En­traî­ne­ment sur me­sure, 3 coachs en parlent.

Le coa­ching, c'est du sur me­sure

Blue Run - - ÉDITO/SOMMAIRE -

Du dé­bu­tant au cou­reur plus che­vron­né, l'aide d'un coach per­met d'ajus­ter à chaque mo­ment son rythme de pro­gres­sion.

Trois coachs nous ex­pliquent com­ment ils fonc­tionnent.

JEAN DE LA­TOUR

coach fran­ci­lien

De so­lides ré­fé­rences pour cet an­cien mi­li­taire qui fut mo­ni­teur en chef dans l’ar­mée de 1991 à 1998 avant de de­ve­nir res­pon­sable du de­mi-fond à l’école po­ly­tech­nique de Pa­lai­seau, près de Pa­ris. Et au­jourd’hui, en plus de son coa­ching au ser­vice des par­ti­cu­liers, il fait par­tie de l’en­ca­dre­ment de l’équipe de France de ma­ra­thon. En tant que coach, sa so­cié­té, « Del­ta­sport », créée en 2008, ac­cueille 160 adhé­rents, des par­ti­cu­liers aux cou­reurs d’en­tre­prise. La mé­thode : une fiche sous forme de ques­tion­naire à rem­plir dès l’ins­crip­tion, puis un pro­gramme d’en­traî­ne­ment in­di­vi­dua­li­sé en­voyé tous les mois aux adhé­rents. Les ren­dez-vous sur le ter­rain, c’est une fois par se­maine se­lon l’em­ploi du temps des cou­reurs. «Les trois quarts de mes adhé­rent sont le même but, ex­plique jean de la tour, être plus per­for­mants. c’ est pour­quoi la séance heb­do­ma­daire sur le ter­rain est le plus sou­vent consa­cré eaux séances plus tech­niques, plus dif­fi­ciles à faire, àsa­voirl’ en­traî­ne­ment frac­tion né. le reste de la se­maine, ils courent en en­du­rance .»

L’oeil de l’ex­pert va les sur­veiller

tech­nique.La de­mande« Mes cou­reur sont be­soin d’ être ras­su­rés,est à la fois psy­cho­lo­gique, men­tale et con­seillés, sui­vis, dit Jean de La tour. Ils ne veulent pas su­bir, mais bé­né­fi­cier d' une com­pé­tence. les en­tre­prises sont aus­si fa­vo­rables à cette mé­thode de coach ing, car, dans un autre cadre que leur en­tre­prise, les sa­la­riés qui courent ap­prennent à mieux se connaître, ce­la dé­ve­loppe la so­li­da­ri­té entre eux .» Concer­nant l’ en­traî­ne­ment pro­pre­ment dit, Jean de La tour ex­plique :« Cer­tains sou­haitent d’ abord être en bonne condi­tion phy­sique, alors que d’ autres, plus com­pé­ti­teurs, ne veulent pas faire d’ er­reurs dans leur pré­pa­ra­tion et amé­lio­rer aus­si leur tech­nique de course. c’ est pour­quoi, un mois ou plus après leur ar­ri­vée, je leur fais pas­ser un testv­ma(vi tes se maxi­mum aé­ro­bie) qui leur per­met de connaître leur po­ten­tiel et

d’ avoir les bons re­pères pour pro­gres­ser .» En bref, ces cou­reurs ont be­soin de l’oeil de l’ex­pert qui va les sur­veiller, les chro­no­mé­trer et leur don­ner les meilleurs conseils pos­sible.

SA­MUEL BER­NARD

coach en ré­gion

An­cien coach ath­lé-san­té à la Fé­dé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme (voir plus bas cette spé­cia­li­té FFA), Sa­muel Ber­nard se par­tage au­jourd’hui entre ses fonc­tions de di­rec­teur d’un centre aqua­tique « Sit­tel­lia » à Mon­fort-le-ges­nois, près du Mans, et son tra­vail de coach qu’il n’ exerce plus pour la F FA .« Comme tous les coach es, j’ ai des cou­reurs qui dé­butent, veulent être en forme, à l’ aise, et d’ autres qui courent le ma­ra­thon, cer­tains en moins de 3 heures. ces der­nier sont be­soin d’ un sui­vi plus poin­tu, ils doivent aus­si éva­cuer la peur de se bles­ser car j’ ai aus­si dans mon groupe des cou­reurs qui re­lèvent de bles­sures et ne veulent plus faire d’ er­reurs. je leur donne un pro­gramme qui, se­lon l’ ob­jec­tif, est de 6,8 ou 10 se-

main es, on se voit une fois par se­maine, c’ est in­dis­pen­sable bien sûr pour­suivre leur pro­gres­sion. je fais la séance avec eux, j’ adapte le site d’ en­traî­ne­ment, la route, la piste d’ un stade, le par­cours en na­ture, et par­fois, c’ est même la pis

cine .» C’est vrai qu’on court aus­si en pis­cine, c’est ex­cellent pour le re­pos des ar­ti­cu­la­tions. Un exemple, l’an­glais Mo­ha­med Fa­rah, cham­pion olym­pique sur 5 000 m et 10 000 m en 2012 à Londres, court beau­coup dans l’eau. «En­suite, pour­suit sa­muel ber­nard, la re­la­tion avec mes cou­reurs conti­nue soit par mail, soit par té­lé­phone .»

PHI­LIPPE RÉ­MOND,

un cham­pion de­ve­nu coach

Il ter­mi­na 11e du ma­ra­thon des Cham­pion­nats du monde d’ ath­lé­tisme à Athènes en 1997, il fut deux fois cham­pion de France de ma­ra­thon en 1994 et 2001, son re­cord est de2h11min23s sur la dis­tance et il est au­jourd’hui l’un des res­pon­sables de l’équipe de France de ma­ra­thon avec Jean-fran­çois Pon­tier, le di­rec­teur tech­nique na­tio­nal du hors-stade. Ce­la n’em­pêche pas Phi­lippe Ré­mond, 52 ans, qui vit à Mar­seille, d’être aus­si coach pri­vé .« Je suis coach pour des en­tre­prises comme cer­tains hô­tels à pa­ris et pour des par­ti­cu­liers à mar­seille. En­traî­ner des par­ti­cu­liers ano­nymes qui veulent pro­gres­ser, c’ est aus­si pour moi un autre aper­çu, une autre sen­sa­tion du coach ing­carj’ en­traîne aus­si l’ in­ter­na­tio­nal Ab del la t if meft ah qui es­saie­ra d’ être sé­lec­tion­né pour le ma­ra­thon des jeux olym­piques de rio l’ an pro­chain. Bles­sé, il n’ a pas pu par­ti­ci­per aux der­niers cham­pion­nats du monde à pé­kin l’ été der­nier. on peut me contac­ter fa­ci­le­ment avec les ré­seaux so­ciaux, et il y a une de­mande pour être en­traî­né, je dis ça en toute mo­des­tie, par un ex­pert, un an­cien cham­pion de ma­ra­thon qui, bien sûr, sau­ra s’ adap­ter à tous les ni­veaux. coach de­puis sept ans, j’ en­traîne des cou­reurs que je vois trois fois par se­maine au parc bo­rel li, à mar­seille, pour un bon sui­vi. à pa­ris, c’ est dans les jar­dins des tui­le­ries que j’ or­ga­nise mes séances .» Sur qu’on doit avoir l’im­pres­sion d’être en de bonnes mains avec un an­cien cham­pion de course à pied comme en­traî­neur.

De gauche à droite : Jean de La­tour, Sa­muel Ber­nard, Phi­lippe Ré­mond

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