Cou­rir en famille, pas si simple mais bé­né­fique

Blue Run - - EDITO -

Avec la course en famille, tous les cas peuvent se pré­sen­ter. Un couple où les deux pa­rents sont dé­bu­tants, ou bien un couple avec un pa­pa ou une ma­man qui est plus ex­pé­ri­men­té. Quant aux en­fants, ils n’ont pas le même âge, sauf pour des ju­meaux ou ju­melles, l’un pou­vant avoir 5 ans, le deuxième 10, 12 ans. Leurs ca­pa­ci­tés à cou­rir sont for­cé­ment dif­fé­rentes. D’où pas mal de pré­cau­tions à prendre.

Il est bien en­ten­du que les plus aptes se met­tront à la por­tée des moins aptes. Et s’il y a un pra­ti­quant ex­pé­ri­men­té, cette sor­tie en famille se fe­ra en de­hors de sa séance d’en­traî­ne­ment ha­bi­tuelle. Sauf peut-être pour ré­cu­pé­rer. Le cou­reur (ou la cou­reuse) aguer­ri ne de­vra en au­cun cas se pla­cer de­vant for­çant le reste de la famille à le suivre. Il de­vra se mettre to­ta­le­ment à l’écoute du moins fort, c’est pour­quoi cette sor­tie ne se­ra pas pour lui une vraie séance d’en­traî­ne­ment.

Des conseils oui, mais mo­dé­rés

Le cou­reur ex­pé­ri­men­té de­vra, bien en­ten­du, don­ner des conseils à son conjoint et à ses en­fants, ne sur­tout pas par­tir trop vite mal­gré la fraî­cheur de l’or­ga­nisme, bien res­pi­rer bouche un peu ou­verte et non fer­mée, se sen­tir re­lâ­ché, pas contrac­té et sur­tout évi­ter de sprin­ter. Mais il de­vra s’abs­te­nir d’abreu­ver ses par­te­naires de conseils ré­pé­ti­tifs, ce qui ris­que­rait de las­ser les en­fants sus­cep­tibles de ne plus re­com­men­cer. La sor­tie s’ef­fec­tue­ra en­vi­ron deux heures, voire trois, après le pe­tit dé­jeu­ner du ma­tin qui se­ra com­plet avec bois­son chaude ou froide, yaourts, cé­réales, fruits, par exemple. Il fau­dra le di­gé­rer avant de s’élan­cer. Le week-end, on pour­ra aus­si faire cette sor­tie en fin d’après-mi­di, en été par exemple, car il fait net­te­ment moins chaud et il faut ab­so­lu­ment évi­ter la cha­leur. L’au­tomne est une sai­son idéale pour dé­bu­ter ces sor­ties fa­mi­liales. Donc, une sor­tie après un goû­ter lé­ger et au moins deux verres d’eau avant le dé­part, les en­fants de­vant évi­ter Co­ca et su­cre­ries, pri­vi­lé­giant à nou­veau yaourts frui­tés et fruits frais.

Une vraie te­nue de cou­reur

La te­nue ves­ti­men­taire, même si on ne court pas avec un dos­sard, est ce­pen­dant très im­por­tante. Il faut des tee-shirts aé­rés en tex­tile mo­derne, po­ly­es­ter en été, voire en au­tomne, mais sur­tout pas de co­ton qui n’éva­cue pas la trans­pi­ra­tion. En hi­ver, on por­te­ra deux couches de bonne qua­li­té et même par­fois une troi­sième sous forme d’un coupe-vent ou im­per­méable, sans ou­blier les gants. Sur les jambes, un short de bonne qua­li­té rem­pla­cé par le col­lant en hi­ver. Et pour tous éga­le­ment, des chaus­sures de run­ning confor­tables, stables. Amor­tis­santes aus­si, même si, pour les plus jeunes, l’amor­tis­se­ment est moins pri­mor­dial car leur corps, leur or­ga­nisme amor­tit na­tu­rel­le­ment, bien mieux qu’une chaus­sure su­per-amor­tis­sante. Ce­la dit, ne cher­chez pas à faire des éco­no­mies en ache­tant à vos en­fants des chaus­sures bas de gamme. Sans ou­blier une bonne paire de chaus­settes adap­tées à la course à pied. Vous trou­ve­rez tout ce­la dans votre ma­ga­sin de sport.

Le bon choix du par­cours

Avec toute la famille dans la course, à l’évi­dence, évi­ter les bords de route sou­vent fré­quen­tés par des cou­reurs ex­pé­ri­men­tés ou… im­pru­dents. Le bruit, la cir­cu­la­tion au­to­mo­bile sont des fac­teurs per­tur­bants et très dan­ge­reux. Il faut donc cou­rir en fo­rêt, sur un sen­tier, dans un parc, le dé­cor étant de toute fa­çon beau­coup plus mo­ti­vant que ce­lui d’une route. Au dé­but, de pré­fé­rence, op­tez pour un ter­rain plu­tôt plat, même si les côtes peuvent être un pré­texte pour mar­cher et ré­cu­pé­rer, tout en di­ver­si­fiant son ef­fort. Évi­tez, en re­vanche, les pistes de 400 m des stades qui sont mo­no­tones et sur­tout ré­ser­vées aux cou­reurs aguer­ris qui vont très vite. Donc, ne pas les gê­ner quand on court pour son plai­sir.

Et la du­rée de la sor­tie ?

Vous n’al­lez pas es­sayer de cou­rir une heure sans vous ar­rê­ter, un pre­mier pa­lier très im­por­tant, mais ré­ser­vé aux cou­reurs qui ont plu­sieurs mois de pra­tique. Ni même 30 mi­nutes lors de votre pre­mière sor­tie. En ef­fet, vous pour­rez cou­rir 30 mi­nutes, et même plus avec l’ex­pé­rience, mais au dé­but, et en­core une fois, se­lon l’âge des en­fants, 20 mi­nutes, c’est bien. Et en­core avec des pauses mar­chées. Au dé­but, plu­tôt 5, 6 pauses d’une mi­nute que deux de 5. Puis, au fil des fou­lées, la du­rée de la séance aug­men­te­ra et les pauses di­mi­nue­ront. On pour­ra donc ar­ri­ver ra­pi­de­ment à 30 mi­nutes, peut-être sans mar­cher, sauf dans une pe­tite côte qui pi­men­te­ra le par­cours, et ce­la après quelques se­maines de pra­tique. Mais en­core une fois, nous in­sis­tons, ce­la dé­pend du ba­gage de cha­cun. Car, eh oui, il ne faut pas l’ou­blier : un en­fant de 13, 14 ans peut très bien faire de l’athlétisme en club ! Il a donc l’ha­bi­tude de cou­rir. Mais peut-être pas son pe­tit frère ou sa pe­tite soeur.

Cou­rir en­semble pour dé­nouer les blo­cages, les ten­sions et sou­der le couple ou la famille

Tout bé­né­fice pour la famille

Cou­rir en famille, ce­la peut ren­for­cer la com­pli­ci­té de la famille, dé­nouer les blo­cages, les ten­sions pos­sibles et sou­der plus for­te­ment la famille. Ce­la peut aus­si faire prendre conscience aux plus jeunes de cou­rir, faire du sport pour se sen­tir mieux dans sa tête, dans son corps, des sen­sa­tions qui ne sont pas ré­ser­vées aux seuls adultes. Et du même coup amé­lio­rer les résultats sco­laires. Idem pour l’ali­men­ta­tion avec l’évic­tion ou du moins la moindre consom­ma­tion des so­das su­crés et autres ham­bur­gers-frites. Ne pas les sup­pri­mer, mais en consom­mer moins, moins sou­vent. Bref, cou­rir en famille, c’est plein de « bé­nef » !

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