Éti­re­ments : 3 exer­cices avant et 3 exer­cices après la séance.

Blue Run - - ÉDITO/SOMMAIRE -

É chauf­fe­ment, res­tau­ra­tion ou ré­cu­pé­ra­tion, amé­lio­ra­tion de l’élas­ti­ci­té mus­cu­laire, ren­for­ce­ment de la ré­sis­tance à l’éti­re­ment, amé­lio­ra­tion de l’am­pli­tude ar­ti­cu­laire… les thèmes sont nom­breux et se jux­ta­posent sou­vent.

L’ob­ser­va­tion du mi­lieu de la course à pied montre deux grandes ten­dances entre ceux qui n’en font ja­mais ou très peu et ceux qui n’y dé­rogent ja­mais pour trois grandes fi­na­li­tés :

• les éti­re­ments des­ti­nés à amé­lio­rer l’am­pli­tude ar­ti­cu­laire (stret­ching ana­ly­tique, stret­ching glo­bal…) qui ne sont que d’une uti­li­té ré­duite en course à pied ;

• les éti­re­ments des­ti­nés à amé­lio­rer l’élas­ti­ci­té mus­cu­laire à fi­na­li­té d’échauf­fe­ment (stret­ching en ten­sion ac­tive, éti­re­ments ba­lis­tiques) ; • les éti­re­ments à des­ti­na­tion de res­tau­ra­tion ou ré­cu­pé

ra­tion, re­lâ­che­ment, qui évitent les cour­ba­tures et per­mettent une meilleure ré­cu­pé­ra­tion.

L’ob­ser­va­tion montre éga­le­ment qu’ils sont plu­tôt uti­li­sés post­pra­tique pour « ré­cu­pé­rer ».

De même, on re­marque qu’ils de­viennent sys­té­ma­tiques avec l’élé­va­tion de la quan­ti­té d’en­traî­ne­ment, de la vi­tesse de dé­pla­ce­ment et du ni­veau de pra­tique à quelques rares ex­cep­tions cé­lèbres à haut ni­veau (Éric Du­bus, Mi­ckael Da­mian, John Ngu­gi), mais aus­si des ex­cep­tions cé­lèbres dans l’autre sens (Hi­cham El Guer­rouj, Haile Ge­bre­se­las­sie, Mo­ha­med Fa­rah).

On note, en ef­fet, quelques in­té­rêts à éti­rer le muscle dans la pra­tique : • ils consomment peu d’éner­gie pour ac­ti­ver le muscle ; • ils peuvent être né­ces­saires pour des ac­ti­vi­tés qui de­man

dent de fortes am­pli­tudes ar­ti­cu­laires ; • élé­va­tion de la tem­pé­ra­ture du muscle grâce à un af­flux san­guin (36 °C au re­pos, alors que 39 °C sont né­ces­saires pour un ren­de­ment op­ti­mum), pour une meilleure vi­tesse de conduc­tion ner­veuse en­traî­nant une meilleure co­or­di­na­tion qui amé­liore ain­si la vi­tesse de contrac­tion mus­cu­laire ; • aug­men­ta­tion des be­soins des muscles en res­sources éner­gé­tiques qui mettent en route pro­gres­si­ve­ment le trans­port de l’oxy­gène vers les cel­lules mus­cu­laires ; • maî­trise du po­si­tion­ne­ment ; • aug­men­ta­tion de la pro­prio­cep­tion avec une mise en alerte

des ré­cep­teurs mus­cu­laires.

Re­marque : L’éti­re­ment du muscle est pro­vi­soire car ce­lui-ci a ten­dance à re­trou­ver sa lon­gueur d’ori­gine en se re­froi­dis­sant

NOS RE­COM­MAN­DA­TIONS • conser­ver un to­nus mus­cu­laire tou­jours éle­vé qui per­met

au ré­flexe myo­ta­tique de se dé­clen­cher plus fa­ci­le­ment ; • pro­gres­si­vi­té de l’éti­re­ment (ja­mais de temps de res­sort

ou d’à-coups) ; • les éti­re­ments main­te­nus long­temps sont plus ef­fi­caces que les éti­re­ments brusques, car la lon­gueur ga­gnée est di­rec­te­ment pro­por­tion­nelle au temps de trac­tion ; • ne pas dé­pas­ser dans le geste le seuil de la dou­leur ; • ex­pi­rer pen­dant les phases d’éti­re­ment ; • pré­éti­rer, contrac­ter 2 à 3 se­condes, re­lâ­cher..

La ques­tion reste tou­jours po­sée pour ceux qui sou­haitent amé­lio­rer leurs per­for­mances :

les « éti­re­ments » aident-ils les muscles à amé­lio­rer leur ren­de­ment ?

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.