Cou­rir en salle avan­tages et in­con­vé­nients.

Blue Run - - ÉDITO/SOMMAIRE -

De­puis le dé­ve­lop­pe­ment des salles dé­diées à l’ac­ti­vi­té phy­sique et la pro­gres­sion de la vente de ta­pis de course à pied, la course en salle sur ta­pis fait par­tie des ou­tils à dis­po­si­tion des cou­reurs à pied. La course en salle et les ta­pis, mo­to­ri­sés ou au­toen­traî­nés,

pré­sentent en ef­fet un cer­tain nombre d’avan­tages.

Avan­tages tech­niques

Le ta­pis peut être fa­ci­le­ment ac­ces­sible si vous en pos­sé­dez un à do­mi­cile.

L’ac­cès au ta­pis de course est tou­jours pos­sible sans qu’in­ter­fèrent les condi­tions cli­ma­tiques ex­té­rieures.

Le ta­pis de course per­met de ré­gler de ma­nière très pré­cise les in­ten­si­tés d’ef­fort pro­je­tées, que ce soit pour des rai­sons spor­tives ou de san­té.

Le ta­pis de course per­met éga­le­ment de faire des tests (VMA) de grande fia­bi­li­té, gage de réus­site pour l’éta­lon­nage de l’in­ten­si­té des exer­cices de course à ve­nir.

In­con­vé­nients tech­niques

Les chocs sur ta­pis sont moins bien ab­sor­bés par les os, les ar­ti­cu­la­tions et les ten­dons, qu’en ex­té­rieur sur de la terre.

Les vi­bra­tions gé­né­rées par une uti­li­sa­tion ex­ces­sive du ta­pis de course peuvent être, à terme, très pé­na­li­santes pour les ten­dons (ro­tu­liens, d’achille).

L’air am­biant de la salle est plus chaud et moins re­nou­ve­lé qu’en ex­té­rieur, ce qui en­traîne une su­da­tion et une perte de sels mi­né­raux plus im­por­tantes, et donc une du­rée d’exer­cices plus li­mi­tée.

Les fa­cul­tés d’adap­ta­tion in­di­vi­duelle (se dé­pla­cer en fonc­tion de ses ca­pa­ci­tés, de ses ob­jec­tifs, du ter­rain et des condi­tions cli­ma­tiques) sont moins sol­li­ci­tées et se dé­ve­loppent de fac­to moins, en rai­son de la sur­face plate et uni­forme du ta­pis et de la ré­gu­la­ri­té de la vi­tesse pro­gram­mée. L’or­ga­nisme, confron­té à moins de sti­mu­li, se­ra moins riche et pro­gres­se­ra plus len­te­ment qu’en ex­té­rieur. Il convient éga­le­ment de faire le dis­tin­guo entre ta­pis motorisé et ta­pis au­toen­traî­né.

Si le pre­mier, bien que plus cher à l’achat, est le plus ré­pan­du, il n’est pas, no­tam­ment pour les cou­reurs aux al­lures les plus mo­destes, for­cé­ment le plus in­té­res­sant.

Le ta­pis au­toen­traî­né, de par sa forme incurvée, per­met une pose de l’ap­pui plus dy­na­mique qui ac­com­pagne le pied dans sa contrac­tion mus­cu­laire, alors que ce­lui-ci peut être com­plè­te­ment pas­sif sur un ta­pis motorisé. Il est donc tech­ni­que­ment plus juste, même si, la plu­part du temps, on ajoute 1 % de pente au ta­pis motorisé plat pour sol­li­ci­ter la ten­sion de la voûte plantaire.

Au ni­veau éner­gé­tique, il est aus­si plus in­té­res­sant puisque, dès le pre­mier mètre, c’est le su­jet qui dé­pense de l’éner­gie pour créer la vi­tesse.

Au ni­veau pro­prio­cep­tif, au ni­veau de l’agi­li­té et de la co­or­di­na­tion, le ta­pis au­toen­traî­né oblige à une adap­ta­tion per­ma­nente bien plus riche pour le cou­reur que sur ta­pis motorisé plat, sur le­quel on peut se conten­ter de juste sou­le­ver les pieds.

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