Les 3 al­lures fon­da­men­tales.

In­dis­pen­sables, ces trois al­lures ont des rôles dis­tincts dans la pro­gres­sion. Quelles sont-elles et com­ment les pro­gram­mer.

Blue Run - - ÉDITO/SOMMAIRE -

Tout le monde est convain­cu que le dé­ve­lop­pe­ment des ap­ti­tudes aé­ro­bie est ab­so­lu­ment né­ces­saire pour réa­li­ser des per­for­mances en com­pé­ti­tion, mais éga­le­ment, et c'est au moins aus­si im­por­tant, pour ga­ran­tir une ca­pa­ci­té de pro­gres­sion, à dé­ve­lop­per ces ap­ti­tudes dans un en­semble d’in­ten­si­tés dif­fé­rentes.

L’or­ga­nisme est plas­tique et s’adapte à ce qu’on lui pro­pose. Plus les choses sont va­riées, plus il dis­pose d’une pa­lette large de ré­ponses adap­tées, pour peu que le ni­veau d'in­ten­si­té soit adap­té, mais aus­si le vo­lume de tra­vail suf­fi­sant.

La va­rié­té dans la pré­pa­ra­tion est une né­ces­si­té pour se gar­der de la las­si­tude in­hé­rente à la ré­pé­ti­tion, mais sur­tout une ga­ran­tie sur la ca­pa­ci­té de ré­ac­tion et d’adap­ta­tion de l’or­ga­nisme.

Si le sec­teur aé­ro­bie, à al­lure constante et in­ten­si­té faible, conserve son ca­rac­tère pre­mier pré­pa­ra­toire in­dis­pen­sable à toute pra­tique de course de dis­tance, il pos­sède éga­le­ment un sec­teur « qua­li­ta­tif », où l’in­ten­si­té maî­tri­sée, al­liée à des du­rées va­riables de­vient le pa­ra­mètre clé pour l'adap­ta­tion.

Il est donc né­ces­saire de bien iden­ti­fier les vi­tesses et les sen­sa­tions à SV1, SV2 et VMA.

Des courses va­riées

Dans l’ac­ti­vi­té de course, la re­cherche de chan­ge­ments (de rup­tures) doit être sys­té­ma­tique pour exer­cer l’or­ga­nisme à ré­agir et re­cher­cher à chaque fois un nou­vel équi­libre.

Dans tous les pro­grammes, l'uti­li­sa­tion sys­té­ma­tique du fart­lek (lit­té­ra­le­ment, jeu des al­lures) or­ga­ni­sé ou en par­cours na­tu­rel va­rié, dans le­quel il faut ap­prendre l’équi­libre pour du­rer, de­vrait oc­cu­per la plus grande par­tie des exer­cices de course de dis­tance.

L’ob­jec­tif en course de dis­tance n’est donc pas uni­que­ment, de s’ha­bi­tuer, de sup­por­ter de la fa­tigue, mais, au contraire, et ce n’est pas contra­dic­toire, de ré­agir à des sti­mu­la­tions pour trou­ver les ré­ponses les mieux adap­tées. En ef­fet, la course n’est, au propre comme au fi­gu­ré, qu’une suc­ces­sion de dés­équi­libres.

Dans le do­maine de la va­ria­bi­li­té, il reste une der­nière chose es­sen­tielle : sys­té­ma­ti­ser une ac­cé­lé­ra­tion à la fin de toutes les sé­quences de course de dis­tance.

Elle cor­res­pond bien sûr à la réa­li­té des com­pé­ti­tions, qui né­ces­sitent un sup­plé­ment de puis­sance en fin de course ; mais, sur­tout, elle per­met de vé­ri­fier la dis­po­ni­bi­li­té phy­sique en s’in­ter­di­sant la sé­quence d’en­traî­ne­ment dont la vi­tesse va de­cres­cen­do avec en­suite un pas­sage dans les la­va­bos des ves­tiaires.

Et puis, le sen­ti­ment de puis­sance res­sen­ti en fin d’en­traî­ne­ment doit mo­ti­ver cha­cun à re­ve­nir pour la séance d’en­traî­ne­ment sui­vante. -Dans une pro­gres­sion, on di­mi­nue d’ abord pro­gres­si­ve­ment les ré­cu­pé­ra­tions, on aug­mente en­suite les temps de sou­tien, puis la quan­ti­té de tra­vail réa­li­sée, et en der­nier lieu seule­ment, l’ in­ten­si­té. -L’ aug­men­ta­tion de la quan­ti­té de tra­vail réa­li­sée ne peut ve­nir qu’ après un état d' équi­libre dans la réa­li­sa­tion de l' ef­fort puis un ac­crois­se­ment des vi­tesses de dé­pla­ce­ment.

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