Ran­don­née La Drôme Pro­ven­çale ..............

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La France re­gorge de pe­tits pa­ra­dis ca­chés pro­pices à se ré­ga­ler au gui­don d’un VTT. Le coeur de la Drôme, entre le Ver­cors, le Diois et la Drôme pro­ven­çale, fait par­tie de ces spots qui offrent de beaux dé­ni­ve­lés sur des sen­tiers ma­giques… On a tes­té et on re­vien­dra…

Un bon plan à l’ar­rache vaut par­fois bien mieux qu’une or­ga­ni­sa­tion pré­vue de longue date qui part en vrille. C’est notre constat à la suite de cette bonne ba­lade dans la Drôme. Ce n’était pour­tant pas la des­ti­na­tion ini­tiale puisque c’était plus bas, dans le Vau­cluse que l’on avait pré­vu d’user nos pneus sur ce coup-là. On avait vi­sé le Sud pour être plus sûrs d’avoir du beau temps à cette pé­riode de l’an­née. Tout sem­blait sous contrôle, le guide Ni­co­las Fi­lip­pi, les na­vettes, l’hô­tel, l’iti­né­raire… Mais plus l’on se rap­pro­chait du jour J et plus les pré­vi­sions mé­téo se dé­gra­daient. Au point que Ni­co­las nous a car­ré­ment conseillé de re­por­ter le pro­jet en nous in­di­quant ce plan B du cô­té de Va­lence, où la mé­téo s’an­non­çait plus clé­mente. C’est donc sur les conseils de Ni­co, à l’ar­rache com­plet, la veille pour le len­de­main, que j’ai pas­sé un coup de fil à Fabrice Crou­zet, un an­cien bon pi­lote de VTT, ti­tu­laire du BE, re­con­ver­ti ré­cem­ment en guide : « Vous gui­dez demain ? »« Euh, ça semble pos­sible, je suis dis­po. Laisse-moi ré­flé­chir un peu au par­cours et à l’or­ga­ni­sa­tion. Je te rap­pelle. » Le fa­meux pe­tit point de fin de jour­née par té­lé­phone avec lui a per­mis de confir­mer que nous étions entre de bonnes mains. Fabrice avait dé­jà ré­flé­chi à tout et, si la mé­téo se confir­mait, cette pe­tite jour­née de VTT s’an­non­çait plu­tôt pas mal. Le ren­dez-vous est fixé chez lui, 9 h 00 à Mi­ra­bel-et-Bla­cons. Le ciel est cou­vert, mais les pré­vi­sions sont en­cou­ra­geantes. Fabrice est une sorte de Mr Mé­téo ! Il scrute les sites, les cartes et les ra­dars en per­ma­nence : « On voit bien la pe­tite dé­pres­sion au-des­sus de nous, nous montre-t-il sur son smart­phone. Le vent va dans le bon sens, ça ne de­vrait pas du­rer. De toute fa­çon, je vais adap­ter le par­cours en consé­quence. » On grimpe dans son Trans­por­ter VW his­toire de prendre un peu de hau­teur fa­ci­le­ment. Di­rec­tion le vil­lage de Ri­mon-et-Sa­vel. Un tout pe­tit bourg ty­pique de la ré­gion qui culmine à 1 000 mètres d’al­ti­tude avec de la belle pierre et des mai­sons d’époque. Il faut 30 bonnes mi­nutes pour s’y rendre en voi­ture sur une route bien raide sur la fin. Heu­reu­se­ment qu’on n’y est pas al­lé à vé­lo. Cette ar­ri­vée en al­page nous pro­met une longue et belle des­cente.

Surf in Drôme

Le so­leil fait alors dé­jà quelques ap­pa­ri­tions mais, dès qu’il se cache, il ne fait vrai­ment pas chaud à cette pé­riode de l’an­née. Fabrice qui connaît la mu­sique a op­té pour le pan­ta­lon. On de­vrait tou­jours faire confiance aux lo­caux et, en short, on se les gèle un peu. Ce dé­but en des­cente as­sez rou­lant ne nous per­met pas fran­che­ment de nous ré­chauf­fer. Heu­reu­se­ment, plus loin, avec le so­leil et les quelques mor­ceaux de pé­da­lage, on fi­nit par faire sau­ter le coupe-vent. Cette trace en bal­con au-des­sus de la Roanne as­sure une vue in­croyable sur la val­lée et les mon­tagnes. Les nom­breuses sec­tions ga­vées de pommes de pin offrent un fee­ling par­ti­cu­lier. L’ex­pres­sion « évo­luer sur des oeufs » prend tout son sens. Le vé­lo surfe lit­té­ra­le­ment sur le sol et sur ce single par­ti­cu­liè­re­ment étroit, c’est as­sez bi­zarre. Même quand on re­trouve un sol por­teur, l’étroi­tesse de la sente de­mande une at­ten­tion par­ti­cu­lière. Il faut être fin et pré­cis. À droite, il faut veiller à ne pas ta­per un arbre ni à mettre de coups de pé­dale dans le ta­lus, à gauche, c’est dans le vide qu’il vaut mieux évi­ter de mettre les roues car c’est par­fois as­sez plon­geant. Bref, une évo­lu­tion qui de­mande une concen­tra­tion maxi­mum pour mettre en oeuvre la bonne vielle tech­nique qui consiste sim­ple­ment à re­gar­der loin de­vant. Et ça tombe bien parce que le pay­sage est bien plus beau que la roue avant du vé­lo. Le che­min fi­nit par s’en­fon­cer dans la fo­rêt. La suite plus clas­sique sur de la bonne terre nous offre un nou­veau bon mo­ment de pi­lo­tage sur un tra­cé plu­tôt rou­lant et une pente rai­son­nable. L’iti­né­raire qui dure fi­nit par

« C’est tech­nique, il faut re­gar­der loin mais le pay­sage est bien plus beau que la roue avant du vé­lo. »

Le mau­vais temps dans le Vau­cluse nous a ame­nés en der­nière mi­nute dans la Drôme. Bonne pioche fi­na­le­ment, puisque la mé­téo, le guide et la ba­lade ont été au top !

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