J-M. Fal­co fon­du de ma­ra­thon

Blue Run - - EDITO -

Jean-mi­chel Fal­co est pré­sident et fon­da­teur avec son épouse du groupe hô­te­lier « Pa­ris Inn Group » qui gère un parc de 30 hô­tels de ca­té­go­ries 4 et 5 à Pa­ris sur­tout. Mais l’homme d’af­faires est aus­si un fon­du de ma­ra­thons, vou­lant faire pro­fi­ter de sa pas­sion col­la­bo­ra­teurs et par­te­naires.

Une ini­tia­tion plu­tôt clas­sique à la course à pied pour un jeune homme de 27 ans, nous sommes en 1995, qui fume deux pa­quets de ci­ga­rettes par jour et va ache­ter son pain en voi­ture à la bou­lan­ge­rie ! Rien que ça. Mais il sent sans au­cun doute que ça ne peut pas du­rer : tout ça, c’est pas bon pour la san­té, pour la forme quo­ti­dienne, et voi­ci pour­quoi il ac­com­pagne la même an­née un co­pain dans ses joggings. Sans for­cer, pour se sen­tir mieux dans sa peau jus­qu’au jour, trois ans plus tard, où son fu­tur beau-père cou­reur che­vron­né lui fait pas­ser un cap, lui donne en­vie de cou­rir, d’al­ler plus loin, de re­le­ver des dé­fis. Si bien qu’en 2 000, la spi­rale des courses de courte et moyenne dis­tance, type Pa­ris-ver­sailles, 20 km de Pa­ris, va prendre forme chez Jean-mi­chel Fal­co, le ma­ra­thon de New York étant même pro­gram­mé en 2001. Belle pro­gres­sion ! Reste qu’en 2001, on se sou­vient du ter­rible at­ten­tat au World Trade Cen­ter qui a trau­ma­ti­sé la pla­nète, il fal­lait donc oser al­ler à New York ; Jean-mi­chel, à la dif­fé­rence de son beau-père, n’a pas osé, il l’avoue. Il y se­ra en re­vanche en 2002 à New York et cour­ra aus­si « Pa­ris » en 3 h 35 la même an­née, un temps qui reste son meilleur chro­no.

Un phi­lo­sophe de la course à pied

Mais Jean-mi­chel Fal­co est plus un phi­lo­sophe de la course à pied qu’un homme qui ne pense qu’à amé­lio­rer ses

« perf ». Di­sons quand même un phi­lo­sophe per­for­mant. « Cou­rir un ma­ra­thon, ex­plique-t-il, ce n’est pas for­cé­ment réus­sir un chro­no. C’est d’abord convaincre quel­qu’un qui dit ne pas pou­voir cou­rir 42 ki­lo­mètres qu’il se trompe. Je lui ré­ponds qu’il le peut, qu’il doit prendre confiance en lui, qu’il peut se dé­pas­ser. Et s’il réa­lise cet ex­ploit de cou­rir son ma­ra­thon, c’est alors un bon­heur pour moi. » Pas for­cé­ment une his­toire de chro­no le ma­ra­thon, mais bien d’hu­ma­nisme. Pour preuve, le ma­ra­thon de Londres du pré­sident Fal­co en 2004, bou­clé en 6 heures ! « Je cou­rais avec un ami, ex­plique-t-il, qui n’en pou­vait plus. Je suis donc res­té avec lui, pas ques­tion de l’aban­don­ner. On a donc mar­ché et fi­ni comme on a pu. » 150 ma­ra­tho­niens à « Big Apple » 2016 Son en­tre­prise étant flo­ris­sante, de plus en plus tour­née vers l’in­ter­na­tio­nal avec la com­pli­ci­té, l’aide de Laurent Fa­bius, mi­nistre des Af­faires étran­gères et du Tou­risme, JeanMi­chel Fal­co n’a pas hé­si­té en 2014 à pro­po­ser, tous frais payés, le ma­ra­thon de New York à 55 de ses col­la­bo­ra­teurs ; en fait, ils se­ront 54 cette an­née-là à fran­chir la ligne d’ar­ri­vée du cé­lèbre ma­ra­thon dans Cen­tral Park. Re­be­lote pour 2016, avec cette fois 150 cou­reurs, des col­la­bo­ra­teurs de l’en­tre­prise, mais en­core des ac­teurs di­rects ou ex­té­rieurs de la so­cié­té, avo­cats, ban­quiers, com­mis­saires aux comptes, etc. C’est par­ti, le pre­mier en­traî­ne­ment était pré­vu dans Pa­ris le 22 sep­tembre pour les 150 ma­ra­tho­niens ou as­pi­rants ma­ra­tho­niens. Mais on ne fait une sor­tie comme ça, au ha­sard, car tout est pro­gram­mé du dé­but à la fin, c’est-à-dire jus­qu’au jour du ma­ra­thon de New York, le 6 no­vembre 2016.

Avec Do­mi­nique Chau­ve­lier comme coach

En col­la­bo­ra­tion avec Ro­land Kr­zen­tows­ki qui a créé la « Cli­nique du sport » et di­rige au­jourd’hui « Mon stade », un centre mé­di­co-spor­tif, mais en­core avec Do­mi­nique Chau­ve­lier, l’an­cien cham­pion de ma­ra­thon, 3e aux cham­pion­nats d’eu­rope à Split en Croa­tie en 1990 et quatre fois cham­pion de France de la dis­tance, rien, vrai­ment rien ne se­ra lais­sé au ha­sard. Test d’ef­fort pour cha­cun avec dé­ter­mi­na­tion de sa fré­quence car­diaque maxi­male, de ses seuils, de sa VMA et VO2 ; sui­vi mé­di­cal ré­gu­lier, conseils ali­men­taires et pro­gramme d’en­traî­ne­ment in­di­vi­dua­li­sé se­lon son ni­veau, ma­ra­tho­nien dé­bu­tant ou ex­pé­ri­men­té. Quatre groupes de ni­veau ont été créés.

De deux à quatre séances heb­do

Pre­nons l’exemple du néo­ma­ra­tho­nien : deux séances le mar­di et le week-end jus­qu’en jan­vier. Puis on passe à trois séances, mar­di, jeu­di et week-end, de jan­vier à juin. Les va­cances ai­dant, on court tou­jours bien sûr, mais plus li­bre­ment en juillet et août avant d’abor­der dès sep­tembre les fa­meuses 8 se­maines du plan de pré­pa­ra­tion avec, cette fois, 4 séances heb­do pour tous. Cha­cun des 150 cou­reurs au­ra, ré­pé­tons-le, se­lon son ni­veau, son pro­gramme per­son­nel à res­pec­ter, Do­mi­nique Chau­ve­lier étant ai­dé pour le coa­ching par Adrien Bou­vet, ma­ra­tho­nien en 2 h 30, et par Jean-mi­chel Fal­co lui-même. Fort de son ex­pé­rience, il a cou­ru tous les ma­ra­thons de New York et de Pa­ris de­puis 2002, et bien d’autres en­core comme Le Mont-saint-mi­chel, Nice-cannes, Chi­ca­go, Londres. Il se­ra, lui aus­si, au coa­ching de l’équipe. Il le peut, il en a les moyens, l’ex­pé­rience, les com­pé­tences. Sans ou­blier bien sûr le pro­gramme des courses à faire avant le ma­ra­thon, soit 20 clas­siques type Pa­ris-ver­sailles, les 20 km de Pa­ris, Mar­seille-cas­sis, la Cor­ri­da d’is­sy-les-moulineaux dans les Hauts-de-seine, etc.

Fi­nir en beau­té !

Un beau pro­gramme, co­pieux, struc­tu­ré, mais pas ques­tion d’al­ler à « Big Apple » en tou­riste pour vi­si­ter la ville, faire du shop­ping, Jean-mi­chel Fal­co ne le veut sur­tout pas. Un ma­ra­thon ne s’im­pro­vise pas, il faut bien le pré­pa­rer, même si un chro­no ca­non pour tous est bien sûr ex­clu. En­core plus à New York dont le par­cours n’est pas spé­cia­le­ment rou­lant. L’an­tiBer­lin que Jean-mi­chel Fal­co n’a ja­mais fait trop près de New York. Mais il laisse en­tendre qu’il le fe­ra un jour ce ma­ra­thon ber­li­nois. Bref, ce qui compte à New York, c’est bien de fi­nir le ma­ra­thon. Mais en beau­té !

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