lop­pe­ment est lan­cé avec de beaux pro­jets pour ces pro­chaines an­nées. Mais les bud­gets res­tent à bien étu­dier puisque les mar­chés du VTT « clas­sique », mais aus­si de la route, res­tent très im­por­tants aus­si pour

nous en Eu­rope.

Fred Glo, Boss de Tribe Sport Group, dis­tri­bu­teur de Ro­cky Moun­tain.

Guillaume koch Res­pon­sable mar­ke­ting France Can­non­dale

Jes­per Van Den Adel Chef de pro­jet E-Bike chez Trek

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