C'est le mo­ment de vous y mettre !

Blue Run - - EDITO -

La course à pied est sans doute l'ac­ti­vi­té la plus simple et la plus ef­fi­cace. D'ailleurs, c'est celle qui vient im­mé­dia­te­ment à l'idée quand on dé­cide de bou­ger. Néan­moins, si c'est simple, ce n'est pas sim­pliste. Ex­pli­ca­tions et conseils…

La ren­trée est pas­sée, vous êtes ins­tal­lé dans votre nou­veau rythme, il faut main­te­nant pen­ser un peu à vous et vous don­ner les moyens de réa­li­ser vos ob­jec­tifs. Un es­prit sain dans un corps sain, ce n’est pas une lé­gende.

Si vous êtes en bonne san­té, conservez-la en cou­rant. Si vous êtes ma­lade, pre­nez bien votre trai­te­ment et cou­rez pour l'op­ti­mi­ser. Cou­rir est une ex­cel­lente fa­çon de ren­for­cer votre coeur et as­su­rer une cir­cu­la­tion ef­fi­cace en sang et oxy­gène à tra­vers le corps, ce qui vous per­met de mieux ré­cu­pé­rer des ef­forts phy­siques et men­taux. Cou­rir amé­liore aus­si le sys­tème im­mu­ni­taire, donc vos fonc­tions cor­po­relles sont plus ef­fi­caces contre les bac­té­ries. Cou­rir aug­mente la den­si­té des os, cou­rir amé­liore votre ni­veau d’éner­gie. C'est une fa­çon ex­trê­me­ment ef­fi­cace de brû­ler des ca­lo­ries et perdre du

Trois séances par se­maine, c’est la bonne dose. Pas ne­ces­saire de cou­rir à chaque fois

poids. À titre d'exemple, il faut cou­rir 45 min pour dé­pen­ser les ca­lo­ries d'une plaque de cho­co­lat au lait. Alors, sans vous mettre au ré­gime, vous de­vez brû­ler (fonc­tions de base et exer­cices) plus de ca­lo­ries que vous n'en consom­mez.

C'est sym­pa. Se­lon votre per­son­na­li­té, vous pou­vez faire de votre jog­ging une ac­ti­vi­té so­li­taire. C'est prou­vé, l'ac­ti­vi­té cé­ré­brale est plus per­for­mante en cou­rant. En famille, entre col­lègues ou entre amis, vous pou­vez cou­rir à plu­sieurs. Le jog­ging, et son al­lure en­du­rance, per­met de par­ler en cou­rant ; si ce n’est pas le cas, c'est que votre al­lure est trop ra­pide. Et si vous vou­lez vous amu­ser, il y a plé­thore de courses ri­go­lotes où le dé­fi phy­sique se mêle à une grande convi­via­li­té. Avoir un par­te­naire ou un groupe de course ré­gu­lier est une fa­çon de res­ter mo­ti­vé à cou­rir.

Ça aug­mente la confiance et l'es­time de soi, plus en­core quand vous pro­gres­sez et réa­li­sez des pe­tits dé­fis per­son­nels.

C'est fa­cile à or­ga­ni­ser : met­tez vos chaus­sures de run­ning et sor­tez. Tous les en­vi­ron­ne­ments sont bons : donc, choi­sis­sez votre dé­cor en fonc­tion de vos en­vies.

C'est un ex­cellent re­mède contre le stress, une ir­ri­ta­tion émo­tion­nelle et même une dé­pres­sion lé­gère. Des re­cherches dé­montrent que les adultes qui font de l’exer­cice ré­gu­liè­re­ment sont gé­né­ra­le­ment plus heu­reux que ceux qui n’en font pas.

Ça amé­liore les ca­pa­ci­tés sexuelles et exa­cerbe la li­bi­do.

Com­ment faire ?

Bien en­ten­du, comme pour toute ac­ti­vi­té phy­sique, aus­si simple soit-elle, il y a des pro­cé­dures et des pré­cau­tions à prendre pour que vous en ti­riez tous les bé­né­fices.

D'abord, sa­chez-le, ne cou­rir qu'une fois par se­maine ne sert à rien. Le bé­né­fice ti­ré d'une séance ne dure que 3 jours, au-de­là vous re­par­tez à zé­ro.

C'est exac­te­ment comme quand vous pre­nez un ca­chet d'as­pi­rine dont l'ef­fet ne que dure trois ou quatre heures, il faut re­com­men­cer pour éli­mi­ner la dou­leur.

Trois séances par se­maine est un bon tem­po. Il n’est pas né­ces­saire de cou­rir à chaque fois, mais faire fonc­tion­ner le sys­tème car­dio-vas­cu­laire, ren­for­cer les ca­pa­ci­tés mus­cu­laires, amé­lio­rer l'équi­libre et le main­tien du corps sont tout aus­si im­por­tants.

Pro­gres­ser ne veut pas dire être à fond tout le temps. Si les pe­tites dou­leurs sont in­évi­tables, elles ne sont pas for­cé­ment le signe de pro­gres­sion. Me­su­rer son ef­fort et l'ins­crire dans la du­rée est plus ef­fi­cace que des séances dures qu'on a du mal à ré­cu­pé­rer.

Chaque séance d'en­traî­ne­ment est com­po­sée de trois par­ties : l'échauf­fe­ment, le tra­vail spé­ci­fique et le re­tour au calme.

L’échauf­fe­ment est une phase pré­pa­ra­toire à l’ef­fort, in­dis­pen­sable pour la pra­tique de l’ac­ti­vi­té phy­sique et spor­tive.

- Il pré­vient des bles­sures en pro­té­geant les muscles et les ar­ti­cu­la­tions. - Il pré­pare le coeur à l’ef­fort.

- Il met en éveil les ca­pa­ci­tés psy­cho­lo­giques.

- Il va­rie en du­rée et en in­ten­si­té se­lon le type d’ac­ti­vi­té phy­sique et spor­tive, les condi­tions mé­téo­ro­lo­giques, l’âge et le ni­veau de condi­tion phy­sique.

La du­rée de l’échauf­fe­ment va­rie en fonc­tion de plu­sieurs pa­ra­mètres. Ain­si, il doit être plus long si l’ac­ti­vi­té phy­sique est in­tense, si le ni­veau de condi­tion phy­sique est éle­vé, si l’âge est plus avan­cé. Il doit être adap­té aux condi­tions ex­té­rieures (froid, cha­leur, vent, pluie…).

L’échauf­fe­ment com­prend deux phases :

- l’échauf­fe­ment gé­né­ral pour une sol­li­ci­ta­tion glo­bale de l'or­ga­nisme (mo­bi­li­sa­tion ar­ti­cu­laire et sol­li­ci­ta­tion car­dio-vas­cu­laire) ;

- l’échauf­fe­ment spé­ci­fique pour une pré­pa­ra­tion spé­ci­fique de l’or­ga­nisme à l’ac­ti­vi­té (en­du­rance, ré­sis­tance, ren­for­ce­ment mus­cu­laire).

Pour être ef­fi­cace, il doit aug­men­ter la tem­pé­ra­ture cor­po­relle avec un tra­vail mus­cu­laire dont l’in­ten­si­té est suf­fi­sam­ment éle­vée, conser­ver la cha­leur pro­duite (le corps perd de la cha­leur avec l’éva­po­ra­tion de la sueur, il est donc im­por­tant lors­qu’il fait froid comme lors­qu’il fait chaud, d’être bien cou­vert, aug­men­ter pro­gres­si­ve­ment l’in­ten­si­té pour se rap­pro­cher de celle de l’ac­ti­vi­té à ré­ali- ser, et être va­rié (mo­bi­li­sa­tion car­dio-vas­cu­laire et ar­ti­cu­laire, ac­cé­lé­ra­tions, sol­li­ci­ta­tion des dif­fé­rents groupes mus­cu­laires).

Le tra­vail spé­ci­fique, c'est le corps de la séance, il est pro­gram­mé en fonc­tion de vos ob­jec­tifs et de sa place dans le pro­ces­sus de pro­gres­sion. Il n'est pas né­ces­saire de sor­tir de cette séance épui­sé et de se dé­pas­ser à chaque séance pour pro­gres­ser. Construire pe­tit à pe­tit en variant les al­lures et le type d'ef­fort. Il est aus­si im­por­tant de s'éva­luer avant de com­men­cer pour par­tir sur les bonnes al­lures.

Par­tir de son état de forme pour dé­fi­nir des ob­jec­tifs co­hé­rents

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