No­var­tis une en­tre­prise qui a du coeur

Blue Run - - EDITO -

En­tre­prise suisse de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique avec un siège à Bâle, sa fi­liale fran­çaise ba­sée à Rueil-mal­mai­son, dans les Hauts-de-seine, est très spor­tive. La course à pied oc­cupe une bonne place avec un ren­dez-vous ma­jeur : la Course du coeur. Mais pas seule­ment.

L’édi­tion 2016 de la Course du coeur au­ra lieu le 30 mars pro­chain, mais les ins­crip­tions com­mencent cet au­tomne et les équipes par­ti­ci­pantes se forment. Il faut s’y pré­pa­rer. Bien s’y pré­pa­rer. Au dé­part, une bonne ving­taine de can­di­dats pour faire par­tie de l’équipe No­var­tis, mais, à l’ar­ri­vée, seule­ment 14 se­ront re­te­nus et for­me­ront l’équipe en­ga­gée.

Créée par l’as­so­cia­tion Trans-forme au­près de la­quelle on prend son ins­crip­tion, cette course a pour but de sen­si­bi­li­ser le grand pu­blic aux trans­plan­ta­tions et aux dons d’or­ganes. C’est en fait une grande cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion à cette cause. Reste que pour faire cette course, il faut avoir le coeur plu­tôt so­lide, car elle est longue de 750 km, réunit 16 équipes et dure 4 jours et 4 nuits, re­liant Pa­ris avec les Arcs, en Sa­voie, où elle ar­rive. Les équipes sont donc com­po­sées de 14 cou­reurs, hommes et femmes obli­ga­toi­re­ment, qui se re­laient et doivent avoir au moins un pro­fil de se­mi-ma­ra­tho­nien pour te­nir le coup. La course tra­verse 200 com­munes qui se­ront sen­si­bi­li­sées à cette cause, des spec­tacles étant aus­si or­ga­ni­sés lors du pas­sage des cou­reurs.

Du bien être au ma­ra­thon, le coach or­ga­nise des sor­ties par ni­veau à l’heure du dé­jeu­ner

L’en­tre­prise tou­jours pré­sente

Les cou­reurs No­var­tis y par­ti­cipent chaque an­née de­puis 1989, an­née de sa créa­tion. Comme le dit Mi­chel Pou­jade, sa­la­rié de l’en­tre­prise et qui est au dé­part chaque an­née, il faut au moins trois en­traî­ne­ments par se­maine pour être com­pé­ti­tif, du moins à l’aise du­rant cette course. Pas be­soin d’être ma­ra­tho­nien per­for­mant. Mi­chel Pou­jade, qui a cou­ru trois ou quatre ma­ra­thons dans sa car­rière de cou­reur, ne l’est pas. Il a, dit-il en sub­stance, un pro­fil plu­tôt « die­sel », même si ces meilleurs chro­nos sur se­mi sont quand même de 1 h 30 min en­vi­ron. Pas mal, ce­la fait du 14 km/h de moyenne.

Reste qu’il faut un peu plus que les deux séances pro­po­sées chaque se­maine par la sec­tion course à pied de l’as­so­cia­tion spor­tive de l’en­tre­prise pour faire la Course du coeur. Mais L’AS de No­var­tis ne fait pas que cou­rir, elle pro­pose aus­si de la gym, de la mus­cu­la­tion, du yo­ga, de la na­ta­tion dans une pis­cine proche et d’autres ac­ti­vi­tés fit­ness pour ses sa­la­riés qui veulent se dé­pen­ser, se mo­ti­ver. Ils ont le choix, et ce­la peut être un com­plé­ment utile au run­ning. « On court le mar­di et le jeu­di à l’heure du dé­jeu­ner, avec de l’en­du­rance et un peu de frac­tion­né », dit Mi­chel Pou­jade. Un coach or­ga­nise les sor­ties, on court par pe­tits groupes, se­lon le ni­veau. En outre, le dé­cor est agréable car on va dé­rou­ler sa fou­lée dans le bois, tout proche de Saint-cu­cu­fa, un par­cours va­rié, plai­sant qui com­prend aus­si quelques mon­tées. Idéal pour rompre la mo­no­to­nie, va­rier l’ef­fort, le rendre plus com­plet, c’est mieux qu’em­prun­ter tou­jours un ter­rain plat.

La per­for­mance pour cer­tains, la forme pour d’autres

Mais si la forme, le bien-être, est l’ob­jec­tif ma­jeur re­cher­ché quand on s’ins­crit à L’AS, l’en­tre­prise No­var­tis compte d’autres cou­reurs, des ma­ra­tho­niens ex­pé­ri­men­tés en 3 heures et même moins, qui, eux, ne sont pas à l’as­so­cia­tion, s’en­traî­nant seuls. Ou dans un autre club. « La co­ti­sa­tion est de 90 eu­ros, dit Mi­chel Pou­jade, la moi­tié est prise en charge par le co­mi­té d’en­tre­prise. Mais ceux qui ont un pro­fil plus re­le­vé, qui sont plus com­pé­ti­tifs, qui font des ma­ra­thons ou des courses très re­le­vées comme la Sain­télyon, le Tour du Mont-blanc, le Tour du Mor­bi­han, ils ne viennent pas à L’AS, c’est nor­mal. Ils ont be­soin de faire beau­coup de ki­lo­mètres, de frac­tion­ner, de faire des côtes. » Car le but de L’AS, ré­sume en sub­stance Mi­chel Pou­jade, est avant tout de faire bou­ger les gens de l’en­tre­prise, de les faire se dé­pen­ser car ils sont as­sis toute la jour­née. Leur mé­tier est, comme dans tous les bu­reaux, sé­den­taire. Se dé­fou­ler avec de la course à pied bien sûr, mais aus­si, nous l’avons vu, grâce à d’autres ac­ti­vi­tés fit­ness très en vogue et ac­ces­sibles à tous. Les sa­la­riés doivent être en forme, l’en­tre­prise ne s’en plain­dra pas.

D’autres courses avec dos­sard aus­si

Reste que la forme, le bien-être, c’est une chose, mais la com­pé­ti­tion à la por­tée du plus grand nombre, avec un dos­sard épin­glé sur le tee-shirt n’est pas ou­bliée par cette as­so­cia­tion. Car, outre la Course du coeur, l’en­tre­prise ins­crit des cou­reurs et cou­reuses à Odys­séa, la course contre le can­cer du sein pré­vue les 3 et 4 oc­tobre à Pa­ris ; à la Pa­ri­sienne, épreuve 100 % fé­mi­nine qui a eu lieu le13 sep­tembre der­nier ; ou en­core à l’eco­trail or­ga­ni­sé en mars à Pa­ris. Le trail, c’est ten­dance et pas for­cé­ment 80, 100 km. L’eco­trail Pa­ris l’a com­pris, qui pro­pose une course de 18 km, de la marche nor­dique, de la ran­don­née aus­si. Le trail à la por­tée de tous. Un ca­len­drier bien rem­pli pour les sa­la­riés de No­var­tis qui n’em­pêche bien sûr pas une par­ti­ci­pa­tion à d’autres courses du type Pa­ris-ver­sailles, les 20 km de Pa­ris en toute li­ber­té. L’as­so­cia­tion spor­tive de No­var­tis ini­tie les sa­la­riés de l’en­tre­prise au sport, à la course à pied et les conseille pour al­ler plus loin, faire plus long, plus dur s’ils le sou­haitent. Tout un pro­gramme.

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