Ro­cky Moun­tain Ver­tex Car­bon 70 ...........

Ro­cky Moun­tain Ver­tex Car­bon 70 9,9 kg - 3 879 eu­ros Me­sures Bike sans pé­dale en taille L

Bike (France) - - Sommaire -

Avec un poids in­fé­rieur à 10 kg, un cadre se­mi-ri­gide en car­bone et une concep­tion re­vue pour une aug­men­ta­tion des per­for­mances, on se dou­tait bien que ce Ro­cky Moun­tain Ver­tex Car­bon 70 était une balle de guerre. Ce­la a été au-de­là de nos es­pé­rances !

Un obus de course par­ti­cu­liè­re­ment adap­té aux pé­da­leurs qui veulent s’ex­pri­mer sur les com­pé­ti­tions de cross-coun­try. Mal­gré de nom­breux chan­ge­ments sur cette nou­velle ver­sion, le po­si­tion­ne­ment de ce Ro­cky Moun­tain Ver­tex reste le même. La géo­mé­trie a été re­vue sur toute la gamme dans le but es­sen­tiel d’amé­lio­rer en­core les per­for­mances de la bête. Ain­si, l’angle du tube de di­rec­tion a été aug­men­té et l’em­pat­te­ment raccourci. La fi­ni­tion a éga­le­ment re­çu toute l’at­ten­tion des in­gé­nieurs. Le mo­dèle est li­vré en 29 pouces, mais on peut adop­ter des roues en 27,5+ avec une sec­tion pou­vant al­ler jus­qu’à 2.8. Le pas­sage des câbles a éga­le­ment été soi­gné. Une ou­ver­ture plus grande sur le tube dia­go­nal et de di­rec­tion per­met un pas­sage du câble de dé­railleur, mais éga­le­ment de la du­rite de frein ar­rière. Le mon­tage d’un sys­tème Di2 et d’une selle té­les­co­pique a été pré­vu. La tige d’ori­gine a été choi­sie en 27,2 mm pour amé­lio­rer le confort. On re­marque éga­le­ment une bonne pro­tec­tion de cadre au ni­veau du boî­tier de pé­da­lier. Les fibres du cadre sont tis­sées grâce au pro­cé­dé de fa­bri­ca­tion Smoo­th­wall. En uti­li­sant un moule in­terne ri­gide plu­tôt que des ré­ser­voirs gon­flables, ce sys­tème per­met d’éli­mi­ner tout ex­cès de ré­sine et de fibres, op­ti­mi­sant aus­si le poids fi­nal. Cette tech­no­lo­gie al­lie plu­sieurs types de car­bones, pla­cés à des en­droits pré­cis en fonc­tion de la ri­gi­di­té et de la ré­sis­tance sou­hai­tée. Sur le mo­dèle haut de gamme (le Ver­tex 90), on re­trouve un tis­sage HBO qui uti­lise des feuilles de fibre de car­bone de pre­mière qua­li­té qui per­mettent d’ac­croître la du­ra­bi­li­té tout en pré­ser­vant les per­for­mances. Le tis­sage stan­dard des mo­dèles Ver­tex Car­bon 70 et Car­bon 50, qui reste du haut de gamme, per­met de ré­duire un peu les coûts. Cette ver­sion 70 Car­bon re­çoit une fourche Ro­ckS­hox Re­ba RL de 100 mm, une trans­mis­sion Sram GX Eagle 12 vi­tesses, mais la pos­si­bi­li­té de mon­ter un dé­railleur à l’avant existe. Les freins sont des Shi­ma­no XT en 180 mm à l’avant comme à l’ar­rière.

En mon­tée

Avec cette concep­tion et de telles ca­rac­té­ris­tiques, on ima­gi­nait bien que le point fort de ce vé­lo se­rait ses ca­pa­ci­tés au pé­da­lage. On at­taque par une pe­tite mise en jambes sur une route de mon­tagne qui se trans­forme en­suite en che­min. La po­si­tion est pro­pice au ren­de­ment à la mon­tée. On ne peut pas par­ler de confort avec ce cadre car­bone des plus ri­gides et l’ab­sence d’amor­tis­seur, mais la po­si­tion est bonne et com­pense en par­tie l’exi­gence du cadre. Le gui­don en 760 mm est idéal. La taille L de ce vé­lo est par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée à mon ga­ba­rit (1,83 m) et tous les seg­ments semblent par­fai­te­ment ali­gnés pour pous­ser sur les ma­ni­velles. La fourche est blo­quée. La vi­va­ci­té qui se dé­gage à chaque coup de pé­dale me donne en­vie de pous­ser un peu plus, et en­core un peu plus… et ain­si de suite. Le bon­heur in­té­gral ar­rive quand on est de­bout sur les pé­dales et que l’on donne tout ce que l’on a dans les jambes ! La ré­ac­ti­vi­té est vrai­ment plai­sante, mais ce­la ne peut (pour ce qui me concerne) n’être que de courte du­rée ! Les per­for­mances in­con­tes­tables de l’en­gin sont li­mi­tées par les per­for­mances phy­siques, beau­coup plus contes­tables, elles, d’un pi­lote sa­voyard à la sor­tie de l’hiver ! Alors, on se ras­sied, on mou­line et on at­tend que ça se passe, mais là, c’est bien moins ri­go­lo. Le Ver­tex n’a pas été pen­sé pour mon­ter à l’éco­no­mie en res­tant as­sis sur la selle. Et si on ne dis­pose pas d’une condi­tion phy­sique de tueur, c’est fi­na­le­ment sur le plat qu’on ar­rive le plus à ex­ploi­ter la bête et à res­sen­tir son po­ten­tiel. C’est sur ces por­tions rou­lantes que l’on ti­re­ra le meilleur d’une bonne tech­nique de pé­da­lage puisque chaque watt trans­mis passe, sans dé­per­di­tion ou presque, à faire avan­cer l’en­gin. Sur les ter­rains plus ac­ci­den­tés, au-de­là d’une cer­taine vi­tesse, le vé­lo peut se mettre à sau­tiller un peu de l’ar­rière, et conser­ver ce coup de pé­dale de­vient un peu plus la­bo­rieux quand on n’est pas ex­pert en la ma­tière. Il faut un pe­tit temps d’adap­ta­tion pour re­trou­ver un maxi­mum d’ef­fi­ca­ci­té au pé­da­lage avec un vé­lo se­mi­ri­gide. Il est éga­le­ment né­ces­saire de soi­gner par­fai­te­ment ses tra­jec­toires pour s’as­su­rer un maxi­mum de mo­tri­ci­té. Les sen­sa­tions res­tent tou­jours plu­tôt agréables, quelles que soient les condi­tions, mais l’on se rend vite compte que le concept du XC se­mi-ri­gide ne se­ra pas

« Le bon­heur in­té­gral ar­rive quand l’on donne tout ce que l’on a dans les jambes. »

Pas tou­jours évident de des­cendre avec la selle en haut.

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