Fré­dé­rique Bel, ac­trice spor­tive.

Blue Run - - ÉDITO/SOMMAIRE -

L'ac­trice Fré­dé­rique Bel, mar­raine des 20 km de Pa­ris 2015,

chausse ses bas­kets une ou deux fois par se­maine.

Elle ne court pas der­rière la per­for­mance mais pour le plai­sir et pour gar­der la forme.

Au quo­ti­dien, elle pra­tique éga­le­ment la mé­di­ta­tion, un ex­cellent com­plé­ment à la course à pied, se­lon elle.

« J'ai ap­pris à dé­pas­ser mes li­mites avec le sport »

Te­nue noire, run­ning Zpump rose fluo et un large sou­rire pour seul équi­pe­ment. C'est elle. Vous pour­riez la croi­ser sur les che­mins des bois de Bou­logne ou de Vin­cennes, sur les par­cours du parc de Vanves, juste der­rière Ma­la­koff. La co­mé­dienne Fré­dé­rique Bel, 40 ans, en­tre­tient sa forme et ses formes en pra­ti­quant le foo­ting.

L'ac­trice por­tait le dos­sard 528 lors de la der­nière pa­ri sienne, course 100% fé­mi­nine, or­ga­ni­sée contre le can­cer du sein, et dont elle a bou­clé les 6,7 km en 46'42. En oc­tobre, elle a don­né le dé­part des 20 km de Pa­ris, évé­ne­ment qui avait cette an­née pour thème le ci­né­ma et dont elle était la mar­raine avec l' as­so­cia­tion qu' elle par­raine. L' amfe( as­so­cia­tion ma­la­dies foie en­fants ), dans la­quelle la jeune femme est très im­pli­quée, avait consti­tué une équipe de 15 cou­reurs, des pa­rents et amis. Celle qui in­car­nait Do­ro­thy Doll dans « La Mi­nute Blonde » de Ca­nal +, émis­sion qui l'a ré­vé­lée au grand pu­blic, n'était pas en­ga­gée dans la course cette fois-ci. Fré­dé­rique Bel pra­tique la course à pied dans la ca­té­go­rie loi­sir. Pour son équi­libre phy­sique et men­tal, et pré­fère les courtes dis­tances au fond.

Elle a des jambes in­ter­mi­nables, une taille de guêpe, des épaules ath­lé­tiques. Elle a un corps de rêve. Un corps qui a dou­blé Uma Thur­man dans le film « Va­tel », por­té les cam­pagnes de pub de la lin­ge­rie Cha­nel, une jo­lie sil­houette de 1,75 m pour 57 kg sur la­quelle on s'est en­core re­tour­né à Cannes lorsque l'ac­trice a mon­té les marches du der­nier fes­ti­val. elle était alors vê­tue d'une robe verte tra­vaillée avec tout juste ce qu'il fal­lait de trans­pa­rence pour dé­voi­ler ses beaux atours et ce pro­fil taillé pour la course à pied. La co­mé­dienne que la na­ture a pri­vi­lé­giée s'est des­si­né de beaux contours et un port de reine grâce à l'avi­ron. Elle a ra­mé pen­dant trois ans, de 15 à 18 ans, à un ni­veau ré­gio­nal. «J'ai alors trans­for­mé mon corps, ra­conte-t-elle.je voyais mal, j' étais grande, voû­tée. je me suis for­gé un corps d' ath­lète et j' ai ap­pris à dé­pas­ser mes li­mites avec le sport. j' en fai­sais alors beau­coup .» L'aï­ki­do a en­suite rem­pla­cé l'avi­ron. Puis la­bel a quit­té stras­bourg, où elle a fait des études de lettres et d' his­toire de l' art pour re­joindre pa­ris. Là, elle a en­chaî­né les pubs, nom­breuses, et les dou­blures, a prê­té son corps au man­ne­qui­nat. C' est à ce mo­ment-là qu' elle est éga­le­ment ve­nue au run­ning, comme beau­coup de cou­reurs, parce qu'il s'agit d'une dis­ci­pline peu coû­teuse, que l' on peut pra­ti­quer en fonc­tion des es dis­po­ni­bi­li­tés, même lors­qu'on a un agen­da sur­char­gé, que l'on peut do­ser se­lon ses ca­pa­ci­tés phy­siques, qui per­met de voir le ciel et de prendre l'air…

«C' était dans le an­nées 2000, ex­plique-t-elle. Je suis de la cam­pagne. au dé­part, je ne vou­lais pas faire de sport en ex­té­rieur à pa­ris, l' air est trop malsain, mais je m' y suis mise .» L'ac­trice n'a ja­mais ces­sé de cou­rir de­puis, un peu moins que pré­vu en rai­son de l'en­vi­ron­ne­ment mais ses sor­ties sont tou­jours res­tées ré­gu­lières.

Fré­dé­rique Bel re­vêt son cor­saire noir, ses Ree­bok,sons­pons or, une ou deux fois par se­maine. Elle sort avec des co­pines, son com­pa­gnon ou son chien.

«Même à l' école, lors qu' il fal­lait faire 9 tours, j' en fai­sais 13. j' aime l' état dans le quelle sport me met, un état de transe. mon corps ne sent

alors plus mon corps, je ne pense plus .» Ces sen­sa­tions sont proches de ce qu'elle connaît lors­qu'elle fait le vide dans son es­prit. Entre deux sor­ties, l'ac­trice, boud­dhiste, s'adonne à la mé­di­ta­tion .« Je pra­tique beau­coup. je vais ain­si au plus pro­fond de moi, j us qu' à17h par jour. je me mets en état de veille. la mé­di­ta­tion res­source, per­met de re­trou­ver des ra­cines. de­puis que j' ai com­men­cé, je res­pire mieux, je n' ai plus de sen­ti­ment d' in­quié­tude, de so­li­tude. Je­ne­sais­plusce qu' est l' en­nui. c' est une su­per-base pour faire du trai­ning !»

«Je cours au­tant pour les ver­tus­psy­cho lo­gique squep ourles ver­tus phy­siques de la course. je le fais aus­si pour gar­der la ligne, un bon car­di obi en sûr. je n' ai pas en­vie de rouiller! je veux gar­der la ma­chine en éveil mais je ne suis pas une achar­née, je ne suis pas du genre à me le­ver à6h pour al­ler cou­rir avant d' al­ler au bou­lot .» Sa pra­tique s'ins­crit dans une tout autre dé­marche. D'ailleurs, lors­qu'elle est en tour­nage, la co­mé­dienne ré­cu­père aus­si long­temps que ce­lui-ci dure. Ses bas­kets

res­tent à Pa­ris .« Les jours off, mon ri­tuel se­rait plu­tôt de bien man­ger et de bien

dor­mir», sou­rit l'ac­trice. La jeune femme, à l' af­fiche der­niè­re­ment dans le film d'ivan Cal­bé­rac, « L'étu­diante et Mon­sieur Hen­ri », sor­ti en oc­tobre, ne court pas der­rière la per­for­mance. Elle ne cherche pas à faire des chro­nos, à battre des re­cords, per­son­nel sou pas. loin d' elle l' idée de cal­cul ers av ma ou de pro­gram­mer ses en­traî­ne­ment sen­fonc­ti ondes af cm. Fré­dé­rique Bel sort sans car­dio­fré­quence mètre ni montre GPS. Elle court pour le plai­sir et rien que pour le plai­sir. Avec ses bas­kets rose et le sou­rire.

Une cou­reuse en­ga­gée Un corps d'ath­lète for­gé par l'avi­ron « J'aime l'état dans le­quel le sport me met, un état de transe » « Je veux gar­der la ma­chine en éveil mais je ne suis pas une achar­née »

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