Re­trou­ver la forme après l’été

Bike (France) - - Sommaire - Texte : Thi­bault Sa­dargues

Les va­cances sont ter­mi­nées et vous voi­là de retour à la mai­son pour la grande ren­trée an­nuelle. Com­pé­ti­teurs ama­teurs comme ran­don­neurs, beau­coup d’entre vous ont pro­fi­té des grosses cha­leurs de l’été pour mar­quer une pause avec le VTT. La ren­trée est donc sy­no­nyme de re­prise, mais c’est par­fois plus com­pli­qué que pré­vu… Voi­ci quelques conseils pour que votre la ren­trée se dé­roule dans les meilleures condi­tions.

L’été se ter­mine et la ren­trée ap­proche. Beau­coup de pra­ti­quants pro­fitent bien sûr de l’été pour par­tir en va­cances, prendre quelques apé­ri­tifs et quelques ki­los au pas­sage, mais aus­si mar­quer une pause avec le VTT, no­tam­ment à cause des fortes cha­leurs. On re­charge les bat­te­ries sur le plan men­tal, mais on laisse un peu de cô­té le plan spor­tif. De ce fait, lorsque la ren­trée ap­proche, il faut re­trou­ver la forme et se re­mettre dans le bain, que l’on soit à la re­cherche de la per­for­mance comme du plai­sir de pi­lo­tage en ran­don­née. Car oui, après un été sans sor­tie VTT, on a per­du en ba­gage phy­sique et tech­nique. Il est donc im­pé­ra­tif de suivre quelques règles pour re­trou­ver la forme.

RE­TROU­VER UNE HY­GIÈNE DE VIE COR­RECTE

Avec la dé­con­trac­tion des va­cances, beau­coup d’entre nous ont lo­gi­que­ment ten­dance à se lais­ser al­ler. C’est-à-dire se cou­cher plus tard, man­ger plus ou consom­mer un peu plus d’al­cool, etc. Une hy­giène de vie qui ne cor­res­pond pas for­cé­ment à celle du spor­tif, et qui se paye le jour de la re­prise. Ain­si, pour Pierre Mik­lic, en­traî­neur de VTT pro­fes­sion­nel, le pre­mier geste à adop­ter à la ren­trée est sim­ple­ment de re­trou­ver une bonne hy­giène de vie : « Pour toute ren­trée spor­tive, on re­prend la forme en aug­men­tant son ca­pi­tal som­meil. On tire sur la corde tout l’été, mais il faut aus­si res­pec­ter son corps », ex­plique-t-il. Ain­si, l’idéal est de re­trou­ver un som­meil confor­table, que l’on adopte toute l’an­née. « Bien sûr, il faut aus­si évi­ter les abus et ré­duire les écarts avec l’al­cool. Une hy­giène de vie cor­recte per­met­tra de re­trou­ver la forme plus fa­ci­le­ment, mais aus­si d’évi­ter les bles­sures lors de la re­prise du sport », dé­taille l’en­traî­neur.

RE­PRENDRE TRAN­QUILLE­MENT

Re­prendre le VTT à la ren­trée ne si­gni­fie pas s’im­po­ser des contraintes ni s’in­fli­ger un programme d’en­traî­ne­ment pour ra­pi­de­ment re­trou­ver un rythme de spor­tif. Au contraire, ce­la ne pour­ra que vous dé­mo­ti­ver. « Lorsque l’on n’a pas fait de VTT pendant plu­sieurs se­maines ou plus d’un mois, il faut re­prendre en se fai­sant plai­sir, avec des sor­ties courtes et lu­diques, si pos­sible avec des amis ou de la fa­mille pour que la sor­tie soit plus convi­viale », conseille Pierre Mik­lic. Avant d’ajou­ter : « Com­men­cer de suite par des sor­ties de trois

heures qui com­portent des ob­jec­tifs phy­siques ou tech­niques, c’est le meilleur moyen de se dé­mo­ti­ver et de se bles­ser mus­cu­lai­re­ment ou en tom­bant ». Se­lon lui, l’idéal se­rait donc de dé­bu­ter par trois ou quatre sor­ties d’en­vi­ron 1 h 30 sur un cir­cuit joueur que l’on connaît bien, l’ob­jec­tif étant de re­trou­ver ses marques et ses sen­sa­tions. « Lorsque l’on rentre chez soi, il faut avoir pris du plai­sir et ne sur­tout pas se dire : “Je suis mau­vais, c’est trop dur”. C’est tout à fait nor­mal d’avoir des dif­fi­cul­tés lors des pre­mières sor­ties, il est im­pos­sible de re­ve­nir au top de sa forme dès la pre­mière sor­tie. La no­tion de plai­sir est donc primordiale », ras­sure l’en­traî­neur. C’est seule­ment après cinq sor­ties que l’on peut re­prendre un en­traî­ne­ment plus in­ten­sif, ou des sor­ties plus longues et plus tech­niques pour les ran­don­neurs.

ÉVI­TER LES CONTRAINTES

Le meilleur moyen de se dé­mo­ra­li­ser et de perdre confiance lors de la re­prise est de s’im­po­ser des contraintes. Tout le monde pro­fite de l’été pour dé­com­pres­ser et se lâ­cher, s’im­po­ser cer­taines contraintes dès la re­prise se­rait alors contre-pro­duc­tif. « Il est in­utile de se pe­ser, prendre son car­dio ou faire trop at­ten­tion à ce que l’on mange. On peut faire at­ten­tion à ces choses-là en­vi­ron trois se­maines après la re­prise, soit après une di­zaine de sor­ties, lorsque l’on a re­pris ses re­pères sur le vé­lo, et que le corps se ré­veille pe­tit à pe­tit. Plus la re­prise est lisse, plus elle est ef­fi­cace », dé­taille Pierre Mik­lic. Au contraire, l’en­traî­neur in­vite les pra­ti­quants à ef­fec­tuer quelques exer­cices de mus­cu­la­tion d’en­vi­ron cinq mi­nutes, comme des ab­do­mi­naux ou du gai­nage, qui fa­vo­risent le retour à la forme. « Il y a aus­si des choses très simples à faire au quo­ti­dien comme mon­ter des escaliers au lieu de prendre l’as­cen­seur ou ne pas res­ter in­ac­tif lorsque l’on est au té­lé­phone », sug­gère-t-il. En­fin, il ne faut pas hé­si­ter à se faire des pe­tits plai­sirs, comme ache­ter du nou­veau ma­té­riel ou sim­ple­ment s’in­té­res­ser aux nou­veau­tés 2019, Pierre Mik­lic l’as­sure : « C’est très sti­mu­lant et c’est une mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire pour al­ler rou­ler ». Ain­si, la re­prise est im­por­tante pour chaque pra­ti­quant, com­pé­ti­teur comme ran­don­neur, car elle dé­ter­mine la forme que l’on au­ra du­rant toute l’an­née. Il est donc très im­por­tant de res­pec­ter son corps et de se faire plai­sir dans l’ef­fort lors de la re­prise. Pierre Mik­lic l’af­firme, il est in­utile de se faire mal trop vite : « Le corps fonc­tionne comme un or­ga­nisme de cré­dit : si l’on consomme tout de suite, on le paye après ».

Pour la re­prise, il est idéal de com­men­cer par des sor­ties courtes et lu­diques qui vous re­met­tront en jambes.

Pour re­trou­ver la forme ef­fi­ca­ce­ment à par­tir de la ren­trée, évi­tez les abus, no­tam­ment avec l’al­cool.

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